AFFECTIONS DU CŒUR
du cœur deviennent plus violents, et quand surv'ent l'hydropisie, la gêne de la respiration arrive quelquefois à un degré extrême, qui oblige la malade à passer les nuits dans un fauteuil, pour goûler quelques instants de repos, la position horizontale lui étant interdite.
L'anxiété précordiale se manifeste par une douleur sourde dans la région du cœur, laquelle remonte jusqu'à l'épaule, et descend le long du bras, pour s'arrêter au coude. Souvent elle dépasse même cette limite
Une petite toux sèche coïncide avec l'apparition de l'hydropisie et dénote une infiltration séreuse des poumons. Elle peut exister dès le début de la maladie, chez les sujets affectés de catarrhe bronchique chronique, et s'accompagner d'une expectoration abondante qui amène une déperdition rapide des forces.
Dans quelques circonstances, il se produit une exhalation sanguine à la surface des bronches, qui donne lieu à de l'hémoptysie. Mais ces sortes d'hémorrhagies ne sont jamais bien copieuses.
Des signes de congestion cérébrale, tels que: des tintements d'oreilles, des éblouissements, des battements dans la tête, de la somnolence, etc., sont le cor-
tége habituel des désordres que produit dans la circulation du cerveau, l'hypertrophie du cœur parvenue à une période avancée.
Enfin, la scène se termine par l'envahissement de l'hydropisie et dès infiltrations séreuses disséminées. Celles-ci commencent à se montrer à la face ou aux malléoles, pour gagner les viscères et s'étendre, de proche en proche, à toutes les parties du corps.
Tous ces symptômes varient selon la nature particulière des lésions dont le cœur peut devenir le siège, et elles sont si nombreuses, que nous n'avons pu donner ici que la physionomie synthétique de la maladie.
Traitement. — Aussitôt qu'une femme placée dans les conditions que nous avons supposées plus haut, arrive à l'âge de la ménopause et que des perturbations commencent à se manifester du côté de la menstruation, il est prudent de recourir aux émissions sanguines générales ou locales, proportionnées aux exigences du moment. Une bonne pratique consiste à appliquer, tous les mois, un certain nombre de sangsues à la partie interne des cuisses, pour suppléer autant que possible à la fonction cataméniale diminuée ou abolie. Des purgatifs répétés, un régime atténuant,