‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 14 sur 38 · AN · texte numérisé non relu

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bre des budgets et prolonger les difficultés financières:

La Belgique a cependant particulièrement besoin de conserver son crédit intact. 11 est probabie en effet. qu'elle devra y recourir d'ici peu. La nécessité de compléter son équipement économique et celui de sa colone, le soin de mener à bien les immenses travaux dont elle s’est tracé le plan la contraindront de se procurer des capitaux par la voie des emprunts.

À l’heure actuelle, en tout cas. le Crédit de l'Etat se consolide et la meilleure preuve en est dans le relèvement des cours des fonds publics que nous allons cons-

tater en étudiant les Finances privées et la Bourse.

ñ CHAPITRE III

Les Finances Privées. — La Bourse.

Il est assez difficile de déterminer quelles ont été les conséquences de la stabilisation monétaire sur la fortune des particuliers. La véritable réponse à cette question résulte de l’examen de l’activité économique pendant la période envisagée, activité d’où dépendent dans une grande mesure les bénéfices industriels et commerciaux, et de de l'examen d’autre part des fluctuations de l'index-number, c’est-à-dire des variations du pouvoir de l’achat de la monnaie.

(Ce que nous voulons examiner ici,c’est d’abord l’influence de la stabilisation sur la tenue de la Bourse des valeurs. Nous aurons l’occasion se rappeler à ce propos quelques-unes des remarques déjà faites au premier chapitre. Nous verrons aussi que le développement de l’'Epargne permet de tirer quelques conclusions relatives à la restauration des finances privées.

M. Hayois, dans un article très documenté paru dans le Moniteur Officiel du 187 - 2? mai, et auquel nous empruntons quelques-uns des chiffres qui vont sui-

vre, déclarait : « La tâche est délicate de devoir com-

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imenter des mouvements boursiers en des circonstances -commé cellesoù évolue e nce moment la Bourse, La stabilisation monétaire, bouleversant les conceptions anciennes sur lesquelles se basaient les échanges de valeurs mobilières, a eu deux conséquences économiques principales, susceptibles de retentir sur la spéculation. Tout d’abord la réadaptation aux conditions monétaires nouvelles et ensuite l’afflux des capitaux ramenés dans le pays par le retour de confiance ». de

On ne saurait mieux définir les deux raisons essentielles qui ont contribué à donner aux mouvements boursiers de la période qui suit la stabilisation un caractère désordonné. D'une part la dépréciation de la monnaie avec toutes les conséquences qu’elle comporte a jeté leplus complet désarroi dans la comptabilité des entreprises et empêché de saisir la véritable signification des résultats qu’elles font connaître, des écritures qu’elles publient, d’autre part sous l'influence des paniques nées de la crise des changes, des opérations précipitées, ventes ou achats, ont été faites dans des moments d’affolement. Le subit afflux des capitaux à lasuite dela stabilisation est venu aggraver le déséquilibre : « Il s’est produit ce fait extraordinaire, dit

Hayois dans l’article déjà cité, que, par suite de la lenteur inévitable du réemboîtement des éléments constitutifs des valeurs réelles, les détenteurs de capitaux surabondants se sont trouvés dans la plus grande perplexité quant au placement judicieux de leur avoir. ». Comme toujours, en pareil cas, les achats ont été opérés

très rapidement, un peu au jugé, suivant des engouc-

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