OBSERVATION XXIV
(Empruntée à C. Chauveau)
H..., 45 ans, éprouvant une gêne assez vague du côté droit de son pharynx, sans autre symptôme, mais très timoré ; ajoutant beaucoup d'importance à ces troubles légers, sans doute parce qu'il ya une dizaine d'années, des phénomènes semblables s'étaient produits et terminés par la rupture d’un abcès tout aussi indolore mais volumineux. |
L'amygdale avait une grosseur assez considérable ; elle était irrégulièrement bosselce, et, en bas, en un point particulièrement rénitent, l'épaisseur de la muqueuse semblait diminuée, la teinte un peu décolorée comme celle du tégument d’un abcès qui va crever. tien de semblable évidemment aux distensions des cavités cryptiques par des amas pullacés. Ouverture au galvano-cautère à ce niveau :
pus abondant, qui examiné par le Dr Gaillard, donna du micrococcus tétragène,
OBSERVATION XXV (résumée)
(Empruntée à Raoult,
I s’agit d’un malade qui aurait avalé, 15 jours avant l'apparition des accidents phlegmoneux, une paille d’orge, qui se serait implantée dans l’amygdale. Le malade éprouva une douleur légère, puis ne s’en préoccupa plus. Le gonflement amygdalien et l'adénopathie apparurent progressivement. Lorsque l’auteur l’examina, il constata un phlegmon péri-amygdalien externe proprement dit.
Pour ouvrir ce dernier, l’auteur se servit de ciseaux, avec lesquels
il traversa lamygdale et parvint à effondrer les parois de l’abcès. Dans le pus, qui fut craché par le malade les jours suivants, on
retrouva le corps étranger.
$ 3 — Résullats des examens bactériologiques |
L'examen bactériologique a porté sur 17 observations d'abcès intra el péri-amygdaliens. Les cas que nous avons étudiés peuvent se classér en:
PACS DÉTIFAIMN EdAeNS 0.000 r2mfteurrrins. 15 DCE AT AN CHALIENS 0m rocumerrsberee 2
Dans 16 cas nous avons constaté la présence de streptocoque pur, le plus souvent sous forme de chaïnettes courtes, composées de gros éléments au nombre de deux à six. | |
Dans un cas (obs. VI), nous avons trouvé le bacille de Klebs-Lôffler. Ensemencé sur sérum solidifié, il a donné des colonies caractéristiques,
8 4 — Interprétation des faits
En entreprenant ces recherches, nous nous étions proposé de résoudre le problème suivant: quel ou quels sont les microbes qui causent les phlegmons intra et péri-amygdaliens? Nous sommes arrivé à enregistrer des faits; cherchons à les interpréter.
Il est évident que si nous nous rapportons à nos résultats, nous sommes frappés de la présence presque constante et unique du streptocoque pyogène dans le pus de tous les abcès que nous avons examinés. Si nos recherches sont exactes, nous sommes obligés de lui accorder un rôle très important dans la pathogénie des abcès amyvgdaliens et périamygdaliens, sans toutefois en faire le microbe spécifique.
Dans notre chapitre de l’étiologie, nous avons établi une distinction, au point de vue pathogénique, entre l’abcès intra-amygdalien et l’abcès péri-amygdalien; celui-là n'étant qu’un degré de plus dans l'intensité des lésions, et reconnaissant la même étiologie que l’amygdalite aiguë non
suppurée. Nous avons considéré d'autre part l’abcès pé-
ri-amygdalien comme une affection essentiellement primilive puisqu'il existe de nombreux malades, enclins à des abcès péri-tonsillaires à répétition, qui n'ont jamais souffert de ces angines simples, mais seulement de ces abcès. Or, dans l'un et dans l’autre cas, nous retrouvons presque toujours le même microbe: le streptocoque,
Les observations bactériologiques de Veillon, sont très instructives à ce sujet; dans 24 cas, l’exsudat des angines - contenait 24 fois du streptocoque; dans 16 cas, il était associé au pneumocoque, dans 2 cas au staphylocoque; dans un cas terminé par abcès, le pus contenait du streptocoque pur. Ce qui veut dire qu'à la surface le streptocoque est toujours associé, que, dans la profondeur, il est le seul à pénétrer. D'ailleurs, c’est le streptocoque que l’on trouve
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