IS.IO
Les faits qui vieJiuent d'être exposés doivent être classés et appréciés
ainsi ([u'il suit :
1" Le blé de la. Limerie s'est liieu cuuservé peii<l.iiit la durée des expé-
' Il ost presque inutile île tairr: rcmaiHiiier que la différence exisfe entre ceUe humiUilu ai la preiuiëre ae peul élre aUribuée qu'a ce que les échaïUilious uni élé prid, pour disqae épreure, sur des poinU isolés. Voir le tableau de la p^e 202, L. D.
riences, mais'son poids à l'hectolitre a diminué de 1*',793; ce hU a éprouvé un déchet notable (129'',85 sur uno masse de 5,994k,600), et il a exigé une dépense d'eutretien de 20 £r. Idc. Le déchet total dépend du soin avec lequel le blé est conservé en magasin, et l'ensemble ào cfs deux dépenses roprt'sonlc la perte subie par l'Etat. Cette perte, dans le cas présent, et en prenant le prix d'achat du blé, qui était de 24 fr. 25 c. les 100 kilogrammes, s'élèverait, par an, aux trois CENTièires de la valeur du blé.
2* Pendant un séjour de plus de seizo mois dans le silo, le bl»'' enfoui s'est consprvé dans l'rtat le plus satisfaisant, bien que ce silo ait été ouvert à plusieurs rtipris. s, et .[u'à chaque viaiie quelques hectolitres de blé aient été extraits ^■t expoiscs à l'air.
3<> Deux phénomènes particuliers se sont produits dans la tubulure inférieure du silo.
Dès la première visite du i>ilo, on a trouvr un petit agrégat de grains gâtés et fermentés, qui a subsisté sans augmentation jusqu'à la fin des expériences, et dont M. Ooyèrc a expliqué la formatiou de la manière suivante : Pendaat le moia qui s'est écoulé entre l'enfouissement du blé et Tachèvement du silo, Tinfliience de la lempétatore ezt&rîeiue si'est îùt sentir plus particulièrement sur la vot^fe supérieure du sUo qui n^était pas recouverte de remblai, et sur la tubulure inférieure qui débouchait & air libre dans la galerie d'extraction dont la porte n'était pas placée : il en est résulté un abaissement de température en ces deux points, et par suite une concentration de l*bumidité provenant du blé. Après i'aehèvement du silo, la galerie étant fermée simplement par une porte, la tubulure intérieure a été moins protégée que la voûte du silo ; l'abaissement de température et la concentration d'humidité ont été plus persistants en ce point qu'auprès de la voûte, et ont fini par déterminer la détérioration de la couche de blé en contact immédiat avec la paroi.
Le second phénomène, qoi a été observé seulement à la troisième visite et qui s'est reproduit à la quatrième, a consisté dans la concentration d'une faible quantité d*eau à l'intérieur de la tubulure, et dans l'avarie d'un peu de blé au point où cette eau avait séjourné. •
On avait pensé, lors de la troisième visite, que cette eau avait pu pénétrer dans l'orifice par le joint de fermeture; mais l'observation minutieuse des faits cousiatés à la quatrième visite a prouvé que cette explication était inexacte. On a reconnu que l'eau qui s'était condensée dans la tubulure n'avait pu pénétrer dans le silo, ni par les joints de fermeture, ni parles parois métalliipies, et que cette eau ne pouvait provenir que de l'humidité inlit'rente au blé ensili' ou de celle qui existait sur les parois intérieures lors de l'ensilage. Sa i on(l< nsati<>n près du tampon de fermeture s'explique par les variations de température que cf tampon, exposé \ l'air renouvelable de la galerie d'extraction, a éprour.'es à un plus haut degré que l'inférieur du silo; enfin, la présence du blé avarié est le résultat de la condensation de
l'humidité près du tampou^ et des variations mêmes de la température en ce point. • ^
Les deux plu^nomènes observes s'expliqut'iit <lonc par des eirconsUinr^îs physiques analogues, et il ne s'agit là, eu déliuitivc, que d'un lait lucdl d'une importance minime, qui résulte uniquement des conditions d'établissement de l'orifice inférieur, et qui ne saurait infirmer le principe des silos de M. DoyèiB. On remédiaa à cet inconvénient en enfennanl la tabuluie actaelle dans une seconde enveloppe métallique, de manière à l'envelopper d'une masse d^air en repos et non renouvelable, et en prenant quelques précautions dans l'établissement des galeries d'extraction.
Cet inconvénient est, d*ailleurs^ si minime, qu'on ne saurait lui sacrifier les avantages résultant de la rapidité avec laquelle s'effectue Veztraction par un orifice placé à la partie inférieure du silo.
4» Le blé} à la partie supérieure du stlo^ a présenté cette circonstance singulière que son poids à l'hectolitre a été constamment en diminuant depuis l'origine jusqu'à la clélure des expériences. Ce Cait n'a pu être expliqué d'une manière satis&isante.
5* A sa sortie du silo, le blé était aussi frais et aussi en bon état qu'à l'époque où il avait été ensilé; il était plus net et plus brillant que le blé de la Limerie^ il avait seulement une odeur spéciale difficile à caractériser, et il était peu coulant & la main; mais Texposition en grenier et un pelletage régulior pendant quinze jours lui ont £ait perdre toute odeur et l'ont rendu très-coulant à la main.
6* Il a éprouvé, pondant son séjour dans le silo, un déchet de 67'', t9 sur une masse totale de 54,165'',02. Ce déficit doit être att*'nut> des pertes légères qui ont dû se produire pendant l'ensilage, pendant l'extraction et lors des visites do la Conmiission. Il faut t^nir compte aussi de ce que Tenfouissemeiit du blé avant Tachèvement du silo et le peu de précautions prises dans l'établissement de l'orifice inférieur ont dû influer sur la manière dont le lilé s'est comporté. On sait^ d'ailleurs, que les pesées ne peuvent étro laites a^c une exactitude rigi)ureuse sur des masses aussi considérables, et on doit conclure que le déchet constaté est insignifiant;, qu'il n'y a pas lieu de s'y arrêter, et que ce déchet étant environ nntii fois plus i'aible que celui qui a été constaté sur le blé de la Limerie, il demeure acquis que le système de M. Doyère a, sous ce rapport, une supériorité incontestable.
7" Le blé conserve dans le silo a produit d'excellentes farines, avec lesquelles on a obtenu un paiu et du biscuit ne laissant rien à désirer; il a donné, sous ce rapport, des résultats identiques à ceux qui oui été obtenus avec le blé de la Limerie.
8» A la sortie du silo, le poids moyen de l'hectolitre s'est trouvé inférieur de 0*^,946 à celui qui avait été constaté lors de renailage, et la différence s'est réduite à Ù'^y^^O par suite de l'exposition à l'air. D'une manière absoluoi cette diminution du poids de l'hectolitie rappro-
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chée dïi déchet très-faible de la masse totale, et (h faits particuliers qui ont été observés dans l'orifirr inforionr^t à la partie supérirure dn silo, tendrait À faire présumer qu'il s'fst produit dans l'intérieur du silo dfs phi'nom^nes partiruliers qui ''-iif ôchappé à l'observation. Mais, comme la détermination du poids dp ritoctôlitre est une opération Irès-dclicatc surlar|nelle l'état de îa surface du ifrain et les circonstances extérieures exercent une grande influence, la différence constatée en dernier lien paraît trop faible pour qu'il soit possible d'en tirer une conclusion défavorable au système de M. Doyère.
Le blé de la Limerie est d'aflleun, sous ce rapport, notablement inférieur i eelui du ailo, puisque^ pendant la même période, son poids h l'hectolitre a diminué de lk,703.
9* finfln, en ee qui concerne le degré d'humidité des blés» si les chiffires absolus donnés par UBf . Doyère et Besnou ne sont pas les mêmes, ce (pii peut tenir à des dilfikences dans la manière d*opérer, leur comparaison conduit en général aux mêmes conclusions.
Suivant M. Doyère, le déchet de S**, 17 pour iOO éprouvé par le blé de la Limerie ne serait pas simplement une perte d'humidité, puisque ce blé n'a perdu que moins de i pour 100 d'eau; il se serait passé dans ce blé un travail intérieur, une fermentation cpui aurait'enlevé une partie de la substance nutritive, ce qui expliquerait le fait si anormal en apparence d'une diminution de la densité correspondant à. une diminution dans le poids total.
Pour le blé ensilé, au contraire, le déchet de la masse totale s'expliquerait par la perte d'humiditt'^ suliie par le blé, qui devrait être attribuée en partie aux déplacements d'humidité qui ont eu lieu dans l'intérieur du silo. r>n partie aux déperditions d'eau qui ont pu se l'aire jiar les orifices, puisipie le silo a été ouvert plusieurs fois ; qu'A chaque opération une partie du (dé a été extraite et exposée à l'air, et que l(; tilé cxlr-nl à la première visite est même resté une semaine sur plancher avec un pelleUige journalier.
lU
En résumé, le silo d'essai construit au port de Cherbourg a complètement réussi; il offre un moyen str, commode et économique de conservation des blés, supérieur sous tous les rapports au procédé usuel de consemtioii en grenier.
(GUerbourg, le 31 juillet mo.
Les membre» de la Commission»
Db Castbllanb^ Ch. LeSbhs, Wasbb^ Fâhch, Brossrlin, le garde-magasin Davî, L. db Pontaumokt^ inspecteur adjoint.
PORT Dlî BUliST.
Rapports de la Commimnn spécinf^ chargée de suivre et de eongtater les essaifi, au port Rri'fit, d'un s)/xfhtie d'cmilage de^ fdés, immitr par \f Doyh'p , profi t^mr f^r sn'f^nces physiques^ H rhrmù/nps au h/rJe Bomparie et d'histoire naturelle appliquée à f Ecok centrale des Arts et Mwmfaeturet,
Séance du iO mm 1859,
Aujnnrd'liui, rlix niNrs mil huit rriit i'in([iiaiito-aeuf, nous
DODIN, Commi>saii t; ,iux -;ul>sistaii»:e.'> de la iiiarine^ président ;
VERRIER, ingénieur «les travaux hydrauliques;
THOMAS, chnf do manutention principal;
Et VINCENT, pharmacion do classe de la marine ;
Membres composant la Commission spéciale nommée par M. le préfet maritime, le 18 février 1859, pour suivre et constater les essais ordonnés par la dépêche ministérielle du 25 août 1 858, concarnant l'ensilage des blés d'après un système inventé par M. Doyére, titulaire d'un nuurohé passé dans ce but, à Paris, par la marine, le 30 juin 1858, pour la coostruction de silos métalliques à Cherbourg, & Brest et & Toulon ;
Nous sommes réunis au détail des subaistanees et y avons procédé, en présence de M* Gourjon, inspecteur 4e la marine :
1* A l'examen du silo en téle galvanisé^ construit par les soins et aux fîcais de M. Doyère, ainsi qa*à celui da la fosse dans laquelle ce silo doit être placé;
V Au choix préalable du blé qui davva y être ultérieurement renfermé. Nous étant tiansportés sur le lieu désigné, le 21 septembre 1858, par une précédente Commission, pour rétablissement du silo .en question, nous
avons tout d'abord remarqrj' que l'excavation pratiquée, aux termes de Tarticle 4 du marché, par la marine, pour le recevoir, s'emplissait d'eau de mer & chaque marée, par suite d' infiltrations considérables existant dans
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toute Tétandue du qaû des Vims et qu'il setait impoesible d'empécber.
Cette circonstanee a paru à la Commission susceptible de nuire tant & la oonsemtioû du blé qu^&eelle de son conieiiant métallique. Mais U. Dofère s*e6t empressé de combattre à cet égard nos appréhensions, en déclarant que par son système U espérait préserrer le grain de toute influence extérieure, et ne doutait pas que la couche épaisse d'enduit minéral^ ainsi que l'enveloppe en maçonnerie hydraulique demi il devait revêtir le silo luimême, fussent plus que suf^sants pour mettre ce dernier complètement à Tahri de l'action destructive de Teande mer.
La Commission ne croit pas^ eu conséquence, devoir insister et se borne pour le moment à constater un état de choses qui ne peut que rendre, en cas de réussite, Tépreuve plus concluante en faveur du nouveau mode d'ensilage qu'il s'agit d'essayer.
Pnssantàrexaiiien du silo proprement dit, pour nous assurer s'il remplit bien les conditions stipulées par le marché, nous avons constaté en premier lieu que co contenant métallique à })ase plane surmontée d'un c/tne troQqué et d'un goulot destn - ;\ donner passage au grain à l'entrée ainsi qu'à la sortie^ avait les dimensions ci-après :
Savoir:
- ^. .... ( diamètre intérieur moyen du cylindre. . . S*,00