SONT PRESENTS
lOI. Denop» înieBdant militaire de la division d'Alger» Président* flftKuouiNj sous-intendant militaire, MÊtnin* fiBrom» Ueutenant-colonel^ directeur de l'arsenal du génie» — Valoir, membre de la Gbambie consoliatiTe d'agrioulture» — Fan, capitaine du génie* — MiiLON, pharmacien principal, — Siaoox; officier principal des subsistances militaires et secrétaire de la Commission» —
De GeiaoTE, maire de la ville d'Alger, —
k Vonverture de la séance, la Commission se livre à TexaTnpn du blé qui Ta être ensilé dans le silo ouest. Ce blé provient du magasin Chopin, il est d'une nature très^méiangée. La Commission l'examine d'abord srnipiiîcusement. On y remarque quelques grains piqui^s. Le criblage y fait reconnaître nn certain nombre de cbaran^ns morts et quelques cbaran^ns vivants.
Six pesées faites à la trémie conique et d'un demi-hectolitre chacune donnent les résultats suivants :
1« hectolitre, 1" pesée, I
k déduire 1 3 >600 pour la tore.
Poids net de Ifiectblitie, . . 77^550
A déduire 1 3 ,600 pour la tan.
Poids net do l'hectolitre. . . 78S000
A déduùe 13 ,600 pour U tare.
Poids net de l'hectolitre. . . 77'',900 Moyenne. . . 77^81
L'emplissage du sUo ouestj commencé & une heure trois quarts^ a été terminé à quatre heures moins un quart.
Pendant l'opération, la Commission s'est livrée & l'examen du blé eharançonné dont a été rempli le silo est, dans la séance du 7 février, par conséquent quatre jours auparavant.
Le hlé a été extrait par l'orifice spécial situé dans la TOÙte n« 4.
A la première épreuve, la Commission a reconnu que les charançons étaient privés de tout mouvement et en apparence de vie. Néanmoins, après vingt minutes d'exposition au soleil, dans T intérieur d'une pièce voûtée et ouverte sur la conr, il s'est trouvé dans les résidus du crihlage deux insectes colé^pt^ros d'un genre différent du rharnnf;nTi, et durant avec beaucoup de tacilité et de vivacité. La Commission n'a pu décider s'ils provenaient ou non (lu silo.
Les ('-preuves multipliées auxquelles elle s'est livrée, en dehors du local précédent , et notamment en plein air, sur la place située devant le magasin, ont montré connue résultat la présence de deux ou trois charançons vivants. La Couiuiissiun ne peut assurer qu'ils n'aient pas été apportés involontairement par les ouvriers, et même par les membres de la Comuubsiou. qui, en traversant les magasins où cet insecte existe en grand nombre, en ont trouvé errants sur leurs habits. La Commission pense qu'il est convenable de procéder à un examen ultérieur, en raison de l'intérêt que la question présente pour le traitement momentané des grains par le sulfure de carbone ; elle a fait mettre le blé qui vient d'être extrait, & titre d'écbanMon, dans quatre sacs, dont trois réglés à 00 kilogrammes, et l'autre à 40>',4^.
Elle passe ensuite & un deuxième examen de l'orge de la giande voùte> n« 3.
Les charançons y sont trouvés sans mouvement. Après un quart d'heure environ d'exposition au soleil, quelques-uns reprennent vie, mais ils n'exécutent que des mouvements d'une lenteur extrême ; ik sont évidenmient sous l'influence de l'agent asphyxiant, et la Commission décide qu'il sent fmt un troisième examen.
...... ^le
DEUXIÈME SEBIB.
Le rempliange du ailo est tenniné, U. Do|ère prend les tempéiatiires suivantes:
Magasin^ 16 degrés 6/10.
Blé ensilé, 13 — 3/10.
Et verse ensuite In sulfure do carbone par l'orifice supérieur.
La quantité de sulfure versée s'élève à 6'',77H, ci 6'', 778
Le nombre des sacs versés dans lo silo est 1,120 réglés à 60 kilogrammes,
et forme 672^60, ci 672»,60S00
A déduire les 2 hectolitres mis de côté comme terme de
companison 2',33>',45
Total du blé ensilé 670^26^85
La quantité de sulfbre employée est de 1 0 grammes par quintal métrique.
L'orifice supérieur de ce silo et celui d'extraction du silo est sont ensuite scellés du cadiet de M. le piésident de la Gommissiim^ et U Commission s'ajounie au meieredi suiTant 18 février.
La séance est terminée à six heures un quart.
Bt ont sig;né les membres de la Ckimmission, ainsi que 11. Doyère.
S^ni : Ethoux» Muxon^ Fakr, DotIke, Vallier, Bbnoux, EUuoimi et Dorop.
Pwir copie coafome :
L'fateudaiit mUitaire da la éivilioll, Signé : DoROP.
NBUVltaiB SÉANCS.
L'an mil huit cent cinquante-sept^ et le dix-huit février^ & midi et demi» Les membres de la Commission se trouvent réunis au Fort-Neuf.
SONT PHÉSEMS ;
MM. DB LàmtAJ, sous-intendant militaire, délégué par M. Tintendant militaire de la division, empèché> Président, Hallouin, sous-intendant militaire. Membre, Renoux, lieutenant-colonel du génie^
Fare, capitaine du génie, —
MiLLON, pharmacien principal, — EiAOUx^ officier principal des suhsistwces militaires et secrétaire de la Commission»
AJKUH'JIS i
MH.M Gunon^ maire de la Tille d'Alger^ — Vauidi, membre de la Chambre consuItatiTe d'agriculture^ —
BXPBMlimCBS l»fi lA. «UBRRB
La OtxaoÊâtnaa. ae liwe A'tibatà à un nouvel ekamen de l'orge contenue dansla TOÙte n* 3 du Port-Neuf.
On en extrait enTÎron deux sacs par la trappe de la porte siliiée sur la cour du magasin.
Une partie de cette orge ayant été passée au tamis, la Commission examine avec attention; et reconnaît la présence de charançons en très-grand nombre et dans un parfiiit état d^mmobilité; mais après une exposition au soleil d'environ vingt minutes, plusieurs manilestent des mouvements ijm prouvent qu'ils sont seulement dans un état léthargique. Plusieurs membres expriment à ce sujet leur opinion.
M. Doyère pense qu'il faut voir dans ce qui se passe une preuve que le sulfure n'a pas été employé en proportion suffisante, eu égard surtout aux circonstances dans lesquelles cet emploi s'est fait, et parmi lesquelles il signale le vide resté en haut de la Toûte, et surtout la perte à travers les parois, qiii est manifeste au jnnrrrhui. comme tous les jours précédents, par l'odeur qui remplit les deux vm'ites environnantes.
Il pense que pour obtenir un résultat tel qu'on le df^sire, il faudrait introduire de nouveau une quantité de sulfure au moins égale à celle qui y a été introduite la première foin.
M. Hallouin et plusieurs autres membres sont d'avis, au contraire, que Texpérience, t^lle qu'elle se fait, u'en a que plus d'intérêt parce qu'elle montre roITct du liquide à sa limite inférieure d'action. Dans Tél^it i»ù sont les insectes, il n'est pas permis de craindre qu'ils causent un dégât quelconque ni qu'ils se multiplieut. Il sera fort utile de cunuaitre par des observations ultérieures ce qu'ils deviendront par la suite.
H. Doyère pense qu'ils poumnt revenir & la vie par suite de la dispa^ ritîon totale de la vapeur insecticide, ou de sa réduction & une quantité décidément trop faible.
La Commission décide qu'il lui parait avantageux de les laisser dans V4tot où ils sont *
L'expérience, en effet, n'intéresse pas, à proprement parler, l'ensilage, et, d'un autre cAté, ce n'est plus une' question que de savoir id, avec une praportien plus forte, on parviendrait à anéantir complètement les insectes. Par eimeéquent, tout l'intérêt que l'expérience actuelle peut avoir ressort de la proportion même dans laquelle le liquide a été employé.
Sur la demande d'explication que quelques monbres font au sujet de cette proportion, H. Doyère rappelle qu'elle a été de S0'^,5<M pour 6,S19 quintaux métriques d'orge, soit un peu moins de 8 grammes par quintal métrique et de 4 grammes et demi par hectolitre ; mais il existait un vide d'environ 1,000 hectolitres à la partie supérieure de la voûte, ce qui représente au moins une quantité quadruple d'orge, tu que la propox^ tion de sulfure à employer est beaucoup moins relative au poids du grain qu'au vide qu'il laisse dans ses intervalles. On ne peut donc pas estimer à
pliis de tt ott 6 gnmuiMs par quintal métrique la quantité de liquide employée, et il reste eneoie un élément impossiMe & appiéeier^ c'est la dé> peidition par les parois.
Après cette explication donnée par M. 'Ùojhn, la Commission passe & tin dernier examen dn blé du silo en sine situé à Test, et rempli^ le samedi 7 février^ de blé diaranQonné.
U en est extrait un sac, dont une partie est criblée en plein air et au soleil ; non-seulement les cbaran(on8 ne donnent plus aucun signe de vie, après une demi-heure d'attente, mais ils sont dans un état qui ne permet pas de supposer qu'aucun d'eux soit resté vivant.
TouSj en effets sont plus ou moins brisés par le criblage et se réduisent en poussière, ce qui n'a point eu lieu dans Texpérience précédente.
La Commission fait l e nue r l'oriflce inférieur qui a servi à Textraction du ^ain. On soude les bords du couvercle, et on applique le sceau de M. l'intendant militaire président sur des rubans de soie qui passent par des trous pratiqués à cet ell'ot.
Et ont signé les membres de la Commission, ainsi que M. Doyère.
Signé : £xR0iix, MiiLON, Fabb, Dot^hb, Rbroux, HAUunmi et dk LàuiiAx.
Pour copie conforme :
L'intendant militaire de la division, Signé : Donop.
IMXIÈUB SÉANCE.
L'an mil huit cent dnquante-sept, le dix-sept avrils A huit heniee du matin.
Sur la convocation de 11. Donop, intendant militaire, président, les membres de la Commission se trouvent réunis au magasin du Fort-Neuf, pour y examiner les grains enfouis dans les silos et traités au sulfure de carbone par le procédé de H. le professeur Doyère, et en même temps pour constater les effets qui se sont produits depuis leur enfouissement, afin d'en rendre compte à M. le ministre de la guerre, pour satisfaire aux prescriptions de sa lettre en date du %% février dernier, reproduite dniessous.
Paris, le 28 février 1857.
« Monsieur l'intendant^ j*ai reçu votre lettre du 6 févrierj n* 698, rela-
« tive aui expéri rrrps fin M. Doyère.
« La destruction du charanron h Tétat de coléoptère n'aurait qu'une « utilité tcès-secondairc pour le service, s'il n*était démontré en même temps « que les grains épurés sont désormais à Tabri de l'invasion de la larve.
« Vous aurez donc à faire surveiller les grains (blés et orges) qui auront (I été épurés, à en faire conserver une partie aussi foxte que la situation des
156 £XPÊRIEi\CES DE LA. GUERRE.
« appoviaknmenieDts le permettra, et à les faire viatter à l'époque où le c chëiançoD se manifeste le plus fortement dans les grains et les silos.
« Vous m'adresserai un lapporl sur les effets qui se seront produits.
c Becevez, etc.
c Le Ministre da la guerre, c Poar le ministre «t ptr son ordre :
c Le Conseiller d'Blat» Diredear»
« Stgné : DAKiuGàir. »