‹ Considérations bio-chimiques sur les taux sanguins du Glucose et de l’Urée dans les syndromes dépressifsChapitre 16 sur 45 · US OT · texte numérisé non relu

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des déhydrases au cours de la transformation de l'acide lactique en acide acétique.

| En un premier temps, l’acide lactique perd 2 atomes d'hydrogène et 1 CO? et se transforme en cthanal. Ce dernier fixe ensuite 1 molécule d’eau pour passer à l’état d'hydrate d’aldéhyde, lequel à son tour perd 2 atomes d'hydrogène pour se convertir en acide acétique.

Ce processus de déshydrogénation s’est donc accompagné d’une hydratation. Très souvent il en est ainsi dans les processus oxydo-réducteurs.

La transformation métabolique des glucides et des protides n'échappe pas à ce mécanisme de l’oxydo-réduction, et nous pouvons admettre que les variations de la glycémie et de l’azotémie sont le reflet du bon ou du mauvais fonctionnement des mécanismes oxydoréducteurs des tissus.

En ce qui concerne les glucides, il suffit de se rappeler par exemple les phénomènes oxydo-réducteurs qui interviennent d’abord sur l’estér de HARDEN et YOUnG au cours de ses transformations en acide pyruvique, une molécule d’aidéhyde glycérophosphorique, intermédiairement formée, se réduisant en phosphoglycérol pendant qu’une autre molécule s’oxyde en acide phosphoglycérique; et, d’autre part, les actions réversibles d’hydrogénation et de déshydrogénation faisant passer l'acide pyruvique à l’état d'acide lactique et inversement.

La transformation catabolique de cet acide pyruvique se poursuit d’ailleurs grâce à de nouveaux phénomènes oxydo-réducteurs catalysés par plusieurs enzymes différents.

En ce qui concerne les protides cellulaires, leur métabolisme est régi sur place par des processus oxydo-

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réducteurs enzymatiques dont les protéases, polypeptidases et déhydrases sont responsables.

Au niveau des reins et du foie, la désamination des acides aminés et l'élaboration de l’ammoniaque relèvent encore de processus d’oxydation-réduction.

Enfin, la quantité d’urée sanguine est en rapports étroits avec l’action de l’uréase qui hydrate l’urée en carbonate d’ammoniaque et surtout avec l’action de l’arginase du foie, laquelle, selon la théorie de KREBS et HENSELEIT, décompose l’arginine en ornithine avec libération d’une molécule d’urée.

Ces quelques considérations sommaires nous paraissent suffisantes pour prouver l'intérêt des taux de la glycémie et de l’azotémie en tant que témoins des processus d’oxydo-réduction des tissus.

C. — EN RAISON DE LEUR DÉPENDANCE DIRECTE DE CERTAINES GLANDES ENDOCRINES.

En raison de leur dépendance directe de certaines glandes endocrines, les taux de la glycémie et de l’azotémie sont également intéressants. Les variations qu’ils peuvent présenter peuvent être rattachées en effet à des troubles du fonctionnement du système endocrinien.

L'étude du mécanisme de la glycorégulation en particulier, si intimement liée aux sécrétions internes, nous en apporte la preuve.

On sait en effet qu’on peut rapporter ce mécanisme à deux phénomènes distincts : celui de la charge glycémique et celui de la décharge glycémique, régis par un ensemble de processus hormonaux et nerveux.

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La décharge glycémique se réalise par le stockage du glucose dans le système lacunaire, par la glycogénopexie hépatique et tissulaire, et enfin par la glycolyse par oxydation (avec transformation accessoire en lipides).

C’est principalement l'insuline qui préside à cette décharge. Elle est le grand régulateur du catabolisme des oses. L’intimité de son action nous échappé encore.

De plus, il faut tenir compte dans la sécrétion insulinique de l'intervention de l’hypophyse, cette glande maîtresse de tout le système endocrinien. Elle règle cette sécrétion, et d’autre part, par l'intermédiaire d’une hormone pancréatotrope, découverte par ANSELMINO et HorFManx, elle serait susceptible de provoquer la multiplication des îlots de Langerhans.

Les interrelations hormonales coordonnées par lPhypophyse et les centres sous-thalamiques, ces grands relais de la vie végétative, font que la rate, les hormones sexuelles et surtout l’Incrétine duodénale de La Barre, ainsi que la vagotonine de Santenoise, coopèrent à cette action hypoglycémiante.

Enfin le stockage du glycogène dans le foie n’est possible que par la phosphorylation du glucose, et cette dernière ne peut être réalisée que par l'intermédiaire des cortico-stérols de la cortico-surrénale, qui reçoit d’ailleurs l’appoint de la vitamine B', également phosphorylante.

Le phénomène inverse, c’est-à-dire la charge glycémique, trouve principalement son expression dans la glycogénolyse hépatique réalisée par les hormones antagonistes de l’insuline. L’hypophyse intervient encore, et également la surrénale. Leur rôle est capital. La postet la préhypophyse sécrètent des hormones diabétogènes

glycogénolytiques. La médullo-surrénale, par ladrénaline, dont la sécrétion est sous la dépendance d’un centre spécial bulbaire, mobilise le glycogène, augmente la glycémie et provoque la glycosurie.

La charge glycémique est encore augmentée, d’une façon directe, par la thyroxine de la thyroïde, et d’une façon indirecte par l'accélération des combustions provoquée par cette même thyroxine. Cette action thyroïdienne est d’ailleurs, comme on le sait, commandée par l'hormone thyréotrope hypophysaire.

L'intervention des glandes endocrines dans l’élaboration et l’excrétion de l’urée est également certaine. L’hypophyse sécrète en effet une hormone somatotrope qui intervient dans le métabolisme protéique. Sous son influence, il y a rétention des matières azotées avec baisse de l’azote urinaire, mise en réserve des substances protéiques dont on ne peut encore dire si c’est un stockage provisoire de ces molécules, ou s’il y a vraiment fixation et catabolisme des protides. D'ailleurs, sous son influence, les métabolismes sont accélérés, comme ils le sont par la thyroïde et l’hormone thyréotrope hypophysaire.

Un autre exemple d'intervention hormonale sur le comportement du rein, et peut-être sur l’excrétion uréique, vient d’être signalé. GOVAERTS a montré les relations réciproques entre le fonctionnement des parathyroïdes et celui des reins, des altérations rénales pouvant s'installer même en l’absence de modifications squelettiques.

Enfin les parathyroïdes auraient également une action certaine sur la glycémie qu’elles diminueraient en stimulant le pancréas,

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