‹ Considérations d'Hygiène MilitaireChapitre 14 sur 41 · TR ER · texte numérisé non relu

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. L'air chaud est certainement un excellent agent de destruction dés parasites ; il ne saurait rivaliser cependant avec la vapeur d’eau. Celle-ci est le parasiticide le

plus sûr, le plus pratique et c’est par elle que nous ter-

minerons l’étude des moyens de destruction des parasites. Son emploi est subordonné à quelques conditions ; elle ne doit pas être mélangée à l’air qui empêche la condensation, facteur énergique de désinfection ; elle doit être saturée, c’est-à-dire humide.

On distingue plusieurs types d’étuves à vapeur :

1° Etuves à vapeur fluente sans pression.

20 Etuves à vapeur dormante sous pression.

39 Etuves à vapeur fluente sous pression.

Tous ces appareils comprennent un générateur de vapeur et une chambre de désinfection muni d’un couvercle hermétiquement clos dans les étuves à vapeur

dormante, percé d’un orifice dans les étuves à vapeur

fluente. La vapeur fluente est très supérieure à la va-

peur dormante ; l’intérieur des objets placés dans la vapeur fluente à 100° montre une température de 1040 à 1059; cet excès de température proviendrait de la condensation de la vapeur à l’intérieur des objets.

Nous ne décrivons cependant qu’une étuve à vapeur dormante sous pression, l’étuve de Geneste-Herscher, car c’est la seule dont nous ayons eu à nous servir. Dans cette étuve la chambre de désinfection est un grand cylindre métallique, à parois isolantes, muni de portes montées sur pivot, garnies de boulons mobiles, assurant une fermeture hermétique comme dans l’autoclave Chamberland ; un chariot roulant sur rails porte les vêtements à désinfecter. Le générateur de vapeur communique «vec la chambre de désinfection par deux tuyaux : l’un amenant la vapeur dans la chambre, l’autre l’'amenant à deux réchauffeurs formés de petits tubes placés en haut et en bas de la chambre de désinfection. On fait pénétrer la vapeur dans les réchaufieurs

de façon à porter la température de l'étuve à 1339, température à maintenir durant toute la désinfection ; on fait entrer le chariot chargé de vêtements ; la vapeur pénètre dans la chambre de désinfection ; l'air s'échappe à la partie inférieure de l’appareil ; lorsqu'il ne s'échappe plus que de la vapeur, la pression s'élève progressivement ; il faut faire alors une décompression brusque en laissant s'échapper la vapeur, cela fait éclater les bulles d’air emprisonnés dans les mailles des : tissus ; on continue l'opération après cette brusque décompression, pendant dix minutes. Les vêtements sont parfaitement désinfectés. |

Au lieu de l’étuve Geneste-Herscher que nous avons utilisée en Roumanie, nous avons vu sur le front français la désinfection des vêtements se faire parfois avec le camion-douche automobile dont chaque armée est pourvue. Ce véhicule est, en effet, construit à plusieurs fins : il est pourvu de 56 pommes d’aspersion, permettant de doucher autant d'hommes, de 6 lessiveuses, 1 essoreuse, 1 sèchoir, 2 étuves à désinfection. La vapeur est fournie aux étuves par la chaudière. Ce camion rend de grands services ; cependant il est très lourd, de dimensions considérables, près de 6 mètres de long sur 3 mètres de haut.

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