L. DofiM
Et ont signé le présent procès-verbal
Les membres de la Commission,
MAÎLLAni) T»F, LlSCOniT, GUINGAN, JANVIER, BolIFAa, |U)DX«
BoRiES et Cartier, inspecteur adjoint.
Sigtié : U DoiSRB.
Huitième et dmiier rapport de la Cummuanun apéciak chargée des (SXjpvnemes à faire sur l'ensilase raUomiel de M, Doyère*
La Commission spéciale nommée conformément à la dépêche ministé* rieUe du 25 août et composée de :
MM. CL^nMT, capitaine de frégate, président;
GumoAir, commissaire des subsistances ;
JâRviBR, ingénieur des travaux hydrauliques;
' Le proces-vcrbal ne mentionne pas que dans la sénir i^ qui a clos la série d'expérience consignée dans le septième rapport, il a été ialrcHluit dans le silo une «juanlilé de •ix kilogrunma o I demi de soUare de carbone brut du connwrcet pour nettre It Qm* aittion à mtoe de juger des efTete de ceUe sidMiance sur le Ué, la ftirloe et le pain, dais la prochaine série d'eipèriences, qui dottétre la deraibre. Voir le rapport suifant, aéaaee du 24 mai.
PORT ]>B TOUtUN. 319
MU. Hovta agent comptable, garde-magosin dessulMistaiiees;
BoRiEs, pharmacien de i'« classe;
Tapie, sous-chef de manutention, rapporteur,
s'es[ rf'unie du 24 mai au 7 juin 1 861 , pour se livrer à des études compléniontâireg sur !e silo Doyère^ construit à Toulonj à titre d'essai, suivant
inarch(^ du 30 juin I8r58.
Elle avait à oxauiiner les propri^t^s du système en cxpt'rience au point de vue df la consoniniatiùa du bM, l'état du grain msWr le 13 mai 4859, sa température, sa densit»', ainsi que les résultats qu'on pourrait en obtenir après mouture et panilicatinn.
La sérir» des /preuves effectuées dans ce but a donné lieu à l'observation des faits détaillés dans le présent rapport.
Séatice du 24 mai.
Oivtrlarê dg silo. Exsnoa éa Ué.
24 mai, i nmif bauns du matin, anprésaniie da M. Gaftitt, inapectour das solMiatanees, et de M. Deyère, tnventeor du mode d^ensUage propoaé, ia trappe pratiquée an sommet du silo a été ouYarte sons las yeux de k Comn iDtwioii* Il a'en est dé^^ aumitAt une odeur fétide semblable & oelle de ehonx en putréfaction Cette odeur devient moins sensible après une aonrie eiposition du blé-& Taii ambiant ; elle est produite par le sulfure de carbone déposé à l'onverture du silo au mois de mars 1 86 i . Le blé de la surbee laine an toucher une impression de fraîcheur prononcée; on y rencontre quelques grains piqués et moisis. Il se présente, en un mot, dans l'état où il a été trouvé à l'époque du précédent examen, moins l'humidité dont on ne découvre plus de traces. Cet arrêt spontané dans le développement de l'altération tond h faire attribuer le principe d'aTarie signalé il y a trois mois, à la fermeture incomplète de la bouche du silo, et par suite à l'action de l'atmosphère extérieure sur le contenu.
La température du blé, prise ik une profondeur de ÔO centimètres environ, s'clèvc h 15*> 3.
Il pèse à i ticclolitrtï 78'',166.
poids intérieur à celui qui a été constaté jusqu'à ce jour.
Nettoyé au moyen d'un crible à main, il laisse échapper une quantité notable de charançons inanimés.
L(; blé pris à roriOce latéral ue renferme, au contraire, ni insectes ni grains altérés ; il atteint le poids de. 82'', 333.
Sa température est de 13* S.
On y retrouve l'odeur du sulfure de carbone, mais à un degré plus faible,
n est sain et frais, assez coulant, d'une cassure nette, et présente tous les caractères d'une conservation parfaite.
* Voir la D4»te précédenle.
Emploi du suUtare de carbone pour la deatrnelion des eharaiifons. Dans les études économiqiies du système qu il propose, M. Doyère a dirigé ses Techeiches Ten les moyens de détruire les parasites des blés, que les soins ordinaires parrieiment si difficilement à conserver; il a résolu le problème par l'emploi d'une substance chimique^ le sulfure de carbone. La Commission a déjà fait connaître le succès de cette application; mais elle s'est demandé si Tusa^ de cet agent anesthésiipie ne serait pas de na^ ture à introduire des causes d'insalubrité dans les produits en farine et en pain. Elle a donc décidé que i,000 idlogrammes de blé pris sur la quantité ensilée seraient soumis, sans pclleta^o ni aérage, à des épreuves de manutention^ afin de juger si les blés traités par le sulfure de carbone peuvent être liyrés sans iaconvénient à une mouture immédiate, et la farine employée à la fabrication du pain^ sans exiger des soins préalables.
Séances des %^ et mai.
tfontiire des l/NJO kilognaniMS de Ué. Hésnltati de cette epératloB. Le 2& vm, à neuf heures du matin^ 1,000 kilogrammes extraits du siio ont été transportés au moulin Westrupp. Les résultats de la mouture piésentent, à deux ans d'intervalle, une analogie trèsHiiq^roximative Kvecceuz qui furent obtenus à l'époque de l'ensilage. Us sont établis dans le tableau suivant: