‹ Conseils aux femmes sur l'âge de retourChapitre 25 sur 52 · AFFECTIONS DU COEUR · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DU COEUR

tueuses. Aussitôt qu'apparaît l'écoulement à la vulve, tout ce cortège symptomalique s'évanouit comme par enchantement, et le calme renaît jusqu'à la période prochaine. Qu'on se figure maintenant la même femme à l'âge de retour, quand ses époques ne viennent que très-irrégulièrement et à de longs intervalles, ou se suppriment tout à fait. La crise mensuelle faisant défaut, les accidents congestifs qu'elle avait mission de juger, persistent et s'aggravent, et il en est ainsi tous les mois, jusqu'à ce qu'un accident éclate ; et c'est ordinairement du côté du cœur ou du cerveau qu'il se localise. Pour le moment, nous admettons que c'est le cœur qui reçoit le choc, et nous allons dire ce qui arrivera dans cette hypothèse. Plus loin, nous verrons ce qui adviendra, si c'est le cerveau.

D'abord, il peut se présenter deux cas. Ou bien la, femme était déjà affectée d'une maladie organique du cœur, à un degré plus ou moins avancé, mais qui restait stationnaire, grâce à la fonction cataméniale, dont le retour périodique amenait la déplétion du système circulatoire, ou bien, au contraire, son cœur était parfaitement sain, et les palpitations qu'elle éprouvait tous les mois, n'étaient l'indice que de la suracti-

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vite imposée à cet organe, par la pléthore sanguine.

Dans le premier cas, les lésions existantes se développent rapidement, et les accidents s'accentuent davantage, de jour en jour. S'il s'agit d'une hypertrophie de la substance musculaire, on la voit s'étendre successivement des parois aux cavités, jusqu'à ce que l'organe tout entier ne forme plus qu'une masse charnue, incapable de répondre aux besoins de la circulation. Presque toujours les orifices participent à ces désordres et ajoutent une complication aux symptômes que nous avons à décrire.

Le teint est ce qui frappe le plus. Tant que la circulation capillaire s'effectue librement, il est vermeil; mais à mesure que la gêne dans la distribution du sang, augmente, les joues se -couvrent de plaques pourprées, le nez et les lèvres deviennent violets et contrastent avec le reste de la peau du visage, qui pâlit et contracte l'aspect jaunâtre des affections cachectiques.

Les palpitations, sous l'influence du moindre exercice, acquièrent une intensité considérable et occasionnent à la malade une anxiété des plus pénibles.

L'oppression s'accroît h mesure que les battements

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