OOO DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS AVANT I
descendance pour les clameurs des grands, et que dans les premiers élans de la nation vers la liberté il y eut quelque complaisance pour eux.
Peut-on regarder ce mouvement précurseur du renversement total , cette convulsion de l’intérêt personnel désappointé par ses propres excès, comme une preuve de l’existence d’une puissance intermédiaire et médiatrice? Le sentiment de l’honneur contraignait à tempérer le pouvoir du prince sur le peuple, et à prévenir la réaction populaire sur le pouvoir. Si cette puissance et ce mobile, doublement tutélaires, avaient existé réellement, s’ils avaient résidé dans la constitution politique de l’état , comment n’auraient-ils pas empêché les désordres qui ont rendu une révolution inévitable? comment les grands auraient-ils concouru à la précipiter et à la signaler ?
Quelques mots de i’ Esprit des Lois , mal interprétés par Fergusson , dans son Histoire de ta société civile , ouvrage consulté par Robertson , paraissent avoir servi de fondement à sa théorie du gouvernement français. Mais c’est en parler trop long-temps. Voyons Montesquieu.