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celleux a pu être établi que nous trouverons la solution du problème.
M. le D' d'Heilly (1), déclare que lincubation varie de 3 à 17 jours à la suite de ses expériences.
Dumontpallier a. fait remarquer que ces expériences, faites dans une salle d’hôpital, ne présentaient pas de garanties d’exactitude suffisantes. En effet, ces malades, couchés dans une salle commune, avaient d’autres chances de contagion que celles des inoculations expérimentales. D'ailleurs, trois moculés seulement sur dix furent atteints de varicelle :
Le premier au bout de : 3 jours Le deuxième — — 10 — Le troisième — — 17 —
Cet écart entre les résultats obtenus est peu en raison avec ce que nous savons de la régularité habituelle de la marche dans les fièvres éruptives.
Steiner (2) a obtenu un résultat bien différent après avoir pratiqué dix inoculations. Sur les dix sujets inoculés,
il a constaté huit fois un résultat positif. L’éruption est
survenue après une période d’incubation de huit jours.
A ce propos il faut remarquer que, dans les moculations, l’incubation est retardée. On ne peut donc cliniquement comparer les incubations d’une varicelle expérimentale et celle d’une varicelle prise par contagion.
Une remarque digne d'intérêt et qui ajoute encore à ce qu'il y a de peu précis dans la façon de procéder de
(1) Société médicale des hôpitaux, 3 octobre 1885. (2) Wiener med. Wochenschrift, 1875. Traduction lue À la Société médicale des hôpitaux, 27 novembre 1885.
foie
M. d'Heilly et de Steiner cest que Brya, Trousseau, Dumontpallier, ont toujours échoué dans leurs essais d’inoculation. ,
Se basant sur lobservation, les médecins anglais fixèrent la durée de l’inoculation à dix ou quatorze jours. En France, Trousseau, Thomas, indiquent douze, quinze, dix-sept jours.
En Allemagne, Gerhardt conclut à-quatorze jours et Eichorst de treize à seize jours.
Le plus généralement, c’est à quatorze jours que se trouve fixée la période d’incubation de la varicelle, d’après les recherches de M. le D'Talamon (1).
Comme pour les autres fièvres éruptives, la question de la contagion pendant la période d’incubation à été posée. Deux observations, l’une de Talamon (2), l’autre de John Eyre (3), laissent croire que la contagion est à ce moment possible. à
D’après l'étude critique faite par M. Talamon, on doit conclure que, suivant la remarque de Balzer, «la contagion « s’est faite par les germes, que le malade en incubation « porte sur lui et dont il est la première victime ».
.M. Gouget (4) fournit une observation qui autorise à réduire dans certains cas la durée de la période d’incubation.
En effet, une petite fille entre à Tenon, le 6 décembre, avec une varicelle datant d’un jour. Elle est placée au 20 bis.
(1) Médecine moderne, 6 août 1891, 19 mai 1892, 28 janvier 1893.
(2) Médecine moderne, 19 mai 1892.
(3) British medical Journal, 31 décembre 1893.
(4) Note sur l’incubation dans la varicelle. Revue des maladies de l'enfance, mars 1593.
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Dans le lit voisin, au n° 20, se trouve un enfant qui, quatre jours après, est atteint de varicelle. Le lit n° r9 est occupé depuis trois semaines par une petite fille qui est prise à son tour quatre jours après.
Gouget fait remarquer à ce propos :
1° Qu'il n’y avait pas de varicelle dans la salle avant le cas du n° 20 bis;
2° Qu'il n’y avait aucune épidémie dans le voisinage ;
3° Que l'isolement de ces trois enfants n’a été suivi d'aucun autre cas ;
4° Cette observation montrerait que l’incubation a eu une période strictement égale dans deux cas.
Et même, en admettant que les deux premiers enfants aient apporté le contage du dehors, le troisième enfant a bien contracté la maladie à l’hôpital et, dans ce cas encore, en admettant qu’il ait été contagionné par le premier enfant, la période d’incubation a été de huit jours au maximum.
€ Il n’est donc pas, dit Gouget, de maladies infectieuses « en général et de fièvre éruptive en particulier, dont la « période d’incubation soit fixée d’une manière absolu- « ment précise par les auteurs. »
Ces variations dans la durée de l’incubation sont peutêtre sous la dépendance de la virulence de l’agent, de l’âge du malade, et surtout de la résistance de ce dernier.
En résumé, il n’y a rien de fixe et pour être dans le vrai il faut donner à cette période des limites extrêmement larges.
Y a-t-il quelque symptôme par lequel se manifeste la période d’incubation? Jusqu'à présent, les auteurs clas-
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siques n’ont noté aucun symptôme pouvant attirer l’attention.
Néanmoins, il résulterait de renseignements pris auprès des parents amenant à l'hôpital leur enfant atteint de varicelle, que divers signes morbides peuvent trahir cette période de maladie. Ainsi le prétend Santschenko (1) qui a noté sur les 872 cas réunis par lui : de la diminution de Pappétit, un sommeil agité, des vomissements et des convulsions, un pouls fréquent et une légère augmentation de la température vespérale (37°,7-37°,9).
Ces mêmes signes se retrouvent à la période d’incubation dans notre observation VIII, où le changement de caractère, l’anorexie, la tristesse, la somnolence, ont été bien constatés pendant une période de quinze jours qui précéda l’éruption.
(1) Étude de 12 épidémies de varicelle, Rev. des mal. de l'enfance, 1896, p. 582.