‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 20 sur 38 · LAURE · texte numérisé non relu

LAURE

vent résulter, en ordre principal, du fait que les prix intérieurs et les frais de production haussent alors que les prix de vente à l’étranger restent sensiblement les mêmes. La disparition de la prime à l'exportation raréfiant nos chances de concurrence nous devons fatalement nous trouver devant la crise; et nous nous y trouvons.

€ Si la France y est arrivée plus vite que nous, c’est qu’elle a stabilisé plus haut et que la marge fut pour elle moins considérable entre ses prix intérieurs et les prix or. Nous aurons bientôt quant à nous épuisé cette marge, et nous n’avons pas à nous dissimuler qu’à ce momentlà nous nous trouverons devant les plus grandes difficultés économiques. Le moment sera dur pour toutes les industries mais fatal pour celles qui ne sont nées que de l'inflation ».

‘Ces quelques lignes résument trop excellemment la situation de l’industrie et du commerce belges pendant la période envisagée pour que nous ayons omis de les placer en tête de la seconde partie de cette étude. L’examen auquel nous allons nous livrer de la situation des principales branches de l’activité économique confirmera pleinement ce jugement d'ensemble; nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur l’influence qu’a pu exercer en cette matière le choix du taux de stabilisation ; elle contribue à donner à l’évolution de la crise industrielle son caractère propre. Ë

Dans la revue rapide que nous allons entreprendre, nous ferons une plus large part aux industries dites

lourdes ‘en raison d’abord de leur importance, en raison

el dise Mau MASSE: LS

ya à Fes ; De ET à Ve,

CRro a

“aussi des renseignements particulièrement précis que

publie la Revue du travail sur leur activité.

Charbonnages.

Comme nous l’avons déjà signalé le marché charbonnier belge a été fortement influencé par la grande grève anglaise qui dura de mai à novembre 1926. C’est à cette cause accidentelle et non à la stabilisation encore trop proche pour avoir fait sentir ses effets qu’il faut attribuer la production record de 1926, 2.376.000 tonnes dépassant de 66.000 tonnes le maximum précédemment atteint et de 473.000 tonnes la moyenne de 1913. A Ps partir de janvier les chiffres d'extraction vont en diminuant dans une faible mesure d’ailleurs, mais chose infiniment plus grave les stocks s’accroissent dans d'é-

normes proportions comme le montre le tableau ci-des-

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