‹ Conseils aux nouveaux éducateurs de vers à soie: résumé des méthodes et desChapitre 18 sur 35 · DES SOINS A DONNÉE AUX VERS · texte numérisé non relu

DES SOINS A DONNÉE AUX VERS

Les magnaneries salubres avec calorifères et appareil de ventilation forcée, les claies Davril et la plupart des autres perfectionnements modernes ne peuvent être à l'usage que des éducateurs aisés et capables de faire quelque dépense ; mais il n'en est pas de même des soins à donner aux veft, et il ne peut y avoir aucune différence à cet égard entre un riche ^propriétaire et un pauvre paysan, entre la plus belle des magnaneries et la plus humble chambrée (1). C*e n'est pas seulement en mer-

(1) Il en est de même de tout ce que nous venons de dire pour la confection , la conservation et l'écjoaton de la graine ; les principes sont les mêmes pour les plus petites éducations comme pour les pltls grandes magnaneries.

cenaire et pour gagner quelque argent que l'on doit soigner ses vers, il faut le faire encore avec amour et sollicitude. Il faut aimer les vers pour, eux-mêmes, et, si l'on reste indifférent devant les merveilleux phénomènes qui se succèdent si rapidement depuis Péclosion jusqu'à la transformation de la larve en chrysalide, on fera bien de se livrer à toute autre industrie. C'est, pendant quelques semaines, une surveillance et un dévouement de tous les instants, comme si l'on avait à se consacrer à un malade qui serait cher, ou à un jeune enfant qui viendrait de naître; toute autre affaire, toute autre préoccupation doivent cesser devant celle-là.]

Les principaux soins à donner aux vers (1), et qui sont à la portée de tout le monde, consistent dans une bonne aération, dans l'égalité de la température, dans l'égalité des vers, dans une distri-

(1) Les ?ers à soie demandent les soins les plus minutieux à tous les moments 4e leur existence ; mais c'est surtout dans le premier âge que ces soins sont le plus nécessaires. Trop souvent les éducateurs se laissent aller à négliger les jeunes larves ; elles tiennent alors si peu de place , elles paraissent si peu de chose , on croit pouvoir les abandonner à des mains négligentes ou inexpérimentées, et on est tout surpris ensuite des tristes résultats que Ton obtient. C'est précisément parce que le ver à soie , dans le premier âge, est d'une délicatesse et d'une fragilité extrêmes, qu'il exige la surveillance la plus active et la plus intelligente ; il nous faut alors imiter la nature qui environne les êtres, au moment de leur naissance , d'autant plus de soins et de précautions que ces êlres sont plus faibles, et exposés à plus de dangers.

bution convenable des' repas , et dans l'extrême propreté de l'atelier.

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