‹ Conservation des grains par l'ensilage. Recherches et applications expérimentales faites depuis 1850 pour démontrer la conservation des grains par l'ensilage souterrain hermétiqueChapitre 20 sur 67 · td. =s 37 ,6 J · texte numérisé non relu

td. =s 37 ,6 J

Moyenne du poids de riiectoUtie : 75i',lii.

Le deuxième blé donne :

l"" hectolitre.

2" heetolitre.

Soit 45>«6$ moins 6^8^ pour la tare, ce qui donne 38^85.

Le poids de l'hectolitre est donc de 77^70. dette différence de 2^,9^ ne peut être attribuée qu'aux dégâts faits par les charançons dans le blé qui n'a pas été traité par le sulfure de carbone.

Ce blé n'a été mis dans le silo que parce que le magasin ne contenait plus une quantité suffisante de blé diarançonné»

M. Doyère demande que le restant du blé traité, lequel se trouve dans

— eSSi'detare 38S8

— îtf. s 38,8

— id. =. 38 ,9

— id. = 38,9

DBtrXlàMB 8KRIB. 149

1a Toùte n* 1 à la SalpMTÎère, soit conservé en coudie pour Toir comment il se conduira.

Ces opéiations et l'examen du Ué chaiançonné ont en lien sous les yeux de H« le gouvemenr-général.

La Comminion donne ordie de remplir le silo, en commençant par les 769 sacs remplis de eharaneons vivants.

Pendant ce tcavail> elle procède à l'examen de IVge qui a été ensilée le mercredi %9 janvier dans la grande voûte n* 3. Elle en fait d'abord extraira six sacs par Porifico pratiqué dans la porte donnant sur la cour.

Passés au crible, ils donnent une grande quantité de charançons pleins de vie. M. Doyére fait observer qiie le lundi 3 février il a écrit à M. le Président une lettre pour lui signeier que Todcur du sulfure so faisait sentir autour de la voûte n<* 3, notamment dans les voûtes 2 et 4, et jusqu'au milieu de la cour elle-même ; que cette odeur^ très-forte pendant deux ou trois jours, a ensuite diminué, mais qu'elle existe encore. La Commission la reconnait sortant par bouffées de Torifice supérieur de la voûte u® 4, dans laquelle la Commission opère,

M. Doyère voit dans ce l'ait la prem o que les parois en ma.;oîiuerie de la voûte n° 3, bien qu'elles aient »'t('' n'-rrépies avec nu très-grand soin partout où l'on avait pu craindre quelques luîtes, et revêtues ensuite d'une couche de coaltar, laquelle a été appliqm e à ime épaisseur plus forte, principalement dans les an{?les, n'ont point gardr la vapeur insecticide. C'est une preuve pour lui a 1 appdi de l'opinion (ju'il a toujours miunfestt'e, que, dans l'état actuel de la science des constructions, on ne peut obtenir une véritable sécurité relativement à l'imperméabilité des enveloppes qu'en employant les métaux.

Les résultats obtenus dans le silo en sine de la Salpétrière , et dont aucun ne s'ert &it attendre au delà de quatre jours, même avec % grammes seulement de liquide par quintal métrique, ne lui permettent pas de croire qu'il puisA y avoir ici d'autres causes que la disparition même de l'agent. 11 y a eu^ en effét, 8 grammes employés par quintal métrique , et le vide laissé à la partie supérieure de la voûte ne suffit évidemment pas pour compenser l'extrême différence qu'il y a entre ce cbiflbe de 8 grammes et celui de 2 grammes plusieurs fois expérimenté.

U. Uillon exprime la pensée que la température très-basse de Porge pourrait avoir empècbé le sulfure de carbone de s*évaporer. M. Doyère repousse cette explication, tout en reconnaissant que cet abaissement de la température doit n'être pas sans influence. Pour lui, l'agent a disparu en très-grande partie, et, romme preuve, il ajoute anx faits déjà signalés l'absence d'odeur dans l'orge. Sur les50%5de sulfure qni avaient été versés dans la voûte, 12 étaient de sulfure nos désinfecté, et il s'applaudit do cette circonstance.

La Commission descend dans la cour et visite les voûtes 2 et é> entre

150 BXP^IBirC«B Ml hk «VERRE.

lesquelles se trouve placée la voûte n" 3 ; plusieurs membres reconnaissent Todeur du suIIliil' de carbone dans la voûte n" 4, bien que les travaux qui s'y exécutent doivent y faciliter le renouvellement de l'air; elle existe aussi dans la voûte m 2, où plusieurs membres Mdsreiit la reconnaître, bien que moins pfononcée ; d'auties membires dédaient ne pas ponvoir distinguer entre l'odeur du sulfiire et celle du coaltar dans les deux yoùtes.

Plusieurs membres ayant témoigné le désir que cette expérience soit mnouvelée^ en employant une plus forte don de sulftire, M. Doyère dit qui des insuccès comme celui qui vient de se produire pounaient donner lieii ft de fausses interprétations ; que remploi des ailos non métalliques est en dehors de son système^ jusqu'à ce qu'il soit prouvé qu'on peut construire en ma^nnerie et ciment des parois aussi imperméables que les métaux eux-mêmes. Il se met & la disposition de Tadministration pour toutes les tentatiTes de ce genre qui pourraient avoir lieu^ mais en demandant qu'elles restent en dehors des épreuves pour lesquelles il est venu à Alger.

Le silo en sine a été rempli. U contient les quantités suivantes :

916 sacs à 60 kilogrammes l'un o49k,60S0^

■ * prisé mrrrif liu h\p [Tovenant du n en a

10 — 99 — ouiaiu. Uioppia 9 ,60 ,0

Total 689 »60 ^0

D'où il faut déduire les 4 sacs de deux demi-hectoHtres chacun pris comme terme de comparaison, plus un déc^iet de 150 kilogrammes mangés par les rats » 4 ,65 ^6

Il a été mis en silo. . ; 655*,04S4ii

La température du magasin est de 1 2 degrés, celle du blé est de 1 1 degrée 6/10. •

11. Doyère verse ensuite & la partie supérieure et sur huit points différenl8> i l'aide d'un tube de 1%50, huit bouteillm de sulfure désinfecté par M. Millon^ dont le poids total est de 9'^,322y ce qui donne 14 grammes par quintal métrique.

11 fût remarquer qM cette dose élevée a pour objet de r^endra KO déitr exprimé par la Commission de vérifier l'effet produit au bout d'un petit nombre de jours. U ne peut pas affirmer, en effets qu'il ne Ssiudra pss un temps assez long ponr que la vapeur insecticide se répande également dans toutes les parties d^une aussi grande masse.

MM. MilioQ et Fare ayant demandé que l'on constate l'évaporation immédiate du sulfure, un thermomètre à alcool, marquant 14 degrés, est enfoncé dans le bl^, à une profondeur de 1 [mètre 1/2; au bout d'un quart d'heure> il marque 10 degiés. Ainsi, dans ee court espace de temps» la

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températnre du blé a diminué de 1 degfé 6/10^ et il s'en fkut peut-être de beattoonp que cet effet soit tenniné.

On feftte le lilo en soudant le ceuvercle et on le scelle du cachet du président de la Gemmission à Torifice supérieur et inférieur.

Et ont signé les membres de la Commission^ ainsi ipie H. Doyèie,

Signé : Etroux, Milloî», Fark, Valuer, DovàaB» Rewodx, Hailouik,

DB GuiROIE et DONOP.

Pour copie conHniM :

Lnetaudsiit vilUsire de b dlvisiei,

HDITOMB SiANCB.

L'an mil huit cent cinquante-sept, et le once février^ Les membres de la Gommiasioik se trourent réunis au ForUNeuf, ii midi et demi.

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