TITI. — DESCRIPTION ANATOMIQUE
Il importe pour le rhinologiste d’avoir, des masses latéxaies de l’ethmoïde, un schéma aussi clair que possible, pour qu’il reste gravé dans son esprit et puisse se recon-
SAMBUSE
naître dans ce labyrinthe si complexe et si variable. Ce schéma a fait déjà le sujet de plusieurs communications du professeur Mouret en 1893, 1901 et 1921. Dans un but didactique, une pièce artificielle en bois! à été construite à la clinique d’O. R. Li. de l'Hôpital Général. C’est aidé de ces écrits et de cette pièce artificielle que nous allons schématiser les masses latérales de l’ethmoïde.
a) Limites. — Les masses latérales de l’ethmoïde affectent le forme d’un cube irrégulier allongé dans le sens antéro-postérieur. Elles confinent en dehors à la cavité orbitaire, dont elles forment la paroi interne; en dedans, à la moitié supérieure de la cavité nasale.
Elles sont limitées, en haut, en allant d’avant en arrière, par l’os frontal, la lame criblée et la petite aile du sphénoïde et sont séparées de la cavité cranienñe par une mince lame osseuse, compacte et résistante.
En bas, elles reposent sur le maxillaire supérieur en avant, sur l’apophyse orbitaire du palatin et le corps du sphénoïde en arrière.
h) Division. — Les classiques, en tenant compte des abouchements des cellules ethmoïdales dans les divers méats divisent la masse latérale de l’ethmoïde en deux parties: en avant, labyrinthe ethmoïdal antérieur, où les cellules débouchent dans le deuxième méat ou méat moyen; en arrière, labyrinthe ethmoïdal postérieur, où les cellules viennent déboucher dans les troisième et quatrième méats. Cette classification anatomique convient d’ailleurs à la clinique, qui nous enseigne que le labyrinthe ethmoïdal aitérieur est fréquemment lésé dans les sinusites frontales et maxillaires; le labyrinthe postérieur dans les sphénoïdites.
Mais cette division des classiques, basée sur l’abouche-
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ment des cellules ethmoïdales dans les divers méats, ne nous donne pas une limite fixe, à l’intérieur des masses latérales, pour expliquer cette individualité des deux labyrinthes devant l’infection. Une barrière anatomique existe cependant. Le professeur Mouret l’appelle: racine cloi- sonnante du cornet moyen. €
Qu'est-ce donc que cette racine cloisonnante du cornet
moyen que ne mentionnent pas les: classiques ? Examinons la masse latérale de l’ethmoïde vue par sa face interne ou nasale. Nous voyons que cette paroi est constituée dans sa moitié supérieure par une lame osseuse: c’est la lame des cornets. Cette lame des cornets se prolonge en bas et en avant par le cornet moyen. En arrière, etle donne naissance au cornet supérieur et au cornet de Santorini, quand il existe. (Voir schéma L.) :
Enlevons maintenant cette lame des cornets avec les cornets qui en dérivent, en faisant une coupe antéro-postérieure longeant la face externe de la lame des cornets. Nous mettons ainsi à découvert le contenu de la masse latérale (voir schéma IT). Nous voyons alors partir de la ligne d'insertion du cornet moyen sur la lame des cornets une cloison osseuse qui s'enfonce dans la profondeur du labyrinthe ethmoïdal. Elle s’étend transversalement de la paroi externe (os planum) à la paroi interne (lame des cornets) et de la face supérieure à la face inférieure de la masse latérale (schéma IE, n° 14). Le professeur Mouret appelle cette cloison osseuse: racine cloisonnante du cornet moyen, parce que & elle paraît émaner de la racine d’attache du cornet moyen à la lame des cornets et former une autre racine qui plonge dans l’épaisseur de la masse latérale ». ;
La racine cloisonnante dui cornet moyen est la barrière anatomique qui sépare le labyrinthe ethmoïdal antérieur du labyrinthe ethmoïdal postérieur. Quel que soit le rap-
EE pue port de grandeur de ces deux parties, qui peuvent se refouler réciproquement, ou se pénétrer l’une l’autre, en règle générale, les systèmes cellulaires de l’ethmoïde antérieur restent indépendants des systèmes de l’ethmoïde postérieur, sauf dans quelques rares cas où il existe des déhiscences de la racife cloisonnante du cornet moyen.
Superficiellement, sur la face latérale interne de la masse ethmoïdale, la limite entre les deux labyrinthes est formée par l’insertion du cornet moyen sur la lame des cornets.
Sur la paroi orbitaire, cette limite est établie, d’après Sieur et Jacob, par une ligne qui, partant du trou ethmoïdal antérieur, se dirige en bas et en arrière. Etudions maintenant séparément chacun de ces deux labyrinthes.