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TEMPÉRATURE

Il résulte du témoignage concordant de tous les observateurs, que l'époque de la ménopause est plus précoce dans les pays chauds, que dans les contrées froides. On sait de plus, que, sous les climats méridionaux, l'âge critique est en rapport avec celui de la puberté.

On verra, par le tableau suivant, combien est régulière la progression des âges comparée à l'élévation de la température :

En Norwége on trouve pour moyenne 48 ans 07

En Pologne — — — 47—05

En France — — — 45 — 46

Dans les Indes — — — 32 — 50

A Java — — — 30 —

Les données physiologiques que nous possédons quant à l'action de la température sur l'économie animale, expliquent suffisamment les résultats de la statistique. En effet, la chaleur aride resserre, crispe, irrite les tissus cutanés ; la chaleur humide les distend

par la sueur et souvent par les éruptions; dans l'un et l'autre cas, les fluides sont attirés vivement sous la peau, qui se décolore, et acquiert un haut degré de sensibilité ; les organes qui sympathisent directement avec la peau reçoivent une égale impulsion, notamment les sens et l'appareil génital (Michel Lévy).

L'influence persistante du froid humide n'est pas moins redoutable. Ainsi, chez les blanchisseuses et les autres femmes habituellement exposées au froid humide, la cessation des règles est le plus souvent trèspénible et très-orageuse (Golombat).

Nous pourrions multiplier ces exemples, si c'était nécessaire à la démonstration de notre thèse. Mais à la simple inspection du tableau que nous venons de donner, on est convaincu et on n'attend pas d'autres preuves.

§ II. — Influence des races.

Si le climat est un si puissant modificateur de la vie qu'entre les-peuples du Nord et ceux du Midi on constate les plus grandes dissemblances, on doit s'attendre

à ce que chacune de ces races, à travers les temps, et malgré les vicissitudes de leurs migrations successives, conserve non-seulement sa physionomie, mais encore l'empreinte organique qu'elle doit à son origine. La civilisation et les croisements se chargent seuls d'atténuer, à la longue, ces caractères différentiels, sans toutefois les annihiler complètement.

L'influence de la race sur la durée de la menstruation est un de ces caractères saillants. Ainsi, d'après Zimmermann, en Turquie, en Perse et dans l'Inde, une femme de vingt-cinq ans est déjà vieille et n'a plus d'attraits. Nous pouvons en dire autant des femmes de l'Algérie, — nous voulons parler des indigènes, — qui nous ont frappé par leur caducité hâtive, à une époque assez rapprochée de la conquête, et où le croisement des races n'avait point encore eu le temps de faire son œuvre.

La précocité et l'activité des fonctions génitales sont remarquables au Sénégal, dans l'Afrique centrale et dans l'Amérique du Sud. Les filles sont nubiles à l'âge de huit ou dix ans, grand'mères à vingt-cinq ; elles sont vieilles et fanées, à l'âge où les Européennes réunissent à tout l'éclat de la beauté les charmes de l'esprit. En

Asie, les filles étant nubiles à huit ou dix ans, l'enfance et le mariage se confondent, et elles sont vieilles à vingt ans.

Les négresses nées dans nos climats conservent leur aptitude à la puberté hâtive et à la ménopause prématurée. 11 en est de même des femmes anglaises nées aux Indes-Orientales.

Quelquefois, néanmoins, l'influence du climat l'emporte sur celle de la race. Des observations longtemps poursuivies ont prouvé que les descendants des Européens atteignent, aux colonies, la puberté, bien plus tôt que dans leur pays d'origine ; les jeunes filles se marient à quatorze ans, même à treize ans, et deviennent mères, à cet âge, d'enfants bien portants. Aussi, cessation précoce de la faculté de concevoir ; elle commence déjà à trente ans; à trente-six, une Américaine n'a de grossesse que fort exceptionnellement (Zimmermann).

§ m. — Influence de la constitution

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