PAR RAPPORT A CERTAINES MALADIES
plus fâcheuse influence de la cessation des règles.
Une fois passée l'époque de la ménopause, la vie des femmes est plus assurée, et elles peuvent avoir le légitime espoir de la prolonger plus longtemps qu'un homme du même âge (Richerand).
La raison qu'en donne Bertin, de Montpellier, que nous nous plaisons à citer si souvent, c'est la suppression de toutes les maladies qui trouvaient leur aliment dans l'activité permanente des fonctions utérines ou ovariques ; dans les troubles si faciles et si dangereux des époques menstruelles ; enfin, dans l'état de grossesse et ses suites, si fécondes en dangers de toute sorte. Bien d'autres causes, encore, et surtout l'état d'érélhisme du système nerveux, apanage funeste de certaines constitutions, pendant toute la durée de la vie utérine, disparaissent, sans retour, quand la sexualité s'éteint, et du même coup, se trouve consolidée l'existence, affranchie de tant de périls inhérents à la condition féminine.
Avec les progrès de l'âge, s'amoindrit également la faculté d'absorption si puissante dans la jeunesse ; de telle façon que les affections miasmatiques : fièvres typhoïdes, varioles, etc., auront moins de prise sur
l'organisme, en possession d'une véritable immunité. On voit, de même, des femmes jusque-là maigres et débiles, acquérir des forces et de l'embonpoint à l'âge de retour. Ce sont surtout celles dont les règles trop copieuses amenaient, chaque mois, un dépérissement, dont elles avaient peine à se relever d'une époque à l'autre. La suppression de ces ménorrhagies habituelles est une véritable délivrance, et ses effets ne tardent pas à se traduire par une transformation complète et heureuse de la santé. Qu'y a-t-il d'étonnant, dès lors, à ce que tant de femmes bénéficient de l'âge critique, lorsque d'autres ne trouvent dans cette période que la souffrance et la mort?