‹ Considérations Générales Cliniques et ThérapeutiquesChapitre 14 sur 52 · SI) NA · texte numérisé non relu

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notre malade de l'Hôpital Cochin qui eut un abcès gangréneux du poumon, après avoir subi une gastroentérostomie pour ulcus duodénal (observation IX).

A côté des infections aiguës, il faudrait citer les traumatismes indirects, comme les fractures de côte, et les corps étrangers (cause assez fréquente) et qu’il faut toujours soupconner chez l’enfant, cause plus rare chez l’adulte. Les Américains ont signalé cependant la chute fréquente dans l’arbre bronchique, d’une dent ou d’un pivot, lors des « opérations prophylactiques ». Nous pouvons rapporter l'observation de cette femme qui, après avoir avalé un os de poulet, eut un abcès superficiel putride avec plèvre adhérente (Kindberg).

Deux catégories de faits sont plus intéressantes : la dilatation des bronches tout d’abord : ses rapports avec les suppurations pulmonaires proprement dites, sont des plus complexes. Plus importants peutêtre encore à connaître, sont les faits où un abcès putride ou non, succède ou se surajoute à un cancer bronchique ou pulmonaire, œsophagien ou médiastinal. Graham pense que ces abcès d’origine cancéreuse, représentent 10 % au moins de la totalité des cas. Ils ne comptent guère que pour 4 % dans la statistique de Léon Kindberg. Il faut pourtant toujours y songer.

Il faut aussi penser à l’Amibiase, et l’on peut dire qu’en face de tout abcès du poumon qui ne fait pas de preuve, on peut suspecter l’amibiase et lon doit

instituer d’abord le traitement émétinien et un trai-

tement énergique. Un grand nombre de cas en sont redevables à la guerre de 1914-1918.

Le développement inattendu de la théorie spirochétienne des abcès putrides est venu redonner à la

question étiologique, un nouvel intérêt.

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