TOITURES
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Pour former les toitures destinées à être ^couvertes en asphalte, et pour les étalir avec autant de légèreté que d'éconolie possible^ on place sur les poutres ou
poutrelles des planches dao moins S centimètres depaisseor et disposées selon les indications que nous avons données pour les terrasses.
On applique sur ces planches une couche de 3 à 5 centimètres d épaisseur de mortier mélangé d'un peu de mousse ou de foin haché , sur laquelle , lorsqu'elle est bien séchée, on étale lapplication de mastic de 12 millimètres d'épaisseur, mélangé de la moitié de son poids avec du gravier mignonnette , passé au tamis
Comme pour les terrasses, cette application du mastic pourra se faire en une ou deux couches , dans des conditions de travail égales pour ces dernières.
La surface de l'application sera granitée avec beaucoup de soin et d'un grain
assez serré pour que Vasphalte soît presque entièrement caché par le gravier.
L'observation que nous avons faite dans Tarticle qui précède, relativement aux avantages d'un granitage de poussière de porcelaine blanche, est particulièrement applicable aux toitures, car son emploi, venant en partie annihiler l'action du soleil sur la matière, permet d'amener les pentes jusqu'à 30 centimètres par mètre.
En appréciant bien tous les avantages qui résultent de l'application de l'asphalte aux toitures, et en calculant l'économie réelle qu'elles apportent dans l'entretien coûteux exigé par l'emploi des tuiles ou des ardoises, on peut s'étonner à bon droit de ne pas voir le procédé si simple que nous venons de décrire appliqué
plus fréquemment aux toitures toujours exposées aux inconvénients et aux dangers des infiltrations occasionnées par les eaux pluviales^ qui nécessitent des réparations , souvent renouvelées et presque toujours imparfaites, tandis que l'asphalte appliqué dans les conditions que nous venons d'établir prévient ces inconvénients, en donnant un écoulement immédiat aux eaux pluviales et aux neiges dont le séjour a le double danger d augmenter la charge de la toiture et d'en pourrir les parties de bois qui seraient à nu.