‹ Considérations cliniques sur la bactériologie de l'urètreChapitre 16 sur 16 · VII. — Les autres procédés de laboratoire : fermentation · texte numérisé non relu

VII. — Les autres procédés de laboratoire : fermentation

des sucres, agglutination, déviation du complément, ne seront que rarement mis en œuvre. Cette dernière épreuve,

encore mal au point, est pourtant celle qui, dans l’avenir, pourra sans doute nous dire si un blennoragien est défini-

tivement stérilisé.

VIII. —— Les autres microbes que nous avons rencontrés: dans les urétrites sont le staphylocoque, le colibacille et de

op

nombreux coliformes,: plus rarement des’ pseudo-diphtériques, des entérocoques. |

IX. — L'organisme humain possède, au niveau de l’urètre, un système de défense très complet. Le microbe pathogène se heurte à trois organes de protection succes-

sifs : M | 10 Le système layers de beaucoup le plus rapide, le plus actif, et le plus puissant. Chaque leucocyte agit mécaniquement par englobement, puis chimiquement par ses sécrétions, et ces actions chimiques dépendent étroitement. dela valeur et de l’état des membranes cellulaires et des capsules microbiennes. !

20 Le système épithélial, qui GHotehe à refaire sans cesse une nouvelle couche au-dessous de cellé que le microbe ; vient d’envahir, lutte de vitesse où le microbe n’a pas toujours le dessous, mais lutte qui laisse dans l’urètre des traces morbides : l'accumulation de couches cellulaires plates, plus ou moins imprégnées d’éleidine. a

‘80 Lé système conjonctif, qui circonscrit dans une cage fibreuse les tissus malades, qui oblitère et enveloppe d’une coque dure les glandes infectées.

X. — Tous ces tissus néoformés doivent être détruits Si pour obtenir l'intégrité de l’urètre. Ils se reforment d’ail- ;

leurs si ce dernier n'est pas stérilisé dé ses microbes. Cette “4 stérilisation était cherchée naguère uniquement par des ÿ antiseptiques, néfastes pour les cellules fragiles de la muqueuse malade. L’antiseptique tue les cellules. On s’adresse aujourd’hui à des moyens mécaniques, et les antiseptiques, permanganate en tête, ne sont employés avec sucéès, que si on leur demande seulement : 1° un rôle mécanique de balayage : 2° une réaction locale légère, qui favorise la diapédèse et l’afflux leucocytaire. Il faut s'abstenir de recher-

ne es

cher dans les doses div une action microbicide qui ne se réalise j jamais sans effets cytolytiques.

XI. — Les Béniqués, les Kollmann, l’urétroscope sont nos meilleures armes thérapeutiques, si on connaît bien leurs indications, si on recherche toujours avec elles ces réac-

tions légères qui se montrent salutaires en suscitant eb en activant les moyens de défense naturelle de notre organisme.

XII. — Les auteurs ne s'accordent pas sur la flore des urètres sains. Ce dernier mot a été trop diversement interprété et les conditions expérimentales ont été trop variées pour que l’on ait eu des résultats concordants. On retrouve l'unité de doctrine en considérant dans l’urètre deux régions : une partie externe, à épithélium pavimenteux, infesté en tous temps de microbes venus par contiguité et par continuité. Une partie interne, revêtue d’épithélium cylindrique ou les défenses naturelles sont suffisantes pour éviter lesinfections journalières. Nous avons trouvé la confirmation de ceci en faisant des cultures comme traitement d’épreuve, 12 heures après un badigeonnage au nitrate, aux malades guéris : les cultures ne poussent pas, alors ane l’on trouve encore des microbes au méat.

\ Vu : Le Président de la thèse, , … PIrÈRRE DUVAL ? Vu : Le Doyen, {

ROGER ï Vu et permis d'imprimer Pin ( j Le Vice-Recteur de l Académie de Paris,

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