‹ Considérations Anatomiques sur l'Éthmoïde Antérieur et le Sinus Frontal: Déductions Opératoires pour la Cure Radicale de la Sinusite Frontale ChroniqueChapitre 12 sur 35 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

TI. — DÉévEeLOoPPEMENT

Tillaux, qui, en 1862, étudia les divers sinus de la face,

considère les sinus frontaux comme des cellules hypertro-

phiées du diploé de l’os frontal. Il note que ces cavités pneumatiques n’existent pas à la naissance et place leur date d’apparition à la puberté. Kælliker, dans son traité d’embryologie;se rallie à cette opinion.

En 1876, Steiner infirma cette théorie et démontra que

les sinus frontaux ne sont autre chose que des cellules

ethmoïdales antérieures insinuées dans les parois du frontal. Ces résultats, quoique très combattus au moment où ils furent émis, furent confirmés successivement en 1892, 1896, 1901, par les recherches de Killian, Hartmann, Sieur et Jacob, et le Professeur Mouret.

Le développement des sinus frontaux coïncident donc avec celui des systèmes cellulaires de l’ethmoïde antérieur. Absents à la naissance, ils font leur apparition vers la fin de la première année ou dans le courant de la seconde, au niveau de la partie antérieure du labyrinthe ethmoïdal, pour atteindre leur développement définitif entre quinze et vingt ans. |

Mais l’ethmoiïde antérieur, d’où dérive le sinus frontal,

comprend plusieurs systèmes cellulaires que nous avons schématisés dans le chapitre précédent. Aux dépens de quel système cellulaire se développe-t-il?

Le système cellulaire qui formera le sinus frontal est différent, suivant les cas. D’après le Professeur Mouret, voici par ordre de fréquence les systèmes cellulaires qui peuvent lui donner naissance:

1° Système unci-unguéal ;

2° Systèmé du méat moyen proprement dit;

3° Système bullaire. :

« C’est au dépens de l’un de ces trois systèmes que se développe le sinus frontal. Les deux autres peuvent donner alors, soit un sinus frontal supplémentaire, soit des cavités plus où moins saillantes vers l’intérieur du sinus frontal, appelées: bulles frontales. » (Professeur Mouret). (Voir schéma IV).

Page 1