TRAITEMENT
« C’est surtout, dit Marchal de Calvi, à la prophylaxie de la pneumonie qu'il faut s’appliquer. Les frictions sèches, les bains sulfureux (1 par semaine suffit) en élevant la vitalité de la peau, la disposent à réagir contre le froid.
Lorsqu'un diabétique a éprouvé un refroidissement, il doit prendre immédiatement les plus grandes précautions, se coucher dans un lit chaud, boire par petites tasses rapprochées une infusion aromatique ou même alcoolique et n'affronter de nouveau la température extérieure qu’en ménageant la transition. »
S'il s’agit d’un diabétique sujet à contracter des bronchites, on lui conseillera d'aller vivre, s’il le peut, dans un climat constant et sec. Toutefois l’air marin paraît convenir aux diabétiques.
Etant donné une pneumonie lobaire chez un diabétique par quels moyens devons-nous la combattre ? l
Nous avons vu que la dyspnée était le symptôme constant et prédominant de cette complication qui diminue létendue d’un champ respiratoire déjà altéré dans son fonctionnement régulier par le fait de l’existence du diabète.
La quantité d'oxygène absorbée par le poumon du diabétique, diminuant dans la proportion d’un sixième au cours du diabète, et même de la moitié, vers la fin de la maladie, il était tout indiqué de chercher à combattre cette insuffisance des échanges respiratoires, en faisant respirer de l'oxygène aux malades. C’est ce qu’on a fait, et non sans
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succès, les inhalations d'oxygène peuvent rendre dans ce cas les plus grands services aux malades.
Pour combattre la tendance aux congestions pulmonaires qui viennent fréquemment se surajouter à la pneumonie et l’aggraver, on aura recours aux sinapismes et aux ventouses sèches. Marchal de Calvi, Bouchardat, Lécorché recommandent les émissions sanguines et les antimoniaux ; nous pensons qu’il faut être très réservé dans l’emploi de l’émétique, chez des malades déjà si RÉRRORN à l’'adynamie.
Un autre danger à éviter c’est la gangrène. Pour la pré- | venir on donnera les toniques de toute sorte, l'alcool, les vins généreux.
Par les mêmes moyens, on pourra lutter contre la ten- : dance à l’adynamie. On y ajoutera utilement l’acétate d’ammoniaque. S'il survient du collapsus, la caféine et l’éther seront administrés en potions ou mieux en injections sous-cutanées. |
Malgré la lactose qu’il contient, le lait pourra rendre les plus grands services, au double titre d’aliment et de médicament. On y aura recours, surtout, quand la quantité d'urine émise aura notablement diminué et ne forte raison si on y à constaté de l’albumine.
L’antipyrine à la dose de 2 à 3 grammes par jour paraît être devenue le médicament spécifique du diabète. Elle pourra être avantageusement administrée en cas de complication pulmonaire. Le sulfate de quinine peut aussi rendre de grands services.
Il faut absolument proscrire dans le traitement local, l'usage des vésicatoires, et cela pour deux raisons:
1° L'apparition possible d’érysipèles ou de gangrène au point d'application.