‹ Considérations générales sur l'origine et la formation des asphaltes: et de leur emploi commeChapitre 9 sur 23 · APPLICATIONS.— DALLAGES · texte numérisé non relu

APPLICATIONS.— DALLAGES

Pour les dallages de tous genres, le mastic doit être mélangé de gravier.

La chaudière {Jig- 2 ) étant disposée, on y fait fondre du bitume minéral dans

la proportion de 1 à 2 p. 0/0, suivant la qualité et la quantité du mastic qui doit entrer dans la chaudière, puis on y jette le mastic concassé; lorsque celui-ci est bien fondu , on y ajoute du petit gravier lavé à l'eau douce, séché et passé au tamis n^ 4, en quantité égale à la moitié du poids du mastic, mais en ne mettant ce gravier qu'à diverses reprises et par petites parties^ et remuant soigneusement avec la brasse, jusqu'à ce que le mélange soit complet et par conséquent bon à être appliqué.

Si, malgré les inconvénients que nous avons signalés dans l'emploi de l'asphalte en poudre, ce mode d'emploi était exigé contrairement aux conditions voulues pour de bonnes applications, il faut mettre dans la chaudière S à 6 p. 0/0 de bi-

tume minéral, toujours calculé sur le poids de lasphalte qui est à employer. Le goudron étant fondu, il faut jeter dans la chaudière la poussière d asphalte en diverses parties successivement, en remuant avec soin. Lorsque le mélange de la poudre et du bitume est entier, on ajoute le petit gravier dans les conditions et proportions indiquées ci-dessus.

Si Ton reconnaît que le mélange, quoique bien complet, ne soit pas assez gras, on l'amène au point convenable au moyen d'une addition de bitume, après quoi on procède à l'application.

Le sol disposé, ainsi que nous lavons dit plus haut, on doit placer des règles en fer, de l'épaisseur prévue pour l'application (soit 12 à lo millimètres), espacées d'un mètre.

Si Tapplication doit être &ite sur des parties convexes ou concaves, il est nécessaire de faire usage de règles en plomb.

Ces dispositions arrêtées, avec le pochon en fer {Jig* S) on prend dans la chaudière lamalgame bien chaud , on le place dans lespace existant entre les r^les, et on 1 étend au moyen d'une spatule en bois {Jig* 10), en lissant la surface avec soin. Lorsqu'un premier espace est rempli, on enlève les règles, pour les replacer à la même distance que précédemment, ensuite on coule une seconde bande, en ayant soin de bien presser avec la spatule la matière contre les points de jonction de la bande déjà appliquée, de manière queues joints qui unissent les deux bandes soient parfaitement soudés. Le reste du travail se complète dans ces mêmes conditions.

Lorsque la surface du dallage doit être granitée , c'est-à-dire recouverte d'un semis de sable fin , lavé, séché et passé au tamis n^ 8, un aide applicateur, au moyen d'un tamis, répand le sable sur la bande en suivant Tapplicateur lui-même dans son travail , afin que le semis de sable ait tonjours lieu au moment où le dernier coup de spatule achève de lisser la surface de la

bande, et immédiatement le même aide enchâsse le gravier dans l'asphalte encore

brûlant, en frappant la surface granitée

avec la batte en bois {Jig^ 6).

Pour que l'application adhère mieux

contre les murs ou bordures de pierres, il

est nécessaire d'en enlever la poussière

avec une brosse dure, puis d'en sécher les

parois au moyeu de mastic chaud que l'on

coule en bandes de 8 à 10 centimètres

PRÉPARATION DU SOL

DESTINÉ A RECEVOIR LES APPUCATIONS

Il faut d'abord dresser le terrain et le tasser fortement, de manière à lui donner de la solidité; puis on le couvre d'une couche d'un béton, composé de trois à quatre

parties de cailloux de la grosseur d'œufsde poule environ, et de sable ordinaire ou de briques et de pierres concassées, et d'une partie de mortier de chaux hydraulique.

Ce béton, dans les conditions de dallages ordinaires, aura 10 centimètres depaisseur, et sera recouvert, après avoir été bien tassé, d'une légère couche de mortier mêlé de sable fin, pour qu'il offre une surface unie, en conservant, cependant, les pentes qu'on doit donner à l'application.

La chaux ordinaire peut, à la rigueur, à défaut de chaux hydraulique, servir à la composition du béton et de l'enduit qui le couvre; mais alors il faut qu'elle soit éteinte avec soin.

Avant d'appliquer l'asphalte, il est indispensable que le béton ait séché pendant quelques jours 9 plus ou moins, suivant la

PRÉPARATION DU SOL

DESTINÉ A RECEVOIR LES APPUCATIONS

Il faut d'abord dresser le terrain et le tasser fortement, de manière à lui donner ie la solidité; puis on le couvre d'une couche d'un béton, composé de trois à quatre

parties de cailloux de la grosseur d'œufsde poule environ, et de sable ordinaire ou de briques et de pierres concassées, et d'une partie de mortier de chaux hydraulique.

Ce béton, dans les conditions de dallages ordinaires, aura 10 centimètres d epaisseur, et sera recouvert, après avoir été bien tassé, d'une légère couche de mortier mêlé de sable fin, pour qu'il offre une surface unie, en conservant, cependant, les pentes qu'on doit donner à l'application.

La chaux ordinaire peut, à la rigueur, à défaut de chaux hydraulique, servir à la composition du béton et de l'enduit qui le couvre; mais alors il faut qu'elle soit éteinte avec soin.

Avant d'appliquer l'asphalte, il est indispensable que le béton ait séché pendant quelques jours , plus ou moins, suivant la.

saison, afin qu'il soit dégagé de toute humidité.

Nous ne saurions trop insister sur cette dernière considération, de la sécheresse que doit avoir le béton avant de recevoir Tapplication d'asphalte. Si le sol était humide, l'adhérence du mastic serait inégale, incomplète dans sa surface, et bientôt l'air qui se dégage de l'humidité, tendant à s'échapper, soulèverait, par une action lente, mais incessante ,1a couche de mastic dans les parties non adhérées , et occasionnerait les bosses ou soufflures qu'on aperçoit fréquemment à la surface des applications qui ont été faites dans le cas où le béton n'était pas assez sec.

Nous dirons plus loin comment on remédie à ces soufflures, mais nous devions, avant tout , insister sur les moyens de les prévenir.

Lorsqu'on est dans la nécessite d'appliquer sur des aires en briques, il est à propos de poser ces briques à bain de mortier et de remplir les intervalles avec ce même mortier avec lequel on fait un enduit sur toute la surface, et ce n'est qu'après que cet enduit sera bien sec que devra être coulée l'application d'asphalte.

Les conditions de terrassement du sol, celles de la composition du béton que nous venons de décrire, appartiennent seulement aux applications des dallages ordinaires, nous réservant de parler de la préparation des aires propres aux terrasses, toitures et travaux hydrauliques, en traitant de chacun de ces travaux.

APPLICATIONS.— DALLAfiES.

Pour les dallages de tous genres, le mastic doit être mélangé de gravier.

La chaudière {fig- 2 ) étant disposée, on y fait fondre du bitume minéral dans

la proportion de 1 à 2 p. 0/0, suivant la qualité et la quantité du mastic qui doit entrer dans la chaudière, puis on y jette le mastic concassé; lorsque celui-ci est bien fondu , on y ajoute du petit gravier lavé à l'eau douce, séché et passé au tamis n^ 4, en quantité égale à la moitié du poids du mastic, mais en ne mettant ce gravier qu'à diverses reprises et par petites parties^ et remuant soigneusement avec la brasse, jusqu'à ce que le mélange soit complet et par conséquent bon à être appliqué.

Si, malgré les inconvénients que nous avons signalés dans l'emploi de l'asphalte en poudre, ce mode d'emploi était exigé contrairement aux conditions voulues pour de bonnes applications, il faut mettre dans la chaudière S à 6 p. 0/0 de bi-

tume minéral, toujours calculé sur le poids de lasphalte qui est à employer. Le goudron étant fondu, il faut jeter dans la chaudière la poussière d asphalte en diverses parties successivement, en remuant avec soin. Lorsque le mélange de la poudre et du bitume est entier, on ajoute le petit gravier dans les conditions et proportions indiquées ci-dessus.

Si Ton reconnaît que le mélange^ quoique bien complet, ne soit pas assez gras, on l'amène au point convenable au moyen d'une addition de bitume, après quoi on procède à l'application.

Le sol disposé, ainsi que nous lavons dit plus haut, on doit placer des règles en fer, de l'épaisseur prévue pour l'application (soit 12 à lo millimètres), espacées d'un mètre.

Si l'application doit être faite sur des parties conTexes oo concaves, il est nécessaire de faire usage de règles en plomb.

Ces dispositions arrêtées, avec le pochon en fer {Jig- S) on prend dans la chaudière l'amalgame bien chaud, on le place dans l'espace existant entre les r^les, et on l'étend au moyen d'une spatule en bois {Jig* 10), en lissant la surface avec soin. Lorsqu'un premier espace est rempli, on enlève les règles, pour les replacer à la même distance que précédemment, ensuite on coule une seconde bande, en ayant soin de bien presser avec la spatule la matière contre les points de jonction de la bande déjà appliquée, de manière queues joints qui unissent les deux bandes soient parfaitement soudés. Le reste du travail se complète dans ces mêmes conditions.

Lorsque la surface du dallage doit être granitée , c'est-à-dire recouverte d'un semis de sable fin , lavé, séché et passé au tamis n^ 8, un aide applicateur, au moyen d'un tamis, répand le sable sur la bande en suivant l'applicateur lui-même dans son travail , afin que le semis de sable ait toujours lieu au moment où le dernier coup de spatule achève de lisser la surface de la

bande, et immédiatement le même aide enchâsse le gravier dans l'asphalte encore

brûlant, en frappant la surface granitée

avec la batte en bois {Jig* 6).

Pour que l'application adhère mieux

contre les murs ou bordures de pierres, il

est nécessaire d'en enlever la poussière

avec une brosse dure, puis d'en sécher les

parois au moyen de mastic chaud que l'on

coule en bandes de 8 à 10 centimètres

Ce petit gravier doit être étalé à la surface comme le granit ordinaire. Quant aux parties blanches, on les obtient avec des tessons de porcelaines broyés et tamisés.

Parfois, on ne granité pas la surface des dallages dans l'intention de la rendre plus lisse. Mais cela ne doit se faire que dans des intérieurs exposés à une fatigue moindre que celle des trottoirs. Dans ce cas, au fur et à mesure de l'application, onla polit avec un peu de sable fin de grès, répandu à la surface, que l'on frotte vivement, soit avec une large brique, soit avec une petite batte en bois, pas trop épaisse; puis, avec la brosse à manche, on enlève le sable pour le reporter sur le travail qui

suit.

Il est une règle générale, dont l'ouvrier applicateur ne doit jamais se départir,

Quoiqu'il ait été dit que, pour être étalée convenablement, la matière doive être très-chaude, il ne faut pourtant pas qu'elle soit au degré d'ébullition, parce qu'alors, au moment où elle serait étendue sur le sol, elle formerait des bouillonnements.

Dans tous les cas, comme ces bulles d'air se développent toujours quand la matière est encore chaude, on y remédie facilement, en battant soigneusement les parties du travail où elles apparaissent.

Assez souvent, dans des intérieurs, pour donner au travail un aspect agréable, on le divise en compartiments ou dessins noirs et blancs. Les parties noires sont formées par du petit gravier que Ton a fait tremper dans du goudron bouillant, et dans lequel on l'a laissé, jusqu'à dessiccation complète du goudron.

sol des églises, caves et souterrains, éta- Missemeiits de bains, etc. , etc.

Les dallages s appliquent : à répaisseur de met. 012 millim.

Id. de met. OIS millim.

Dosage des matières par mètre carré :

à met. 12 millim.

Mastic, 20 kil.; gravier, 12 kil.

à met. 15 millim.

Mastic, 24 kil.; gravier, 14 kil.

DALLAfiES PARTICULIERS AUX ÉCURIES.

Le sol bien dressé et bien battu, on y étend une espèce de béton asphaltique de 2 centimètres d'épaisseur environ, composé de 40 parties de mastic d'asphalte, 60

parties de «Tavier de la giosseor d*one noisette, indan^ê de graTier paisse au tamis n® 4r ^ enfin -I parties de goodron minerai, soit 10 p. 0/0 du poids de Tasphalte.

Sor ce béton bien presse, on coule un enduit en asphalte, compose, comme pour le dallage ordinaire, d^une épaisseur de 15 millimètres.

Dans ce cas, on emploie avec avantage un procédé bien simple qui donne à Tapplication d'asphalte une apparence de pavage ou de carrelage, qui n'est pas seulement agréable à l'œil, mais dont l'utilité est incontestable.

Au moyen d'un rouleau ou cylindre en fonte assez semblable, pour la forme et le volume, à celui dont on se sert pour tasser la terre dans les allées de jardins, et

dont la fece convexe porte des cannelures en losanges de 10 ou 12 centimètres carrés, on obtient en roulant ce cylindre sur la longueur de la bande, avant qu'elle ne soit refroidie, un pavage figuré en relief, qui a pour avantage réel d'assurer le pied des chevaux en rendant la surface du dallage moins unie.

L'administration de la guerre a reconnu (jue ce nouveau système de dallage, affecté aux écuries, offrait des conditions d'assainissement sensiblement appréciables pour la santé des chevaux, en rendant les écuries plus faciles à nettoyer, et les dégageant de l'odeur et du séjour des urines qui s'infiltraient dans les joints de pavés.

Ce procédé est appliqué avec le même avantage à l'entrée et sous les voûtes des

portes cochères dont les abords sont ren* dus plus faciles; il s'adapte également bien sur les ponts et dans les rues où la circulation des voitures est continue.

JOINTOIEMENTS DE PAVÉS

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