‹ Conservation des grains par l'ensilage. Recherches et applications expérimentales faites depuis 1850 pour démontrer la conservation des grains par l'ensilage souterrain hermétiqueChapitre 61 sur 67 · Partie snpériame, 7«k · texte numérisé non relu

Partie snpériame, 7«k

Ce damier cihiffire, rapproché du poids oliflenii dans la séance précédente, Mt rettortir un déchet de 4 kilogrâmines qu'expliquent l'état hiunide du

grain et la présence des insectes*

En résumé; la Commission a constaté :

Que le ïAé logé à la base du silo est en bon état ; que celui des couches moyennes laisse craindre un commencement d'altération ; et enfin que les couches supérieures sont en partie avariées.

TsoUhi, tes jonTp auils «I an «pie d'antre part.

Les membres de la Commission,

QàMMÊàa, GuoifiiM, Bobos, Aog. tmi^ Bohpak^ Ianvibr etCiKim, iuspacteux adjoint.

ADDRMMI AU PUfiuilNKMT FKOGàS^VBBBAL.

H. Doydie, ayant re^ à Paris, par Tintermédiaire de son représentant à Toulon; communication du rapport de la CommisBion; s'est empressé de se rendra & Toulon, où il est arrivé le 13 du courant. Il a prié la Commission de faire une nouvelle visite du silo ; la Commission s'est empressée d'accéder à ce désir. FI le .1 rec(mnu que le blé de la surface était frais, sec, exhalant une odeur fraîche, immédiatement après sa sortie du silo. Ën puisant dans les parties de la surface éloignées du centre, où la Commission avait puisé dans sa précédente visite, on a trouvé quelques grains moisis et un cbaranron vivant. La Commission, après avoir entendu M. DoyÈrc, croit devoir relater textuellement ci-après la note résumant les explications que cet inventeur lui a données.

Jfole remue par M* Ik^re à la Cùumimm chargée ékconirôkr l'expérience

^enrilage des grabu»

Le piocès-verhal de ht précédente séanoe da la Gonuniasbn se termine par Itt deux eondunons suivantes :

« Que le Ué des couchas moyennes laisse ciaindie un eommaneement « d'altération.

< Que celui des ooucfaes snpérienias est en partie avarié. »

a Je ne puis partager les craintes exprimées dans la première, paioe qu'elles n*ont pour origine qu'une ohaervation de température ftito k la main, et qu'un excès de chaleur comme celui qu'on a cru remarquer, fût-il réel, pourrait être attribué, avec la plus grande probabilité, en l'absence de tout autre indice d'altération, au frottement très-énergique éprouvé par la sonde en pénétrant dans le blé. La Commission ne pounait connaitre ia

PORT DE TOULON

lempéniufe mie dm couchas mofjesxa&B qa'en enlevant celles qui sont audessus, et c'est un travail qui ne lui paraîtra sans doute pas motivé dans l'état actuel des choses. Elle préférera renvoyer l'exameii de l'état du blé dans toutes ses parties k la vérification fioaloi qui doit avoir lieu dans trois mois.

« Quant à la seconde conclusion, je crains vivement qu'elle nedonneune ^ée du mal qui n'est point dans les intentions de la Commission. En rapprochant ces mots : Les couches s^gjiérkures sont en partie mariées, de Tindication donnée précédemment, que le blé a été pris jusqu'à une profomleur de 25 centimètres, ce qui n'exclut pas les couches au-dessous, ceux qui liront le propùs- verbal ne pourront manquer do croire à une avarie grave, comme j'y ai cru moi-même en lisant la copie du proc&s-verbal f(ui m'a été envoyée à Paris. Ur, je pense être d'accord avec la Conmiission, en disant que le mal s'est borné à la couche la plus superliciellc, sur une rU inlue très-peu considérable, et qu'il s'y est réduit à une proportion do grains moisiis assez faible pour que Ton ait dû les clierclier un à un dans les lUO kilogrammes de blé environ que la Commission a fait enlever.

« Dans la deuxième visite quia eu lieu hier, 13 mars, le blé de la surface a été reconnu frais, sec, coulant à la main, oflrant, d'après les termes mêmes dont les membres de la Commission se sont servis, wie odeur franche de blé, immédiatement après la sortie du silo. — En prenant du grain dans les parties de la sur£ue éloignées du centre où l'on avait puisé la première fois, on y a trouvé une quinsaine de grains portant des nMiisissures, et un chaian^n vivant. Un tel état de cboses ne permet assurément pas d'appliquer le mot asarié aux couches supérieures actuelles, et les 180 kilogrammes enlevés par la Commission ne formeraient pas au-dessus une épaisseur totale de 5 centimètres. D*ailleurs, ces 180 kilogrammes ont été trouvés^ dans la visite d'hier, en état parfait de conservation» dans les sacs qui les contiennent. On y a remarqué seulement une odeur de moisi aases faible, et qui disparaitzait par quelques pelletages.

a TontÀois, je suis loin de vouloir dire qu'il n'a pas existé dans la partie supérieure du silo une cause d'avarie qui, en s'exa^rant ou seulement en se pn )Io n géant, produirait une perle appréciable. Les observations faites dans la visite du 13 me paraissent ne laisser aucun doute sur cette cause.

« Le silo a dû être imparfaitement refermé après la visite du 26 octobre. L'examen fait hier par la Commission a montré que le collier de caoutchouc, d'ailleurs trop mince, reposait sur de petites pierres et sur des grains de blé ; et que d'autres obstacles de la même nature existaient tMitre ce môme coUier et le bord du couvercle. Il a donc dû exister des intn'^iii r's qui ont mis l'intérieur du silo en communication avec l'atmosphère. Or , 1 au-, à Toulon, a été depuis plusieurs mois excessivement humide. S'il fallait donner une preuve de cette introduction de l'air extérieur, je la trouverais dans la présence de charançons vivants, La Gomiuisision se rappellera que

BXVéRlVlfCIft BB Lâ MAAfNB.

les charançons avaient (M tiouvrs morts dans k'spromières visites, par Peft'et du suU'ure dn carbone. Ccuï t[ui viennent d'ôtre trouvés vivants proviennent sans niiUo doute des magasins oh ont été portés successivrîment les échantillons extraits dans chaque visite, pour y être examinés, pesés et rapportés ensuite au silo. Ils n'ont pu y vivre que parce qu'ils y ont tUMivé une atmosphère respiraljle.

« J'avais pensé d'abord que l'humidité observée dans les couches supérieures pouvait être due à la coudeusatiou de oeHe que contient l'air renfermé avec le blé dans le silo. Mais, en présence de ce (fui s'est passé dans toutes les autres éprouves, on France, ou avec dos blés beaucoup plus humides, rien do tel n'a été observé dans le col des silos, je crois devoir renoncer à cette hypothèse. Elle est également repoussé par ce fait que l'on n'a remorqué aucune trace d'humidité dans l'orifioa inférieur, bien qu'il floit plus exposé au refroidissement que l'inîfioe supérieur.

Le TÎde laissé à la partie supérieure du silo par la non-iéintégratioa des six sacs extraits le 26 octobre a dû favoriser Teffet nuisible de rintroduction de rair> en facilitant sa circulation & Tlntérieur. Si le silo aiait été rempli de blé jusqu'à Torigine du col, et de paille dans toute la hauteur de celui* ci, la paille seule eût éprouvé les effets de Vbumidité* Hais o'est là une pratique dont il vaudra beaucoup mieux encore se débamaser en veilkat à Texactitude des fermetures.

Toulon, lo ié msrs IWl.

Page 1