‹ Conservation des grains par l'ensilage. Recherches et applications expérimentales faites depuis 1850 pour démontrer la conservation des grains par l'ensilage souterrain hermétiqueChapitre 23 sur 67 · ABSENTS · texte numérisé non relu

ABSENTS

MM. DE GumoYE, maire d'Alger, — Yaluer^ membre de la Chambre d'agriculture, —

158 EXPKRIBNCES U£ L4 GUERRE.

L'examen à biie porte sur une qoftatité de i,335 quintaux métriques de blé répartis ainsi qu'il suit dans deux silos du Fort-Neuf. Silo eit, 6S5 quintaux enaiiés eu présence da la CoauniiBÎon le 7 ftvrier

Silo otieit, 670 qutulanx easilés le 1 1 du mémo mois.

Aux deux époques^ ces deux silos une fois lemplis, et le grain qu'ils

*!ontiennent soumis au procMf'- susmentionné, on a scellé du cachet de M. rîntendant niilitaire, président, les orifices supérieur et inférieur.

La GommissioB Mt procéder d'abord & TouTerture de l'orifice inférieur du silo est, après avoir préalablement constaté que les scellée sont parfaite^ ment intacts.

Le blé qui s'éebappe de ce silo donne lieu de remarquer qull ne se révèle qu'une odeur presque insensible de sulfure de carbone; pour quelques

membres de la Commission môme, le blé n'exbaîe que l'odeur de silo naturelle a tous les grains qui ont été ensilés pendant un certain temps

Ce blé est soumis ensuite au tamisage, et l'examen des résidus fait avec la plus minutieuse attention démontre qu'il n'existe pas la moindre trace de charançons vivants. Tous sont morts et réduits en poussière, à l'exception d'un bien petit nombre ayant encore leur forme première, mais se pulvérisant sous la moindre pression du doigt.

La Commission l'ait ouvrir l'orifice supérieur du silo ouest.

A l'enlèvement de la plaque de zinc qui bouche l'orifice du silo, plusieurs membres de la Commission constatent une exhalaison tr^s-marquée. mais très-iugitiye, de sulfure de r^ucboue. Après deux ou trois minutes, cette odeur n'est plus sensil<le.

Le bit) qu'on extrait de ce silo présente les mêmes caractères que celui du silo est.

Quelques membres signalent une légère odeur de sulfure; d'autres ne reconnaissent au blé que l'odeur naturelle du blé conservé en silo.

Soumis au tamisage, ce blé donne des résultats aussi satisfaisants que le premier : les insectes sont tous morts, réduits en poussière ou complètement desséchés.

Procédant ensuite au pesage do la denrée, on obtient, avec le blé extrait du silo est, par l'ûriiice inférieur, le poids moyen à rbecbûlitre de

Avec le blé extrait du silo ouest par l'orifice supérieur ou obtient le poids moyen de 77 '',4'' à l'hectolitre.

t il est etMBtiel de remarquer qaeia plos grande itarlic des blés qui sont amenés à

Algur provieuueul des >ilri.-, amibes, p! ijue l'odeur du silo, oùl-elle éU> reconnue de la manière la moins douteuse, ne puurruit êU'e attribuée avec ceriiludc au système eu expëriaientalioD. L. DoUre.

...... ^le

A Tépoque d« r«nf(nûn6iiient àt ces bUs àm lit nlotx il M coiurtatâ les poids suiTants;

Pour le premier blé, lo poids de 75*,1

Pour le deuxième blé, le poids de 77, 7

La différence en plus ou en moins coastalée entre les premières pesées et

eas dernières est éyideroment insignifiante, et ne peut provenir que de la difficulté d'obtenir par les procédés employés un mesurage sans variation.

La Commission reconnaît que la concordance dans le poids de la denrée, comparaison faite à cinq mois d'intervalle, fournit à elle seule la preuve la plus irrécusable de la destruction totale du charançon et rindico certain de l'action immédiate du sulfure de carbone contre le ravage de ces insectes.

La Commission fait ensuite les observations ri-après :

La température du magasin^ aux abords de i'oiiiice supérieur du silo ouest, est de 24 degrés 2/ 1 0.

Celle des abords de l'orifice inférieur du silo est de 20 degrés 3/10.

Kt la température du grain prise dans le milieu du silo ouest, à une profondeur de 3 mètres environ, est de 15 degrés.

Ensuite les deux silos sont reformés avec les plus grands soins et scellés de nouveau du cachet du président.

Sous l'impression des immenses résultats obtenus du procédé Doyère, la Commission en proelame, à runanimité, le succès le plus complet.

Et la Commission, avant de se séparer^ décide qu'elle se réunira dans le même magasin â. la fin de V&é, pour examiner de nouveau ces mêmes blés, alors qu'ils auront traversé la saison chaude, et prononcer ft cette époque un dernier et définitif jugement sur la question importante qui l'occupe en ce moment

Les quantités extraites des sUes pour servir aux expériences qui précédent s'élèvent à 9^,$0K Fait et dos les jour, mds et an que dessus.

Bt ont signé les membres de la Gommiision.

Signé : Etboiix^ Millou, Fars, Bkrouï, AunniAB et Diuitmat.

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