‹ Conséquences philosophiques et métaphysiques de la thermodynamique. Analyse élémentaire de l'universChapitre 18 sur 183 · LIVRE I, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE I

Rangement de température, cette totalité ou cette partie sera aussi compressible à toute température sans qu'il en résulte un échauffement. Et dès lors il ne pourrait évidemment plus Pister un rapport défini et constant entre le travail qu'on dépense en comprimant un corps et la chaleur que celte corn- Pression développe dans le corps.

f/hypothèse d'où nous sommes partis est donc fausse, et nous devons conclure de là :

Que la partie qui forme la masse d'un corps occupe dans espace un volume immuable, et que, par conséquent, elle est la somme de parties indivisibles, incompressibles. L'élémprit matière, en un mot, est constitué par des atomes finis, lre^- petits, mais non infiniment petits. Et le volume appaier*l qu'un corps occupe, pour nous, n'est autre chose que >' ^o^me jes volumes immuables des atomes, plus ceux des v ^^v^valles variables qui les séparent.

Xians plusieurs de mes derniers travaux analytiques et expérimentaux, j'ai mis celle assertion hors de doute, en restant sur le terrain exclusif de la physique, et en suivant d'ailleurs plusieurs méthodes de vérification très-différentes. Il serait trop long, et d'ailleurs inutile, d'essayer de donner ici une analyse de pareils travaux spéciaux.

Terminons ce chapitre en concluant que l'existence de l'atome matériel fini et indivisible est aujourd'hui un fait aussi bien démontré qu'aucun de ceux que l'homme de science accepte pour ainsi dire comme des axiomes.

Cet atome suffit-il pour expliquer lous les phénomènes connus? L'élément matière est-il le seul principe constituant de l'univers visible et invisible? Est-il bien l'unique Dieu de cet univers? C'est ce que l'étude scientifique et sévère des faits nous apprendra, absolument comme elle vient de nous donner la certitude de l'existence de l'élément matière luimême.

Mais faisons d'abord une digression pour reposer notre es-

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prit. Quittons le terrain si sûr des sciences physiques, terrain que beaucoup de personnes pourtant trouvent si âpre et si rude; allons pour un moment sur le domaine de la philosophie; de tout ce que nous venons d'apprendre, tirons les conclusions métaphysiques qui en découlent presque d'ellesmêmes.

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