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du cheval, il faut au préalable être initié aux termes par lesquels on désigne les diverses parties de l'animal. Nous donnons, fig. 1, le guide le plus certain pour apprendre à connaître le nom de ces diverses parties. Après cela on devra connaître les différentes variations que ces parties peuvent éprouver quant à leur forme, leur position, leur développement; pour en faire une application utile, on doit se rendre compte des conséquences et des influences qu’elles peuvent exercer sur les aptitudes du cheval. Des instruclions écrites ou orales pourront à cet égard être fort utiles; mais on ne devra pas cependant s’attendre à devenir un juge parfailement compétent, on devra avoir recours à l'examen du cheval lui-même, car tout ne peut être appris à cet égard par la science, et, après avoir étudié la théorie, il faut acquérir la pratique par l’observation. Lorsqu'on saura ce qu’on doit examiner, on devra s'exercer à reconnaîlre les particularités de conformation qu’on aura sous les yeux. Cela peut aisément s’obtenir par l'examen attentif et systématique d’un grand nombre de
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chevaux, et en les comparant les uns aux autres. Il faut nécessairement apprendre beaucoup de mots et employer quelque temps pour décrire les formes du cheval. Mais un œil expérimenté découvre à l’instant les beautés et les imperfections. Le marchand de chevaux reconnaitra presque à la première vue le cheval qui peut lui convenir (1), mais il a subi un long apprentissage avant d'acquérir cette habitude, laquelle sera d'autant plus longue à acquérir qu'il aura peu ou point de règles pour le guider. En fixant dans sa mémoire les remarques accidentelles d'hommes expérimentés, en notant toutes les particularités qui l'avaient frappé, il est arrivé à reconnaitre que les dispositions et les aptitudes sont une conséquence de la conformation, et il sait ce qu’il faut altendre de chevaux doués de certaines formes. Il est évident que des connaissances acquises de cette manière exigeront un temps très-long, et que s’il n’y avait point d’autres méthodes, l’acheleur qui en est privé el
(4) Ceci a uniquement rapport aux formes et non à l’état de santé de l'animal, | |
qui n’a pas fait cet apprentissagé ne pourrait jamais être en état de juger, car il aura bien moins d'occasions que le marchand de mettre ses observations en pratique. Cependant, en adoptant le mode mentionné au commencement de ce paragraphe, il pourra acquérir beaucoup plus promptement le même degré d’aptitude.
La TÊTE du cheval varie considérablement de grandeur, de forme et d'expression. Chez celüi que l’on destine uniquement à la selle, elle ne saurait être trop pelile; les oreilles doivent être courtes et pointues, placées assez loin l’une de l’autre, sans être pendantes. L'espace entre les yeux doit être plat et large, l'œil grand ‘et protubérant exprimant la vigueur; la face du chanfrein plat ou à peu près, la bouche fine, les lèvres serrées et sans être charnues: les naseaux minces et très-ouverts (1). L'espace
compris entre les branches de la mâchoire in-
4) Les naseaux sont toujours larges et ouverts chez les chevaux vifs et ardents. Ils sont un bon indice du volume des poumons. Un cheval lent peut avoir les naseaux larges ; mais un cheval vif ne les a ‘amais étroits.