‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 21 sur 38 · SOUS · texte numérisé non relu

SOUS

Production Stocks

(tonnes) (tonnes) Moyenne mens. 1913 1.903.000 956.000 fin 1913 à — 1925 1.928.000 , 1:860.000 juin 1925 max.

Octobre 19867: 2.274.000 117.340 Novembre 1926 .. 2291082708 115.680 Décembre 1926 ... 2.376.480 168.590 Janvier arc. 2 2.345.740 350.410 Février 1927....:.. 2.251:330 705.560 MARS DO SN 2.477.400 1.104.100 FRA D) de DR IP AT 2°280:350 1.275.020

SHeDLIOMPTE IE NV. 2.278.000 1.536.000

On constate d'autre part que le nombre des mineurs employés est toujours très élevé. Il atteint 173.606

hommes en septembre contre 179.000 en février et

174.000 en janvier, alors que la moyenne mensuelle pour 1926 est de 160.022. Les frais fixes incompressi-, bles étant particulièrement élevés les industriels ont craint en réduisant l'extraction d'augmenter leur prix de revient et ils préfèrent laisser s’accumuler les stocks Alors que dans d’autres branches d'activité industrielle les dirigeants redoutant les conséquences de la réforme monétaire, limitent leur chiffre d’affaires de façon à offrir en quelque sorte moins de priseà la crise, ici, au contraire, on force la production afin d'obtenir un prix de revient à l’unité moindre. Etant données les. conditions de travail de la plupart des grandes industries modernes où l'outillage joue un rôle de plus en plus considérable, c’est une ligne de conduite à laquelle il est difficile de ne pas se conformer en l'absence d’accords internationaux qui limitent la concurrence. Quoi qu'il en soit, la situation des ‘charbonnages belges est allé en empirant au cours de 1927. Dès le mois de juillet, M. Fernand Baudhuin écrivait dans le XXe siècle : « L'industrie charbonnière est dans une situation précaire, cependant moins mauvaise qu'on ne devait le prévoir. Elle profite de la lenteur que met l'index à monter. Dès le début de 1926 ses frais de production ont haussé de 50 pour cent, alors que la livre a haussé de 63 pour cent. D’après les mercuriales, les prix des charbons industriels étaient au 1e juin en moyenne de 73 pour cent au-dessus des prix du début de 1926, les charbons ‘domestiques après une hausse récente 56 pour cent au-dessus. Les charbons pour les chemins de fer belges payés 84 fr. la tonne au début de

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. 1926 viennent d’être adjugés à 140 fr., c'est-à-dire avec ‘une hausse de 67 pour cent. FE « Comme la livre n’a monté que de 63 pour cent, il apparaît donc que pour les charbons industriels et les combustibles des chemins de fer les charbonnages vendent maintenant plus cher en or qu’il y a un an». Il convient de faire remarquer que la situation défavorisée de la catégorie charbon domestique provient vraisemblablement de la restriction de la consommation antérieure suite de la stabilisation. Mais d’une façon générale, les événements monétaires semblent avoir eu peu d'influence sur l’activité de l’industrie charbonnière belge dont les principales difficultés proviennent __- de la concurrence des industries étrangères plus favo- risées par les conditions techniques d'exploitation. La production journalière par ouvrier occupé est extrêmement faibie en Belgique. Elle témoigne d’abord d’une régression contenue ainsi que l'indique le tableau sui-

vante:

Moyenne 1913 525 kgr. d'extraction journalière par ouvrier Novembr.1926 542 2 De Ke Février 1927 . 523 — eu Fe MATOS TEEN DE D T8 Fe 10e Pa Sept.,1927 7. 1:508 que, LYS je

Cette diminution durendement de l’ouvrier n’a d’ailleurs rien d’anormal. Elle se produit régulièrement en cas de chômage partiel ou quand ilexiste des menaces de chomâge. Mais lechiffre de 508 kgr. prend toute sa signification quand on sait que dans les bons charbonnages d'Europe la moyenne d'extraction par ouvrier atteint souvent plus du double.

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