‹ Considérations bio-chimiques sur les taux sanguins du glucose et de l'urée dans les syndromes dépressifsChapitre 19 sur 37 · OBSERVATION N° VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° VI

Me F... Georgette, 30 ans, entre à l’hôpital psychiatrique pour des troubles hypocondriaques très accentués. Elle se plaint de vertiges, de malaises, d’insomnie, de constipation, troubles qui existent bien, mais sont démesurément grossis, et elle construit sur ces données physiques tout un échafaudage délirant : elle

ne guérira jamais; elle est malade en punition de ses fautes... elle ne mérite pas d’être soignée, le mieux pour elle serait de mourir.

Ainsi, avec un point de départ hypocondriaque, la malade constitue un tableau à peu près complet d’état mélancolique.

L'alimentation est difficile.

L'état physique est altéré et une asthénie assez accentuée rend la malade incapable de tout effort et l’oblige à garder le lit.

Exämen somaälique : faciès d’intoxiquée bien qu’on ne relève aucune maladie toxi-infectieuse dans les antécédents.

Cœur : bruits normaux.

Tension artérielle : 10-5 (au Vaquez).

Poumons : normaux.

Foie : normal.

Examen neurologique : négatif.

Examens biologiques

Glycémie : 0 gr. 70 p. 1.000.

Azotémie : 0 gr. 40 p. 1.000.

Chlore plasmatique : 2 gr. 84 p. 1.000.

— globulaire : 2 gr. 27 p. 1.000.

Hématies : 4.120.000.

Hémoglobine : 90 p. 100.

Ponction lombaire : rien à signaler.

Traitement : on institue une thérapeutique de désintoxication : sérum glucosé : 500 cc. pendant vingt jours, laxatifs. Extrait hépatique et uroformine. |

Amélioration très rapide de l’état mental. Reprise de la vigueur physique.

Page 1