DOUZIÈME SÉANCE
L'an mil }]uii cent cinquante-sept^ et le vingt-trois septembre^ à buit
heures du matin,
Les membres de la Commission se triiuveut réunis au Fort-Neuf.
A l'ouverture do la séance, on procède au pesacre de plusieurs sacs de blé, prélovés le 7 février sur reuseiidjle des blés à enfouir à cette époque dans le silo est, et conservés sous cachet, pour servir aujourd'hui de terme de comparaison avec les grains renfermés dans ce silo.
Ces blés, composée de blés sulfîués e/t de blés non aulfmés^ donnent les résultats suivants :
Bncinqpesées^Ioblénon sulfoiéapiésNité^surune quantité de 3',15>';2b^ un manquant de 42'',3'', soit une perle moyenne de 0Si3'',42d pour 100,
En deux pesées, le blé sulfuré, sur une quantité de l>j!>â''>â^ présente un déficit de 12S3'', qiù élève la perte à 7'',0'' pour JOO.
Blé sulfuré extrait du silo est le H février 1 8Li7 et mis également en sacs cachetés : en quatre pesées, 220 kilogr ininn ; présentent un déficit de 45'', O**, ce qui constitue une perte moyenne de 7'',22'* pour 100.
Cette opération terminée, la Commission assiste à l'ouverture de l orifice supérieur du silo est, dont la fermeture scellée du cachet de M. Tinteudant a été trouvée intacte.
L'appréciation de chacun des membres de la Commission relativement à l'odeur qui s'échappe de la bouche de ce silo et du blé se trouve consignée plus bas.
La Commission descend ensuite dans la cour dJeu bas, où elle ordonne immédiatement l'oaTertafe de l'oxifice inférieur, dent k fermeture est trouvée parfaitement intacte.
Une partie du blé qui s'échappe de cette bouche est transportée dans la cour et passée au tamis à main ^ les cbaran^ons, que Ton trouve en grand nombre dans les xésidus^ sont entièrement morts et desséchés; la Cornmisnon constate qu'il n'existe pins, dans ce Mé soumis au sulfine âésîn' féctéj la moindre trace de cfaaian^ns vivants.
Le blé est firais et coulant à la main.
Opinion étmse par chacun da menûires de la Cononission sur l'odeur de ce blé,
M. Eyroux, secrétaire de la Commission, atrouvé à l'ouverture supérieure du silo est, ainsi qi\'À l'ouverture inférieuiey une l%àre odeur de sulfure de carbone.
M. Fare^ à rouverture supérieure, très-légère apparence d'odeur de sulfure, qui ne se trouve plus ni dans le blé ni à la bouche inférieure du silo; l'odeur qui persiste ne lui est pas connue.
M. Renoux a trouvé à l'ouverture inférieure du silo une très-légère odeur de sulfure de carbone, mais n'a pas fait la même remarque à l'ouverture supérieure.
M. Millon, une odeur vive et désagréable s'échappe à l'ouverture du silo, la sensation est trop rapide pour la définir ; il trouve une odeur analogue dans la masse du blé, mais qui se dissipe très-vite.
M. Geoffroy trouve une odeur bien marquée qu'il ne peut préciser, mais qui n'est pas celle provenant de la fermentation du blé.
M. le président trouve une odeur qui parait provenir du sulfure de car-* boue, dans le blé, au moment de aa sortie par les deux orifices du, silo, odeur qui se dissipe rapidement.
DBUXI«1£ SÉRIE.
Le pesage i la trémie conique a donné les résultats suiTUits :
Le blé extrait de l'oTifice içférieur pèse 7 hectogrammes de plus & lliee-
tolitre qu'à l'époque où il a été ensilé.
Le blé extrait par l'ouvertuce sapérieuxe pèse 6 hectogiammes de moins
par beetolitre.
TSMPRRATLKE.
Température du blé extrait 23*^2
— extérieure du magasin d'en bas, prise à 1 1 heures. 26, 6
— dans l'intérieur du silo est et au sommet du blé. 24, 0 La Commission s'ajourne au Icodemain, à une heure, pour suiYre les
opérations de Fe ttraction du blé du silo est Ces opérations, exécutées par les soins do Tofficier comptable des subsistances militaires, M. de Saint-Victor, sont placées sous la surveillance et la direction de M. le sous-intendant mili' taire Geoffroy, chargé du service des subsistances militaires.
Le blé extrait sera mis en sacs égalisés au poids net de 60 kilogrammes, et la reconnaissance du poids total snra faitn en prt'«sf nro do la Commission aussitôt que i^opération d ensachement du blé contenu dans le silo sera terminée.