‹ Conseils de Satan aux jésuites traquésChapitre 8 sur 13 · IMBÉCILES EN DEHORS · texte numérisé non relu

IMBÉCILES EN DEHORS

Quiconque s*est exclusivement livre à Tëtude d'une science ou d'un art quelconque, et a négligé tous ces riens qui constituent ce qu'on appelle ïusage du monde, est un imbécile en dehors. Les imbéciles en dehors sont tous faits du bois

dont un membre de la Congrégation peut faci* lement faire des dupes.

L*imbécile en dehors est en général une âme candide ; il prend sérieusement les momeries fantasmagoriques des mauvais prêtres pour des cérémonies du culte catholique. •• L'imbécile en dehors est crédule comme une novice des sœurs de Charité. Dévoué à la science ou à l'art qu'il cultive, il vit au milieu de la société aussi isolé qu'un solitaire de la Thébaide. Les imbéciles en dehors, hommes probes et religieux pour la plupart)

Ae loup^nn^ht pâi raénie Texisteiioe de Mtt^ tàciêÊi tx ^oréb't cômpiètement notre métief • Q^, ne pas connaître les allures des Jésuites, c^eât élifte très-dis{Mlsé & detenif leur infstrbment innocent.

Les imbéciles en dehors sont généralement riches et puissants, et ils méritent de Tétre*, mais ce nest ^u uhe raison de plus pour les frères caiardk dVxploiter les itnbéù^s eh dehors^ (ant à leur profit qu'au profit dé la Congrégatioii. Ainsi, mes petits serpents, tous mettrez à contribution les imBé^ tiks en dehors.

Si votis voulec étire adorés des îmhéciles en de^ hors, parlez-leur beaucoup de leur science de pré* dilection, sans crainte de paraître ignorants, quand Éiiéme vous n*y entendriez rien. Moins tous saurez de leur Seieiice on^de leur art, plus vous leur plairez. D*àbèrd, parée que vous leur procurerez Toc- <;iision é^>i fcrillei', puis, parce que les imbéeïte^ de cette i^j^ècè aiiiient mieus leurs disciples que leurs inniires* Cela se comprend : les disciples aiment à écouter, tandis que les maîtres aiment à parier et quelquefois à contrarier, ce qui est la causé des ini-

mitiës qui séparent souvent deux hommes émi« nents*

Que voulez-vous, mes agneaux ! liès imbéciles en dehors sont très- vaniteux, et qui, pis est, ils sont généralement têtus tomme des mulets catalans.

Vous l'aviez déjà compris, n'est-ce pas, mes petits serpents? Pour gagner les lionnes grâces des imbéciles en dehors^ vous n'auriez pas grand'chose à faire. Les laisser parler tant qu'ils voudront de leur science et de leur art, sans les interrompre \ écouter avec humilité le langage barbare qu'ils appellent 5aen^jyîy«e, et que, ignorants comme voiis Tètes, vous ne comprendrez pas ; enfin, avoir l'air de croire à toutes les découvertes qu'ils ont faites^ et que les anciens ou d'autres imbéciles en dehors avaient faites avant eux, et leur faire croire que vous les considérez comme les grands rouages du monde physique et moral; voilà, en deux mots, plus qu'il n'en faut pour devenir l'enfant gâté d*un imbécile en dehors, c'est-à-dire pour l'exploiter à Totre profit à la plus grande gloire de Dieu (A. M. D, G.) — et en faveur de la Compagnie de Jésus*

IMBÉCILES ÉTOFFE ET DOIIBLimE.

Les imbëciles (Stoffe et doublure sont plus nom^ breux que les sables 4e la mer et que les étoiles du cieh Les neuf dixièmes de Tespèce humaine doi< vent être rangés dans cette catégorie. Des ipibéciles étoffe et doublure on fait les grands leviers , les ressorts et tous ces fils imperceptibles au moyen desquels la Congrégation remue la société. Les imbéciles étoffe et doublure sont nés pour être exploitésy comme les députés sont élus pour représenter leurs parents et leurs amis, comme la police est créée pour ne pas arrêter les voleurs.

Flattez donc les imbéciles étoffe et doublure :

S'il sont puissants , pour en faire les protecteurs de la Congrégation, et les vôtres après \

S'ils sont riches , pour en faire les dupes de la Congrégation, et les vôtres après ;

SHls sont forts , pour en faire le soutien de la Congrégation, et le votre pareillement \

S'ils sont nuls, pour en faire les instruments de la Congrégation, et vos instruments ;

Eofi»} s'ib sont pauvres, c'est à la Congrégation

à les acheter et à s'en servir comme on ferait d'une potion calmante ou d'un poignard béni. La G>n* grégation doit savoir tirer parti de tout.

Les imbéciles en dedans hantent les collèges royaux et autres maisons d'éducation, les académies littéraires, la Chambre des pairs et celle des députés, et même les ministères.

On les reconnaît à la coupe antique de leurs habits fanés, à leurs pantalons sans sous-pieds et à leurs foulards de coton.

On trouve les imbéciles en dehors dans les académies des sciences et dans les facultés ; l'Institut n'en renferme pas mal.

Les autres imbéciles se trouvent partout, même dans la G)mpagnie de Jésus.

Écoutez maintenant d'autres détails.

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JAniiTEs ibm vémns tMS cùvëjec»».

AUet, infutct la terre et AU«(f pweoiiny k teire et

n'enseignesaui konnntfiqQ'à. «nteignes «ni hoauxies les

vous d«Mief leuv btf^. c^IÇa^ V* J<b ^•^ ^ «pMÎ^

Satav. gnée». Jito^-GaMST.

En ce tempa^à (je parte dm tempg de» ap6lre»)^ ^t bofliiBes simplea, qm «vaknt tnlMdii la pai»Qiè de Jésus, se répandirent sur la terre et, wàiméêèê Vfaprît de Dieu, éSemenâ a« peopfe :

« Aimec-veus lea m» les antres. »

Ces paroka» Jéaua Isa asMtk d&es aimit e^x| c'est po«rc|ttût.y^ iiouft, finëres eafaréa, vma ne les dûnec peÎAl; m^s, aninéa de mon e^it, ii«eu» se* wtBvm la luâneel la discordeparaù leabommes el^ona leur apprendrez à s'entr*égorger, afin que la Cob»

Les apôtres y armés du glaive de la parole et du courage des martyrs , parcouraient le monde, enseignant et priant ; vous qui avez la prétention de suivre l'exemple des apôtres, vous vous armerez du glaive de la médisance, vous vous répandrez dans la société, éteignant et calomniant, et vous ne prierez que du bout des lèvres, et quand on vous verra.

Votre courage sera le courage des fripons*

Les apôtres du Christ répandaient la vérité et la lumière de TEsprit en dépit des tyrans. Vous , satellites des ténèbres , vous travaillerez à obscurcir TEsprit et vous mentirez pour plaire aux puissants de la terre, afin que la Compagnie de Jésus y étende sa domination.

Les disciples de Jésus stigmatisaient le vice sous quelque forme qu'il leur apparut ; ik enseignaient au peuple ce que Jésus leur avait enseigné. Vous, disciples de Loyola et les miens, vous flatterez tous les vices et vous n'ensmgnerez rien à personne ; car ce que je vous enseigne ne doit être su que de vous.

â, quand vous vous trouterec dans le monde^

où votre hypocrisie vous introduira aisémeat, voup caresserez les passions des riches et vous servirez les vices des puissants.... Mais vous prêcherez la charité , sans toutefois Pexercer vous'-mémes , afin que la Congrégation puisse amasser assez de ce vil métal qui achète- les consciences et les bras des assassins; car la Congrégation a toujours besoin de ces choses-là.

Les apôtres ont beaucoup parlé du ciel^ de la miséricorde de Dieu, de la vie éternelle et de la fin du règne de Satan.

Parlez beaucoup de renfer^ de la morl et du ju« gement dernier. Représentez Dieu aussi impitoyable^ aussi vindicatif et aussi jaloux que la Compagnie de Jésus et que les pontifes romains.

Et appuyez toutes ces choses de quelques maximes tirées de rÉvangile, revu, corrigé, commenté, interprété et dénaturé par la Compagnie de Jésus, à Tusage des Jésuites. '

L^enfer, la mort et le jugement dernier, sont des choses que peu de gens ont approfondies, auxquelles on croit à peine, mais dont tout le monde or peur. 8

Si quoique esprit fprt prës^ol aux représetiiations qu€ TOUS doonerez au bénéfice de la G>Dgrégalion, s'avisait de vouloir discuter ces choses, ne discuter point Un Jésuite ne doit jamais discuter. Loiv qu'on attaque ses discours ou ses opinicHiS) il doit sWmer d'une sainte colère, et traiter son interlo^ cuteur d'albée« d'impie et de suppôt du démon*

Cela fait, le boa frère, reprenant tout-4-coup son air de saint homme, ajoutera d'une voix miel* leuse :

d Pardonnez-moi, monsieur \ mon zèle m'a ^i^ ré«... Hélas! mon Dieu, est-ce à moi de blâmer les autres ? Ne suis-je pas un misérable pécheur I • . • • é«. • Dieu veuille vous dessiller les yeux de l'âme et m 'accorder sa sainte grâce. ••••.•• »

En achevant ces mots, prenez votre chapeau et esquivez-vous.... Seulement, ayez soin de dire que vous allez à la messe, à vêpres, ou visiter une pau* vre famille désolée, dont la mère est malade et le père décédé. ••• Et je veux perdre ma barbe de bouc si, après cette ralalie de zèle religieux^ de feinte modestie e^à^ ardente eharit(^ tops n'obtenez quel«»

ques pièces de cinq francs pour Im famille malhefi* xejm €)t quelques sympathies pour la Congréga* lion.

M6tteE les écus dans votre poche, et allez où il

TOUS plaira Il ne s'agit que d'être censé aller à

l'église oti faire une bonne œurre. Mais je vous recommande eipressément de saluer poliment ia maîtresse de la maison. ••• Que de frères ont échoué pour avoir négligé de le faire !

O mes agneaux I plus une maîtresse de maison sera sotte, plus il vous fiiudra être poli envers elle ; plus elle sera laide, et plus vous sourirez gracieusement \ oDurbez-vous jusqu'à terre devant elle si elle appar*tient à la C!ongrégation ; car, dans ce cas-là, elle est certainement mauvaise langue*

Ne raisonnez jamais sur les sciences naturelles ni sur les arts libéraux ; d'abord, parce que vous n*y

entendez rien, puis, parce que tout raisonnement

vous est interdit (l).

Bl&mez, approuvez ou frondez, selon le vent qui

(i) Constitution de la Conp agnie de Jésus.

sonAera ; mais ne discutez jamais ; car votre esprit est un cadaure (1), et les cadavres ne raisonnent pas.

Il est beaucoup plus adroit de dire du mal de la chimiC) de la physique et de l'astronomie, et d'appeler athées tous ceux qui cultivent ces sciences en* fantëes par Tenfer, et enseignées par des démons à forme humaine.

En parlant contre les sciences, les arts libéraux et contre ceux qui s^y adonnent, peut-être vous Irouverex-vous embrouillés ; vous vous tirerez facilement d*affîiire par une formule que j'ai inventée naguère pour mon fils Dominique de Guzman et pour les missionnaires d'innocent III (2).

Voici cette formule, qui, après avoir valu une

immense réputation à mes fils Dominique et Loyola,

(1) Constitution des Jésuites.

(2) G*e8t Dominique de Guzman, aidé des missionnaires d*InDOcent III, qui, en l*an 1208, sous le règne de Philippe II de France, établit rinqoiiitionà Toulouse, ce quia valu à cette ville d'iniquité le surnom de Sainte, On rappelle savante sans doute parce qu'elle a doté l'Espagne de ce tribunal, qui a si bien peuplé non enfer...

a fourni à rinqoisitipn, pendant le XVI* siicle seu* lement, plus de trois cent raille rôtis, sans compter les étranglés et une demi-douzaine de millions de gens déshonorés, assassinés ou expatriés (1) :

(ç UEnfer est, rempli de savants , mais il n'y a pas un seul saint dans FEnfer. »

Ceci n est pas exactement vrai, car TEnfer compte, parmi ses hôtes, le père Dominique lui-même, ainsi qne saint Pierre Arbues, Tulgairement connu sous le nom de saint Pierre martyr (2) ; sans compter grand nombre d'autres inquisiteurs, évéques et car* dinaux , descendus chez nous depuis que le Dante est mort. Je ne parle pas de mon fils Loyola, et d'une foule d'autres grands dignitaires , que nous tenons en pension, parmi lesquels le meilleur enfant est Alexandre de Borgia.

(i) Hiitoire de PinquiiUion.

(3) Saint Pierre martyr ! qu'on appelle Pierre Arbaes^, inquisiteur-général du royaume d'Aragon, dont les atrocités exupérèrent les Aragonais, qui le massacrèrent au pied de Tautel, à Saragosse, le 17 septembre 1485... Ce saint ^ de la façon des inquisiteurs, fut eanonisé, comme martyr, le 17 avril i66i, par le pape.

Gomme vous TaToz pu comprendre* cttït formule m lignifie pas grand^chose ; ear, à la rîgn^l'i On pourrait la traduire par : « Il faut être béte pour entrer en Paradis, ^ mais elle seût lemystieisme à cent lieues, c'est pourquoi elle ne saurait manquer de produire un excellent effet chet les pauvres d'èsprit*

Si vous êtes en t^rve , tombez ensuite à if^s fabètnu sur les médecins, que vous traiterez de matérialistes • — sur les philosophes, et dites mille atrocités de Voltaire et compagnie; — traitez Molière de débauché^ Galilée de àorcier^ M. E. Quinet de fils de Beelzebuthy Michelet à*hérétique^ et tous les membres de TUniversité de propagateurs de doc* trines pestilentielles ; appelez les foudres du Vatican sur Fauteur des Mystères de t Inquisition^ et le feu du ciel sur le mécréant qui lès â annotés et qui en a fait rintroduction.

Pendant que vous agirez ainsi , les frères ensoutanés prêcheront dans le même sens, confesseront dans le même but, agiront par tous les mo^ ns, bons ou mauvais, et feront en sorte de spadoyer les

■tMSWwtéS larhés de rUniversité, «fin de faire lùaN cher leurs thachines éducatoîres (i).

Cependant, si vous parlez devant un homme dont k réputation est foi te, cette réputation fut-elle volée, gardez-vous d^âvoir une opinion contraire à la sieniiè.

* Niil frère cafkrd ne doit avoir des opinions à lui.

Devant Un hotnmé en réputation , approuvez , ' rënehérissez surcequMldira, tant qu^ilsera présent,

• quand même il lui échapperai t quelque gaillaixlise. . . Un Jésuite ne doit pas être trop sévère contre ces petits blasphèmes» contre ces vices à la mode, qu'on

trouvait naguère dans les salons, personnifiés en une foule d'abbés poudrés , musqués , frisés , débauchés... Aujourd'hui, ces vices sont la propriété presque exclusive des membres de la Congrégation. Mais si vous entendez prononcer quelque impiété

a) Les sieurs Durand et Monnier : le premier, professeur de Beeondê au collège royal de Montpellier; le dernier, professeur de troisième au collège royal de Nlmrs, ont été . enrôlés, au commenceoient de t 'année classique 1844-1845, par le directeur de rinstitulion catholique de Nimes, TAs- SOMPTION, moyennant une bonne soIHp, et la promesse d'une retraité après cinq ans d'exercice!....

contre TÉglise, n'eût-elle aucun trait à la religion, parlez tout de suite de V Enfer ^ de la mort et du jugement dernier* Avant tout, vous devez défendre l'Église et ses ministres contre la religion ellemême, s'il le faut ; et cela^ parce que la religi(m ne vous produira rien , tandis que Taide des prêtres produira beaucoup à la Congrégation et à vous.

Pourtant, rien de plus juste que de venger l'Eglise outragée^ puis, vous devez toujours faire votre métier. C'est pourquoi, aussitôt que Thomme en réputation sera parti, vous commencerez à le frappez. Vous en direz d'abord beaucoup de bien : louez son savoir et son caractère; vantez sa fortune et même sa cha>-* lité^ fût-il aussi ladre que vous; puis, exhibez votre conjonction MAIS, et ajoutez en terminant :

« Quel dommage que sa conduite ne réponde pas à sa fortune, à son caractère et à son savoir ! Il a bien changé depuis quelque temps. Lui, si pieux, il n'y a pas encore long-temps, n'a plus d'autre dieu que les femmes! d'autre joie que la boisson !••• Hélas ! que Dieu lui fasse miséricorde. »

Sans plus que cela, votre homme sera^Zamie, et

avant peu toute la ville, si c'est en province, saura que votre hiomme est un ivrogne et un libertin ; si

Vest à Paris, oh ne tardera pas à le savoir chez tous ses amisj qui, la plupart, se feront un deuoir de le répéter. ••

Vous n*aurez pas toujours afiPaire à des hommes d*un vrai talent; cela ne vous arrivera quetrës-rare* ment. Le plus souvent ce seront des pédants ou des sots. N'épargnez pas ces gens-là. Les premiers ont trop besoin de la G)ngrégation pour percer dans le monde, vous n'avez donc rien à craindre d'eux ; les derniers auront toujours une trop bonne opinion de vous pour s'en méfier. A ces gens-*là , vous parlerez beaucoup de Dieu et de la veitu ; cela ne vous engage pas à aimer Dieu ni à être vertueux.

Parlez beaucoup de la vertu et de Dieu principalement aux femmes \ les femmes ont Timagination plus impressionnable et la croyance plus facile... elles ont rarement la bosse de l'analyse.

Aux dévotes, parlez des douces vertus de leur sexe; aux éveillées^ de la miséricorde de Dieu en* vers les pécheresses qui eommettent des péchés

mignons^ Dites aux jeunes filles combien Tamour.*** de Oieu4.» procure d^inefifables extases. •• et laisse^ à leur directeur le soin de le leur prouvert . . n'emi^ piëtez point sur les droits d*autrui. Vous trouverez dans le Compendium (1) tout ce qu*il vous faut pour apprendre à exciter et à corrompre les jeunes imaginations. ••

Aux femmes, parlez adroitement des vices de leurs maris et du salut de leurs enfants ; faites-leur comprendre Tefficacité de pratiqués dévolieuses, et surtout le bon efifet des messes dites h leur in* tention!.*.

Ne faut-il pas que Téditeur de la Gingrégatiou fasse son commerce , et que le clergé puisse 9e procurer Jes chefs-d'œuvre publiés par les membres de la Compagnie de Jésus ?

(i) Lét Compendium est un livre compoté par quelqu'un de nos diables, sans doute. Ce livre sert de catéchisme et de guide à ceux de nos enfants que la Congrégation fait manœuvrer dans les confessionnaux. Heureusement, celtvire est écrit en mauvais latin, et peu de monde le comprend. C^est un chef-d*Œuvrè d'impudicité ; mon ami et collaborateur Bélial u*eût pas mieux fait.

Tàehet d*obtehir deé mères de famille qu^eltes etiYoient leurs fils au petit séminaire, ^t leurs filles chet les sœurs de Charité ou à toute autre école catholiqiie... ne faut-il pas encagoterla, race humaine? Et quel meilleur moyen trouveriez-vous de Venca'» goter que de la prendre au sortir du berceau?... Puis, il faut entretenir Parmée des cafards, ce dont les petits séminaires se chargeront en transformant la jeunesse mâle en un troupeau d'hypocrites.

Il est bon que les Jésuites en robe courte, avec lesquels nous ferons bientôt connaissance sous le titre de frères moTidcUns^ puissent trouver de bonnes dots à épouser et de jeunes et jolies femmes à touf^ menter. Et qui mieux que les Jésuitesses peut élever ces futures victimes, et procurer aux frères mondains de grosses dots à épouser?

Dites aux vieilles filles qu'elles ont bien fait de né pas se marier. Si elles sont trop vieilles, ou trop laides, exhortez-les a faire vœu de chasteté, si elles ne Tont pas fait encore ; si elles sont enootepassables et ûsset bien conseri^éeSy je ne vois aucun inconvé* pièiît à ce que vous ressenltee pour elles un ehiut0

amour*. • mais point de scandale jentendez-youa?

Chez les vieilles filles déjà réformées, caressez leur chien favori ou leur angora (elles ont toutes Tune ou Tautre de ces deux bétes). Si elles tombent malades, faites en sorte qu^elles disposent de leur bien en faveur de la Congr^tion...

La Compagnie continue toujours à donner wngt pour cent sur toutes les opérations qu^on fait pour elle au chevet des moribonds... Seulement, je vous, recommande de faire faire le testament de votre malade en faveur d^un individu de la Congrégation^ et non en faveur de la Congrégation... Si vous avez fait votre droit, vous savez que les Gongréga« tions sont inhabiles à hériter.

Et aussitôt que les afl^res temporelles de la ma^ lade seroD t bien réglées, et elles le seront bientôt pour peu qu'elle ait un bon confesseur y vous vous ëta-> blirez à son chevet , et vous vous chargerez de lui administrer les bouillons et les potions*

Après le décès de la sainte^ quelques jours aprèsj vous irez toucher votre vingt pour cent aux bureaux de recette de la Compagnie, rue des Postes^ u^ 18^

je crois j ia maison est assez connue k Paris.

Si TOUS trouvez quelque homme d*un talent r6« muant , et qui soit ambitieux , n^allez pas Teffarou* cher, et par ce moyen Taliéner à la Congrégation. La Compagnie de Jésus a déjà assez d'ennemis comme cela... Tdchez, au contraire^ de pousser (xt homme- là.

Recommandez-le à la Congrégation. En \e protêt geantj la Compagnie de Jésus en fera un utile ins^ trament^ car il lui sera d^autant ^\\xi fidèle quil agira non par conviction, mais par intérêt.

En présence des légitimistes, regrette» beaucoup ce bon vieux temps où les rois avaient des bouffons 5 les tartufes des admirateurs, les grands seigneurs, de petits soupers, les petits médecins de grande» perruques, et les nobles dames y des mousquetaires et de charmants petits abbés.

En face des républicains , parlez des gloires d« Tavenir, des injustices du passé, et du bonheur d'être né citoyen d*un peuple libre qui ne paie que 1,800,000,000 d'impositions, et qui peut fumer les carottes de la régie à mille pour cent au*dessui du ^nx que devrait lui coûter le bbi^ tab&ic* 9

Derant les grands politiques du jour, &îtes sonner bien haut combien la France est forte ^ puissanté et considérée au-dehors , et combien elle est heureuse au-dedans ^ et n^oubliez pas de faire remarquer que la réTolution de juillet a valu à la France les lois de septembre, les cigares à 40 cent., le moyen d^aller visiter vos amis par les chemins de fer, et les fortifications de Paris. Sans compter le plaisir d'avoir connu le père Pritchard, protégé la reine Pomaré, et conquis un parasol marocain; le tout pour quelques milliers d'hommes et quelques centaines de millions!...

Celte conduite vous procurera de nombreux protecteurs, et vous fera passer pour un homm^e mérite. Peut être serez-vous nommé maire de votre commune, officier de la garde nationale, ou marguiller de votre paroisse... Qui sait si vous ne parviendrez pas à obtenir la croix d'honneur ou la direction d'un hospice. Alors vous éles sauvés, mes agneaux, car rien n^enrichit tant que d'administrer les biens des pauvres...

EWCORB AUX VBBRE0 CAVABDfl.

l>ef diverses professions que les frères cafards doivent exercer de préférencef et de la manière dont ils doivent les exercer.

Il n'est pas de sot métier s'il II n'est rien qu'on ne doive

donne de l'argent. faire pour parvenir à ses

vv USURIER. fins.

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