‹ Conséquences philosophiques et métaphysiques de la thermodynamiqueChapitre 30 sur 171 · SI · texte numérisé non relu

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circonférences se coupent , et une portion d’arc manque à l’un cl à l’autre; l’esprit incomplet qui veut se limiter dans l’un se trouve tout à coup là devant un précipice dans lequel s’écroulent ses plus belles combinaisons.

Admettons d’abord une erreur fondamentale de nos sens et de notre jugement : après tout , il y a eu de tous temps des esprits d’une incontestable profondeur qui ont cru que c’est une erreur. Voyons la conséquence immédiate.

Soient deux corps quelconques A et II (deux atomes ou deux globes du firmament), séparés par un intervalle A — B, pour nous , vide de matière. Ces deux corps , en repos relatif, s’attirent , c’est-à-dire qu’ils tendent à s’approcher l’un de l’autre, et qu’ils se mettent en effet en mouvement dès qu’ils sont libres.

Ces deux corps , dit-on , sont poussés l’un vers l’autre. Nous pouvons concevoir et expliquer ce fait de deux façons équivalentes.

Supposons l’espace sillonné dans toutes les directions possibles par une infinité d’atomes a, animés d’une vitesse excessive. Ou bien, supposons l’espace rempli d’un gaz très-rare dont les atomes u. oscillent dans toutes les directions possibles et aussi avec une vitesse excessive.

Si dans cet espace nous concevons un atome matériel unique A, impénétrable et très-petit, mais non infiniment petit, — car alors le phénomène devient impossible, — cet atome, frappé continuellement et en tous sens par les n, restera immobile. Mais si, à une distance quelconque de A, nous concevons un second atome semblable B, les deux atomes A et B se serviront réciproquement d’écran : leurs deux faces en regard recevront moins de chocs des }t que leurs faces opposées; ils tendront donc l'un vers l'autre , ils s’attireront.

Telle est l’explication palpable , visible, donnée de l’attraction universelle par quelques auteurs modernes. On peut étendre à un corps, à une réunion d’atomes, ce qui vient

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