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Conséquences A Tirer De L'Étude Des Trois Formes De L'hécastosie Pour La Maniére D'interpréter La Formation De Certains Organes Appendiculaires

l’auteur plus qu’il ne fallait, avant qu’il eût eu le temps d’étudier attentivement la plante. Quoi qu’il en soit, j’ai été vivement peiné de l’abandon dans lequel je trouvais ce curieux Chêne nain, que je voyais pour la première fois vivant, et que je crois ûtre très-rarement cultivé dans les jardins botaniques de l’Europe centrale, si toutefois il l’est quelque part (1). Je l’ai bien recommandé au propriétaire actuel de Milford-House, et j’ai tout lieu d’espérer que de futurs visiteurs pourront voir cet arbuste dans une position plus convenable, occupant le centre d’une des corbeilles de fleurs qui abondent sur la terrasse de Milford-House et qui en font un lieu charmant.

(La fin à la prochaine séance.)

M. Fermond fait à la Société la communication suivante :

CONSÉQUENCES A TIRER DE L’ÉTUDE DES TROIS FORMES DE L’HÉCASTOSIE POUR LA

MANIÈRE D’INTERPRÉTER LA FORMATION DE CERTAINS ORGANES APPENDICULAIRES,

par U. Ch. l'ERHOAD.

L’étude des défauts d’hécastosie centripète conduit à des conséquences réellement inattendues, mais pour bien en saisir la marche, il est utile de faire précéder cette dissertation de quelques observations relatives aux pétioles. En effet, lorsque l’on porte son attention sur la forme des pétioles, on en trouve d’abord qui sont parfaitement cylindriques, et l’on peut constater que le limbe de la feuille est nettement délimité : c’est le cas des feuilles palmées ou peltées; et l’on comprend que, le plan du limbe étant plus ou moins perpendiculaire au sommet du pétiole, celui-ci soit dans l’impossibilité d’offrir aucune décurrence provenant du limbe, comme on peut en trouver la preuve dans les pétioles de la Capucine, des Ricins, etc. Mais, alors même que le limbe ne présenterait aucune tendance à la disposition peltée, on n’en observe pas moins, dans les pétioles, selon les espèces, des différences trèstranchées qu’il est bon d’indiquer.

(1) Le Quercus humilis manque au Jardin-des-plantes de Paris, car la plante d’Espàgne, qui y a été introduite sous ce nom par M. Bourgeau, en 1854, n’est autre chose que la forme ordinaire du Q. coccifera , espèce d’un tout autre groupe, puisque le Q. humilis est du groupe Robur . Webb indique le Q . prasina de Bosc comme synonyme du Q . humilis (II. hisp . p. 11). Mais si tel est le vrai prasina , dont je n’ai jamais vu un échantillon authentique, il n’en est pas de même de la plante cultivée sous ce nom à l’école de notre Jardin-des-plantes, quoique celle-ci appartienne également au groupe Robur . Ce Q. prasina du Jardin-des-plantes diffère, en effet, du Q . humilis de Milford par sa tige arborescente (20 pieds environ dans l’individu dont je parle, lequel a au moins vingt ans d’âge), par ses feuilles très-glabres en dessous, non tapissées d’un trèsfin duvet composé de poils étoilés, et par ses fruits glomérulés, non disposés en courtes grappes. Je n’ai pas vu les fruits du Q. humilis de Milford dans un état assez avancé. Ceux du Q . prasina H. p. sont absolument semblables à ceux du Q . Robur, et je serais

bien trompé si l’arbre qui les porte n’était pas la variété sessiliflora de cette dernière espèce.

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