‹ Conseils aux acheteurs de chevauxChapitre 45 sur 62 · CANON · texte numérisé non relu

CANON

La parlie du canon qui se trouve immédiate- ment au-dessous du genou est quelquefois écor- chée à l'intérieur de la jambe, et l'os est gonflé à - la même place; cela provient de coups répétés du pied opposé, lorsque le cheval à haute action trolte très-vite ; si ces atteintes ne rendent pas le MIN cheval boiteux, on ne peut pas dire qu'il soit malsain; mais en général cela indique une action défectueuse.

Les suros, fig. 7, sont de pelites tumeurs osseuses, situées la plupart du temps à la partie interne | des membres antérieurs, mais quel- Kù quefois aussi à la partie extérieure, HN entre le genou et les: boulets; ils se — trouvent parfois à égale distance de

ces deux points, mais généralemeñt un peu plus haut vers le genou. Ils varient de volume et sont ordinairement le partage exclusif de chevaux qui exécutent un travail de vitesse ; fort peu en sont

exempts parmi ceux quisont depuis quelques mois assujeltis à un travail sur le pavé des villes ou sur des routes rocailleuses. Dans le principe, les suros rendent le cheval plus ou moins boiteux ; mais le temps et un traitement convenable font disparaître cette infirmité et le suros ne présente plus alors d'inconvénient sérieux pour le travail. Sile cheval est négligé ou accablé de travail, le suros peut devenir très-grand, et l’on dit même qu'il peut nuire aux mouvements des tendons; mais cela arrive très-rarement. En supposant même que le cas puisse se présenter, le suros sans boitement ne rend pas le cheval malsain; mais si, peu de temps après la vente, le cheval devient boiteux par suite du suros, il peut dans ce cas être rendu au vendeur. Toute boiterie provenant d’une cause existant au moment de la vente rend un cheval malsain, et la boiterie qui

précède la formation du suros peut se produire

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tout à coup, tandis qu’il faut plusieurs semaines et des mois quelquefois, avant que le suros devienne visible; le temps qu’il met à se former dépend beaucoup de la rapidité du travail auquel le cheval est soumis.

Le nerf-foulure ouentorse, fig. 8, est une alieinte, ou la suite d’un coup sur les tendons à la partie supérieure de la jambe située entre le pli du genou et le boulet; lorsqu'une telle lésion est récente, elle est toujours accompagnée de claudicalion plus ou moins grande, \ \ souvent de gonflement, de douleur,

Fig. 8. | de pression et de chaleur. Le temps et un bon traitement peuvent faire disparaître ce mal, mais bien souvent aussi le gonflement reste quand tous les autres symptômes du mal ont disparu, le gonflement du tendon dénote l’existence d’un mal permanent, et la claudicalion peut ne plus reparaître, quoique l'expérience ait démontré qu’elle aura lieu de nouveau si le cheval

est soumis à un exercice trop violent.

En examinant les tendons, et plusieurs autres parties de la jambe, il ne suffit pas toujours de les regarder et de les tâter, il faut encore les comparer aux aulres parties analogues de Pautre jambe, et, pour cet examen, 1l faut que l'œil et la main soient simultanément employés, car il est rare que les deux jambes aient éprouvé les mêmes lésions en même temps, et quand bien même elles auraient été attaquées toutes deux, il n’est pas probable qu’elles l’aient été de la même manière ; l’une aura sans doute élé atleinte plus fortement que l’autre, et l’on pourra remarquer ainsi qu’elles ne sont pas dans leur état normal. Bien souvent en comparant le tendon d’une jambe antérieure ou postérieure à ceux de ses boulets, l’œal est incapable de reconnaître s’il y a lésion; elle n’est visible que lorsque lengorgement est considérable. Dans ce cas, la main est le meïlleur guide ; le moyen le plus sûr consiste à passer lentement le pouce et les deux premiers doigts, en longeant le tendon du haut en bas, sur les tendons de chaque membre alternativement. Tout gonflement

dans celte partie rend le cheval malsain, même

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| lorsqu'il ne boite pas; car ces parties on! tant à 4 faire, qu’il n’est pas rare qu’elles perdent de leur À force primitive. Quelque minime qu’elle puisse être, toute marque de feu ou de vésicatoire indi- . quant un traitement antérieur d’un mal réel ou supposé, doit rendre l’acheteur très-attentif.

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