CONCLUSIONS
1° Le streptocoque, sans être l'agent spécifique des abcès péri el intra-amygdaliens, paraît être le plus souvent en cause dans cette affection;
20 Nous avons rencontré 16 fois le streplocoque pur sur 17 cas observés;
30 Cette fréquence du streptocoque semble être due à une propriété plus grande de pénétration de ce microbe, vis-à-vis de ses congénères, car, dans les cas terminés par septico-pyohémie, c’est lui qu'on rencontre dans le sang et dans les viscères ;
4o A côté des diverses formes cliniques (abcès classique primitif, abcès secondaire, forme suraiguë) nous plaçons une forme subaiguë dont nous avons observé trois cas, et une forme indolente;
50 Ces formes cliniques ne sont en relation ni avec des espèces différentes de microbes, ni avec des associations microbiennes déterminées, puisque nous avons toujours, sauf dans un cas, constaté la présence du streptocoque pur;
6o On peut expliquer cette variation dans l'intensité des phénomènes réactionnels non par la variation des espèces de streptocoques — que les caractères morphologiques et biologiques ne permettent pas de différencier — mais par une
allénuation ou une exaltation de virulence, dont la cause nous échappe le plus souvent;
7o Le traitement de choix des abcès intra et péri-amygdaliens est l’ouverture précoce au galvano-cautère.
Vu, bon à imprimer, Le, Président de la Thèse, Vu: Le Doyen, MOURE A. PITRES.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux le 2 décembre 1908.
Le Rectcur de l'Académie :
R. THAMIN.