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coliques présentent tous ou presque tous un tonus vagosympathique très bas avec prédominance parasympathique, et là encore on doit incriminer sans doute une insuffisance endocrinienne. En effet l’action thérapeutique bienfaisante, obtenue par SANTENOISE, avec la vagotonine dans un syndrome différent, celui de la mélancolie anxieuse, semble prouver l'influence des sécrétions internes sur le système nerveux végétatif.
En résumé, la participation humorale à l'élaboration des divers symptômes des états dépressifs est évidente, quoique encore assez obscure dans son mécanisme intime. En particulier, l’intervention des glandes endocrines dans les troubles des métabolismes peut être affirmée. Elle est suffisamment établie pour que l'étude de ces derniers nous permette d’avoir une idée tout au moins approximative de la valeur des actions hormonales chez les déprimés. C’est dans le but d’en établir plus sûrement encore le caractère symptomatique vis-à-vis des dépressions que nous nous sommes attaché à étudier la glycémie et l’azotémie, qui sont les témoins de deux métabolismes importants.
CHAPIFRE IV
IMPORTANCE DU TAUX DE LA GLYCÉMIE ET DE L'AZOTÉMIE AU POINT DE VUE DE LA THÉRAPEUTIQUE ET AUSSI AU POINT DE VUE D'UN ESSAI DE CLASSIFICATION BIOCHIMIQUE DES ÉTATS DÉPRESSIFS k
Les chiffres de la glycémie et de l’azotémie, s'ils paraissent à première vue n’apporter que quelques indications complémentaires au faisceau morbide mental, endocrino-végétatif et métabolique, expriment en réalité le dérèglement du grand mécanisme de la nutrition et de l'élimination de l’organisme aux rouages si divers mais bien solidaires les uns des autres. Ils nous apportent de ce fait des directives précieuses pour Fétablissement d’une thérapeutique et doivent nous permettre d'en apprécier les effets. Ne seraient-ils seulement que la traduction des processus d’auto-intoxication, résultant de la dyscrasie tissulaire, si fréquents dans les états dépressifs que ce caractère suffirait, à notre avis, pour qu’on leur attribue un certain prix. Les dosages de la glycémie et de l’azotémie nous permettent en effet de
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dépister cette intoxication, de la traiter d’une façon appropriée à son intensité en utilisant la diatétique, les cures de diurèse, l’opo-hépatothérapie, etc, et de constater que ce traitement antitoxique suffit bien souvent pour provoquer une amélioration de l’état général et la disparition des troubles psychiques et fonctionnels.
Leur intérêt ne réside pas seulement dans ce domaine thérapeutique, mais également dans celui du diagnostic. Nous pensons en effet qu'ils peuvent servir à un essai de classification biochimique des états dépressifs basée d’une part sur les variations respectives de la slycémie et de l’azotémie, et d'autre part sur les modifications de la tension sanguine maxima.
Nous avons étayé notre tentative de classification sur les observations relatées au prochain chapitre.