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passe le plus facilement et le plus rapidement à l’état de glycogène, les autres oses étant convertis, avec moins d’aisance, d’abord en glucose, puis en glycogène. Il existe bien cependant des oses qui peuvent être transformés directement en glycogène, mais ce chemin de traverse ne peut être suivi que sous le couvert de l'intégrité complète de la fonction hépatique. Pour mesurer cette capacité, vis-à-vis des oses, on utilise d’ailleurs en clinique l'épreuve de la lévulosurie ou de la galactosurie provoquée.
Le rôle du foie dans l’élaboration du glycogène ne consiste pas seulement à utiliser les sucres eux-mêmes, mais également les produits de désintégration de ces derniers, tels que l’acide pyruvique, l'acide lactique, etc., lesquels représentent en quelque sorte des fragments de sucre.
Enfin, le foie puise encore dans une partie des protéines alimentaires les principes nécessaires à la fabrication du glycogène. La désamination des acides aminés -au niveau du foie, leur transformation en acide lactique, en acide pyruvique, etc, puis enfin en glycogène, est un phénomène certain. C’est ainsi que l’on a pu établir que 100 grammes de protéines peuvent engendrer 58 grammes de glycogène.
Ainsi, protides et hydrates de carbone, sous l’influence hépatique, participent à la glycogénie, et cela accroît l’intérêt de la recherche parallèle de l’azotémie et de la glycémie en tant que tests hépatiques. |
En tant que preuves de l'intégrité rénale, glycémie et azotémie ‘vont également nous être précieuses. = D'abord, en ce qui concerne le métabolisme des protides, la désamination des acides aminés incombe au
À PRG
rein, dont le rôle est même supérieur à celui du foie à ce sujet.
En ce qui concerne l’excrétion uréique, chacun sait que cette dernière est sous la dépendance du parenchyme rénal, qui est plus ou moins perméable à lurée. Le rein perd dans certains cas son pouvoir de concentration de l’urée et le taux de l’azotémie s’élève proportionnellement. Qu’une certaine oligurie (peut-être d’origine hépatique dans certains syndromes dépressifs) vienne compliquer cette déficience et la rétention uréique s’en trouvera accrue.
L'influence du rein sur la glycémie est sans doute moins nette; peut-être cependant à ce point de vue peuton soulever la question du seuil rénal, qui peut subir parfois des variations sensibles (TARGOWLA et LAMACHE).
S'ils sont des tests de l’activité hépatique et rénale, le glucose et l’urée marquent aussi dés étapes de deux métabolismes importants, et à ce titre ils ont une signification physiologique générale.
Il nous suffira à ce sujet de rappeler la participation des protides à la construction cellulaire, que ce soit au niveau du protoplasme ou à celui du noyau. Le rôle des protides dans l’édification des systèmes enzymatiques est irès important. Ils s’associent aux lipides et aux glucides dans des combinaisons multiples. Certains produits de leur désintégration sont mis en réserve par le foie. Enfin, le produit ultime de leur dégradation, considéré comme substance de déchet, lurée, n’est pas sans avoir, elle aussi, certaines attributions : rôle dans la diurèse, rôle dans les urémies toxiques, rôle dans la régulation azotée dans les azotémies rénales vraies (répercussion sur l’azote résiduel).
OR re
Le rôle plastique des oses est aussi considérable, car ils entrent dans la composition d’un grand nombre de constituants de l'organisme. A l’état de glycogène, on les rencontre dans le foie et les muscies. On les retrouve dans les cartilages, les mucines à l’état de combinaison avec les acides aminés : glucosamines, chondrosamines. Cômbinés aux lipides, on les retrouve dans nos tissus sous forme de galactolipides. Ils participent à la constitution des noyaux. Dans les nucléotides, on trouve le ribose, le ribodédose et autres pentoses. On les rencontre aussi chez certaines diastases et codiastases. Le ferment jaune de Warburg, par exemple, renferme une chaîne ribosique, de même la vitamine B,.
Par leurs produits de dégradation, ils jouent un rôle important dans le métabolisme des protides et des lipides. En effet, les produits de dégradation des protides, lipides et glucides sont souvent identiques : témoin cet acide pyruvique qui est un produit normal du métabolisme des protides, lipides et glucides et qu’on a appelé pour cela « le carrefour des éléments de dégradation des constituants de la cellule ». F1 y a une interaction telle entre ces différents corps que leur classification en trois groupes différents est tout à fait artificielle et n’a pour but que de faciliter leur étude. Dans l'organisme, les métaholismes de ces différents corps s’entremêlent.
Enfin, les variations de la glycémie et de l’azotémie sont susceptibles de nous renseigner sur les métabolismes tissulaires. L’hypoglycémie, signalée dans certains états dépressifs, ne témoigne pas seulement d’une déficience hépatique, mais aussi d’un trouble de la nutrition cellulaire, d’une mauvaise utilisation du glyco-
OR sène, d’oxydations cellulaires perverties. L’hyperglvcémie de certains mélancoliques peut, d’autre part, être
rapportée à des troubles analogues mais de sens contraire.
L’hyperazotémie de certains états dépressifs peut aussi, dans une certaine mesure, être rattachée à des troubles métaboliques endocellulaires. La participation de la cellule nerveuse à cetie élévation du taux de l’urée, dans les psychopathies, paraît si bien établie que certains auteurs en font un test du dysfonctionnement du tissu nerveux (travaux de MoucHaAUD).
B. —— EN RAISON DES RAPPORTS QU'ILS ONT AVEC LES MÉCANISMES D'OXYDO-RÉDUCTION DES TISSUS.
Le nombre de types de réactions chimiques intervenant dans les cellules est très restreint. Toutes les réactions de notre vie semblent se concentrer dans des échanges où n’interviennent entre les substrats que l’eau, ses éléments ou ses ions. Ces réactions sont catalysées par des systèmes enzymatiques. Elles se manifestent et s'expliquent uniquement par des phénomènes d'hydrolyse, de déshydrogénation et d’oxydation. Or, ces phénomènes constituent l'expression des mécanismes oxydo-réducteurs. Ces derniers mettent en jeu non seulement l'hydrogène et l’oxygène, mais également l’eau, et de ce fait peuvent être considérés comme res-
ponsables de toutes les transformations biochimiques des contenus cellulaires.
‘Il suffit pour le comprendre de se rappeler l’action