MS4Û
Moyenne . . .
A la fin de Topération, on détermine également le poids de Thectolitre du dernier blé ^trait, et on obtient les réeiiltatB consignés au tableau eidessous :
iQdieatioa de la pesée. Poidt bnit eemieté. Tare de llieet. Poids oet de fbecU de blé.
Il ,40
Moyenne. . • 77M33
Enfin, avant de proc/der à la fermeture du silo, on constate l'état de la paroi intt^rieure de l'urilice d'extraction, (]\n se trouve entièrement dégage''. Eiio est lisse, sèche, et sans grains adliérentb, sauf aux deux angles inf»*ricurs et à l'angle supérieur do droite, dans chacun desquels il se trouve un petit agrégat de fjrains gâtés provenant de la couche avariée qui a été constatée à l'origine des oprratious.
Le silo est refermé; le blé extrait est trausporté daus le magasin de la Limerie, et la Commission s*ajourne au lendemain, à six heures du matin.
Jùumée du 6 juin. — L'extraction du silo est reprise et terminée dans la matinée de co jour, M. Duyère présent.
A l'origine des opérations, une bougie présentée dans l'oiîfice supérieur 8*éteint brusquement lorscpi'elle arriTe au bas du col. Cette expérience, plusieuM ièîs renouTelée, donne constamment le même résultat, ee qui ne permet pas de fiiire descendre immédiatement des ouvriers dans le silo, pour pousser le blé> à la pelle, vers l'orifice inférieur. On place deux hommes sur la pkte-forme supérieure pour faciliter l'écoulement du blé au moyen d'une perdie.
Au bout d'une demi-heure environ, les ouvriers peuvent descendre dans l'intérieur du silo ; les premières séances ne sont que de deux ou trois minutes seulement^ mais, au bout d'nu temps assez court, les ouvriers travaillent d'une manière rontinue et sans être sérieusement incommodés.
On met de côté un poids net de 3,000 kilogrammes da blé, qui est placé
EXPÉRIKMCBS DR LA MARIJfE
dans 30 vm, lenfonnaiit chacun 100 kilogrumnes de Mé, poids net. Ces sacs sont scellés et expédiés au moulin.
Le reste du blé extrait est placé dans 175 sacs» qui donnent un poids brut
total de 47,564^200
La taie de ces 175 sacs^ a été détenninée par des pesées
directes et a été trouTée de • 1 84S000
Reste, pour le poids net 17^380^,200
Ce qui donne, par conséquent, pour le poids total net du blé extrait du silo dans cette dernière opération, 20,380^,200. Ce blé est transporté au vieil arsenal.
Le poids de rheetolitre de blé est constaté une première fois au milieu de l'opération, et par trois déterminations qui donnent les r&ultata suiTanIs :
Indication de la pesée. l'oirJs brut constaté. Tare de l'Iiecl. Poids oel de l'hecl. de blé.
HS400
lloyenne. • • 77'',150
La température du blé est de 8* 8. '
Enfui ou prucùJe à une dernière déterminatiou du poids de l'hectolitre, sur le dernier blé extrait du silo, et on trouve :
iHdicailoa delà peiés^ PoUtbrat eouitlé. Tar« d« lliaeL PoUs Mté» rteet. 4« Uk»
Moyenne. • • 76^,546
Ce blé est & la température de 1 0* 2.
Pendant qu*on extrait les derniers sacs de blé, la Commission descend dans rintérieur du silo, dont elle yisile les parois ayec le plus grand soin. Les parois latérales, le déme et le fond sont lisses et parMtement secs, aussi bien sur les surfaces planes que dans les angles; quelques grains, trè^ rares, sont restés déposés sur les saillies des rivets, ou ont adhéré au goudfon qui avait reflué par les joints des rivures. Tous ces grains sont bien secs, très-sains, et la Commission, malgré les investigations les plus minutieusee, ne trouve pas un seul grain de blé avarié.
Le dernier blé extrait, examiné dans le silo, a^est pas coulant & la main ; il a exactement l'aspect et le toucher des grains sortant de Tépi.
La Commission, par cet examen du silo, acquiert la conviction (pie l'enveloppe métallique est jmrfaitement étanche, et qu'elle u'a pas pu laisser pénétrer dans le silo une seule goutte d'eau ; dès loi^, l'eau qui est venue
se condenser dans la tubulure inférieure, ne peut provenir que de riiumidité inhérente au blé ensilé, ou de celle qui existait sur les parois lors de l'ensilage (voir le procès-verbal de la .^t'ance du 1 7 janvier 1859); cette mn.densation s'explique, d'ailleurs, par les variatious do température que l'orifice inférieur, exposé i Tair de la galerie d'extraction, a dû éprouver, à un plus haut degré que Tintârieiir même du silo.
En résumé, les constatations faites parla Commission doivent être classées et appréciées lunsi qu'il suit :
1* En ee yui eoneeme lehlé de la Lmerie :
Ce blé se trouve en très-bon état de conservation et est légèrement poussiéreux; sa température est de 13* 6.
Son poids total actuel (5^864^750), comparé avec celui qui a été constaté lors de la mise en grenier le 22 janvier 18S9 (t, 99^,600), accuse un déchet de 129i'>8$ sur la masse totale, ou d'un quarante-e^tième environ.
Le poids de l'hectolitre n'est plus aujourd'hui que de 76^083, tandis qu'à l'origine des expériences il avait été trouvé de 77^,876 : différence en moins, 1 1^,7 93.
2* En ceqùieaneerw leblédu nh :
Ce blé se trouve très-frais et en pai£ût état de conservation ; seulement, il est très-peu coulant à la main, notamment à la partie supérieure du silo. Il exhale une odeur difficile à caractériser, et qui paraît devoir disparaître complètement par l'exposition à Tair, ainsi que le prouve l'épreuve faite sur quelques poignées de blé : ce point sera du reste mis hors de doute par l'expérience que la Commission doit faire pour établir comment ce blé se comportera en grenier, après son extraction du silo, et on peut présumer, dès aujourd'hui, qu'il ne faut attacher qu'une importance secondaire à cette odeur spéciale du blé à sa sortie du silo.
Lorsque \ ers la iin de l'extraction, la Commission descend dana le silo, elle constate que le Lié restant à extraire présente exacleuieut l'aspect et le toucher de grains portant do l'épi. Cette observation est coulirmée par les ouvriers.
Les parois métalliques du silo sont en trùs-bou état, lisses, parfaitement sèches et sans grains adhère uts; les recherches les plus imuutieusos no permettent pas de découvrir la moindre trace de charau<ions ni de blé avarié. Le Lié, en un liiut, paraît être exactement dans le même état qu'à l'époque do son eut'uuissenient dans le silo.
Un phénomène particulier s'est produit à l'orifice inférieur du silo : il y a eu en ce point couceulratiuii d'une petite quantité d'eau (0',15à 0',20 environ), et avarie d'une très-petite quantité de Lié (nioins do 1 kilogramme).
L'uLsorvatiou miiiulieujjc des laits constatés conduit à l'explication suivante : l'eau qui s'est condensée près de la tubulure inférieure n'a pu pénétrer dans le silo ni par les pai^is ni par les joints de fermeture ; elle provient soit de l'humidité inhérente au blé ensilé, soit de celle qui
226 BXP^MIBNpBS DB Lk M4IUNB.
existait sur les parois lors de Tensilage. Sa condensation près du tampon 4^ fermeture résulte des variations de températwre que ce fanyN»^ ex^^ à l'air rtnmwelable de la galène ^extraction a dû éprouver à un plus baût degré ^e l'intérieur même du silo. Enl|n, la présence d'une petite quantité de blé avarié est la conséquence de la condensation de rbumidité près du tampon et des variations mêmes de la température en ce point.
Une fiiut pas oublier, d'ailleurs, que la présence d'une faible quantité de blé avarié près de Toniice inférieur a été constatée dès la premièfd visite trimestrielle du silo et expliquée par des circonstances physiques analogues.
, L'aéra^ de la yalerie, établi par M, Boyère, aprèe Ut iroùième visite du sih^ n'a pu qu'aggravei- les conditions défamon^les dans lesgueUes 1(6 tiQUve évidemment la tubulure inférieure, et cependant il ne parait pas qu^ 1^ quantité de blé avarié ait augmenté d'une manière sensible. On doit donc en conclure qu'il ne s'agit là, en définitive, que d'un phénomène local, d'une importance très-raiiiimC;, qui résulte uniquement des conditions d'établissement de l'orifice iiilV'rieur et qui ne saurait intiriiier le principe du système des silos de M. Doyùre. il sera probablement iacilo do remédier à cet inconvénient, en enfermant la tubulure actuelle dans une seconde enveloppe, de uiauière à rentiiurer d'une couche d'air eu repos et non renouvelable, et en prenant quelques précautions spéciales dans l'établissement des galeries d'extraction.
Ccl inconvénient est d'ailleurs si minime, i|u'on ne saurait lui sacrifier les avantages résultant de la rapidité avec laquelle s'eiTectut' l'extraction par un orifice placé à la partie miérieure du silu ; et sous ce rapport, le silo d'essai est dans do très-bonnes conditions, car il ne faudrait pas plus de sept & huit heures pour le vider complètement \ ainsi que le prouvent les résultats obtenus par la Commission dans les séances des 5 et 6 juin.
Le poids total net du blé retiré du silo est de 54>Û97>',K3
On a» en effets extrait dans les journées des 2 et 3 juin . , 26^4 65 ^73
— S juin • « 7,8SI ,60
— 6 juin . • 20,380 ,20
Total égal . • 54,097^63 te poids trouvé lors de l'ensilage (20 janvier 1869) était de 54,165 ,02
Il y a donc un déficit de. . • 67'',49
Ce déficit doit être atténué des j^rtes légères qui ont dû se produire soit pendant l'ensilage, soit pendant l'extraction, soit enfin lors des visites delà Commission; d'un autre cété, si l'on se reporte aiiz conditions dans lesquelles l'ensilage a été effectué, on reconnaîtra que ces conditions ont été des plus défavorables, car l'opération a duré quatre ^ours, du 1 7 au 20 janvier 1860 ; les sacs avaient été réglés et pesés au vieil arseqal dès le 15 janvier; et on
PORT DE CHBRBOUlkG»
u dû éUiblir par des vciiUcatiùûs et par des moyennes le poids rectifié des sacs, au mument de renibuissement dans le silo. On ne saurait, d'ailleurs, opérer sur des masses aussi consid^^rablos avec un*; pirciini mathématique, et la Commission, malgré tous lus isoins qu'ullo a, appuilts aux tipéralions d'enfouissement et d'extraction, ne croit pas pouvoir garantir l'exactitude |rigou|euse et absolue des nombres qu'elle a obtenus, ^nfiu, il n'est peul-étre pas bors de propos de rappeler (jue le silo p'était pas terminé lors^e le blé y a été renfermé, et que cette circonstance a pu influer sur la manière dont le blé ^est comporté dans les premiers temps de son en^ fouissemeit.
ta CommiBsion, k Tunanimité, se basant snr les considérations qui pré* cèdent, est d'avis ^e le décbet, qui est accusé par les chiffres bruts, est tout & &it însignî&oit ; qu'il n*y a, par conséquent, pas lieu d'en tenir compte ; et que, existât-il réellement, comme il est environ vingt fois plus faible que ce^tti qui a été constaté sur le blé de la Limerie, il n'en serait pas mgîns acquis que le système de silo de U, Doyère a une supériorité incontestable sur le procédé ordinal ri? de conservation des blés en grenier.
La détermination du poids de l'hectolitre du blé extrait du silo a donné les résultats suivants :
Le 2 juin, pour le blé prélevé directement par l'oriûce supérieur du silo. . . V li^,930
Pour le premier blé extrait par l'orifice inférieur 76 ,647
A la fin de la séance, après une extraction d'environ 6,660 kilo- ,
grammes de blé 76 ,147 *
Le 3 juin, on a extrait environ 19,500 kilogrammes de blé; au
tiers de l'opération. ..70 ,6o0
A la fin de l'opération 77 ,233
Le ï> juin, où on a extrait 7,531", (iu de blé; au commencoipcnt
de l'i)pération 77 ,350
A la iiu de l'opération 77 ,433
Entin, le 6 juin, où on a < xirait ■20,380'',20 : vers le milieu de
l'opération. 77 ,150
A la fin do Tupératiuii 76 ,546
H est difficile de déduire de ces chiffres une moyenne générale, car ils ont été déterminés à des interv alles variables, et ou doit se borner à conclure de leur examen que le poids moyen de l'hectolitre est inférieur à celui qui a été constaté lors de l'ensilage (7 7 ■',87 6} , mais supérieur & celui de la limarie (76>',0â3) ; soiu ce rapport, l'avantage est encore au silo de V. Doyère.
L'infifiriorité do ce poids moyen, par rapport à celui qui a été cop^té lors de l'ensilage, vient peut-être, en partie, 4d ce que le blé était très-peu
* Ce chiffre parait devoir correspondre au blé placé a la partié supérieure du silo qui a dû s'écouler par rûriiic« inférieur avant le blô situé près des parois latérales éloignées de cet orifice.
228 BXPlftRIENCBS DE LA MARINE.
•juuldnt à ia maiu, usa sortie du silo^ et il ei^t posisibie que cette iiiféri<irîli' d:sparai:5se par suite de rexposition du Lié eu grenier, ainsi que M. Duyere l'a lait (ibserver. Si cette amélioratiou ne se réalisait pas^ la diminution du poidi» de rhectoUtre, rapprochée du déchet très-faible qui a été constaté sur la masse totale, tendrait à laire conclure que ces deux faits ont entre eux une Giirtaine corrélation, (^t (^u'û a dû se produire dans Pintérieur du silo des phénomènes particuliers qui ont échappé à. robservation dd la Commission.
Quoi qu'il ea soit^ il est un fait bien établi, tant par cette ddiniè» viiite du 8Îlo que par les TÎsites antérieures et dont la Commission ne peut donner d'explication satisfaisante, c'est que le poids de rhectoUtre est notablement plus faible pour le blé placé à la partie supériemo que pour le blé placé à la partie inférieure. Le poids & l'hectolitre parait d'ailleurs être mazimum pour le blé situé vers le centre du silo.
Une dernière obserradon doit trourer sa place ici. On sait que la détermination du poids spécifique du blé est une opération tiè»-déliâite^ qui peut donner des écarts notables quand elle n'est pas faite dans des conditions identiques.
La GonUnission s'est attachée & éviter toute cause d'erreur en op&ant constamment avec une trémie placée sur chevalet et sut sol plaiu ; mais elle estime qu'il ne fiiut pas attacher une importance absolue aux variations qu'elle a constatées à des périodes Soignées, et que l'on doit seulement re<garder comme certains les faits généraux qui ressortant de ces variations, tels quelle les a mis en évidence.
Ces conclusions posées, la Commission se transporte au vieil arsenal, où elle fait placer dans des sacs tarés à l'avance 3,000 kilogrammes du blé de la Limerie. Tous les sacs sont réglés au poids net de 100 kilogrammes de blé, cachetés,, étiquetés et expédiés au moulin, et la Conunission termine ses opérations par la détermination du poids de Thectolitre du blé extrait du silo les 2 et 3 juin, qui est déposé en grenier depuis le 3 juin.
£Ue obtient les résultats suivants :
iMtteMiMi delà pecée. PoMi brut eonttalé. Tare rheet. Poidi net de rbeet. de M6. 1" 88k,lS0 llS37a 76S780
3* 88 ,070 il ,370 76 ,700
Moyenne. • • "~76*,9I0
Ces chiflkes ne différant pas assex de ceux qui ont été obtenus à la sortie même du silo, pour qu'il soit penms d'en tirer quelque conclusion*
Cherbourg, le 6 juin 18C0.
Les membres de la Commission, Signé ; De Castbllanb, président; Le Sens, Farcy, VVasse, Davv, AieRR, BaosssLiN.
PORT DE CU£KfiQUKG. 229