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Comme on le voit, l'intervention des glandes endocrines dans le métabolisme des glucides et des protides est considérable. Elles opèrent tantôt une action directe, lantôt une action indirecte du fait des interrelations qui les unissent. Dans ce domaine, les systèmes hypophysosurrénal, hypophyso-génito-surrénal, et génito-thyroïdien constituent les associations les plus importantes. Enfin on ne peut séparer le rôle des hormones de celui du système nerveux et des centres régulateurs, lesquels conditionnent ou prolongent l’action hormonale. A ce sujet, il convient de signaler que les lésions du tuber cinereum interviennent sur le métabolisme glycémique.
Les troubles endocriniens, dont les variations de la glycémie et de l’azotémie peuvent être partiellement la traduction, sont justement très fréquents et très imporfants dans les états dépressifs, comme l’ont signalé divers auteurs.
Du point de vue pathogénique d’abord, le syndrome mélancolique, par exemple, éclorerait en règle sur un terrain d'insuffisance génito-surrénale ou mieux hypophyso-génito-surrénale. Il serait dû à une défaillance brutale de la sécrétion interne des glandes génitales chez des individus possédant depuis toujours une insuffisance constitutionnelle de ces glandes.
D'autre part, les crises mélancoliques sont particulièrement fréquentes au moment de la puberté et de la ménopause.
Au début de l’âge adulte, c’est chez les femmes ayant une fonction ovarienne débile, avec des troubles mens- truels et des troubles généraux dus à l'insuffisance de la sécrétion interne, que l’on voit survenir, avec le plus de fréquence, les dépressions mélancoliques,
PSAÂTE
La dépression mélancolique qui s’associe parfois à la maladie de Simmonds peut être rapportée, d’après certains auteurs, à un dysfonctionnement de la pituitaire.
L'équilibre circulatoire souvent modifié chez les déprimés, peut être également rompu par l’intervention de Phypophysse et des glandes sexuelles sur la surrénale. Le tonus musculaire, l'équilibre vago-sympathique, la crase sanguine sont altérés vraisemblablement par cette même cause. L’anémie parfois constatée au cours de la dépression mélancolique ne repose-t-elle pas sur un trouble de la sécrétion de lhormone hématopoiétique hypophysaire? On peut se le demander. Dans ce domaine, d’ailleurs, interviennent probablement des corrélations endocriniennes. On a constaté en effet que administration d'hormones mâles à des malades asthéniés ou séniles, présentant un chiffre de globules très nettement inférieur à la normale, amène un relèvement très rapide de ce chiffre. L’hormone sexuelle à très forte dose fait, très vraisemblablement, baisser le chiffre des globules parce qu’elle déprime la fonction hypophysaire; et à dose plus faible (ou d’excitation), elle fait monter ce chiffre parce qu’elle stimule l'hormone pituitaire, laquelle est d’ailleurs peut-être identique à celle qui est élaborée au niveau du tube digestif et métabolisée par le foie.
Les troubles de la tension sanguine paraissent en rapport avec les sécrétions internes. L° SOIR dès mé lancoliques pourrait être FARsRee Anrel LE Bab #0N NEL, à Un be fonctionne} &u rénalien. P pue au VET, Phypetéhiiof caRstalEE 4 d ans” MT étaneelie Sénxie Gil'rétour d'age od'deux’ où! trois’ ans apres)/ne serait pas imputabl té’! ane eau Pc Le ‘ces USE he
corpulents et obèses avec hypertension, il y aurait un dysfonctionnement endocrinien général. Ce dernier déterminerait un certain degré d’adiposité et aussi d’infimes perturbations trophiques des cellules de tous les tissus avec engorgement des espaces lacunaires. Il en résulterait une gêne mécanique dans la circulation lymphatique et artério-veineuse capillaire qui jouerait un rôle physique dans la génèse de l'hypertension artérielle. Aïnsi s’expliquerait le rôie aggravateur du retour d’âge sur l'hypertension, et inversement l’amélioration de lhypertension par l’opothérapie sexuelle.
Enfin, ce qui confirme le rôle des glandes endocrines du point de vue héréditaire, c’est qu’on trouve chez les descendants des mélancoliques, chez les prédisposés, divers syndromes de dysendocrinie : maladie de Basedow, stérilité, troubles mentaux endocriniens, adiposité prématurée de l’âge adulte, adiposité infantile avec retard d'apparition des caractères sexuels secondaires, acromégalie fruste, croissance gigantoïde des adolescents avec macroskélie, parfois un syndrome de Pellizi . (LAIGNEL-LAVASTINE). On ne peut d’ailleurs encore se faire une opinion sur le mécanisme possible de cette transmission héréditaire. Peut-être s'agit-il d’un facteur (qui semble récessif) de fragilité du tissu neuro-sympathique ?
Il n’est pas étonnant que cette dysendocrinie, et cette hypoendocrinie générale des déprimés, se manifestent par un ralentissement de la plupart des métabolismes : diminution du métabolisme basal, ralentissement du métabolisme de l’eau également.
Le système neuro-végétatif lui-même subit cette influence dépressive générale. C’est ainsi que les mélan-