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DU TEMPÉRAMENT

beaucoup de ce que font les autres par ignorance. Il faut éclairer ces derniers ; il faut obtenir des autres qu'ils réfléchissent, les y forcer, s'il est nécessaire; mais par l'autorité des faits, et non par de longs discours. C'est avec eux surtout, incapables qu'ils sont d'écouter longtemps, qu'on doit être sobre de phrases.

g H. Enfants hiti' iix.

Les enfants d'une constitution bilieuse se reconnaissent tout d'abord à leur physionomie sérieuse, à leurs mouvements plus rares et plus calmes; quelques-uns, à leur goût pour l'éLude, et souvent à leur rapide intelligence. Moins bouillants que les enfants sanguins, ils sont plus capables de réflexion et, par conséquent, ils ont des droits moins nombreux à l'indulgence. Non qu'il faille pour eux des traitements plus sévères, seulement il faut leur passer moins de fautes. Gomme ils ont plus de sang-froid, ils connaissent mieux la valeur de leurs actions, et ils en sont plus véritablement responsables. Un étourdi qu'un camarade impatiente, donne un coup de poing, voit couler des pleurs, et se iette au cou de sa victime pour la consoler. L'enfant réfléchi menace d'abord, et ne frappe qu'ensuite. Il a donc pensé au coup avant de le

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donner; au lieu que Tétonrdi n'y a pensé qu'après.

Les uns ont besoin de leçons qui frappent surtout leurs sens; les autres ont besoin de leçons qui saisissent leur intelligence.

§ III. Enfants lymphatiques.

Quant à l'enfant doué d'un tempérament lymphatique, il présente des formes et des facultés nées de sa constitution qui, en général , se caracrise par des membres grêles, recouverts d'une peau blanche et souvent bouffie , par des mouvements lents, une intelligence quelquefois faible, quelquefois active, si elle est soutenue par le système nerveux. S'il a été choyé de ses parents, ou même irâté par eux: si, comme il arrive aux enfants du pauvre, il a été nourri de mauvais aliments ou de substances nuisibles à son organisation, ses idées sont faibles, ou bien son âme se trouble au moindre reproche, à la plus petite contrariété. Aussi doit-on surveiller son régime, ses habitudes, pour prévenir les conséquences immanquables d'un pareil état de choses, et employer de continuels ménagements pour ne pas froisser cette frêle créature.

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