‹ Considérations générales sur le tétanosChapitre 14 sur 38 · DUR RE · texte numérisé non relu

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les chèvres, les poules, les chiens, peuvent également devenir tétaniques. En dehors des animaux domestiques, on cite encore les oiseaux de mer, les perroquets, etc.

Voyons les faits confirmant cette transmission.

Larger à rapporté, en 1885, à la Société de chirurgie l'observation suivante :

Le 2? février 1885, il est appelé comme médecin consultant, par le docteur Labarrière (de Poissy), pour une dame habitant Achères, qui était alteinte de tétanos depuis une semaine.

Larger, en faisant subir l’interrogatoire à cette personne, apprit d'elle qu’elle s'était blessée au coude, quatre mois auparavant, que la plaie superficielle avait porté à nu sur. le sol.

En dépit du temps écoulé entre l'accident et la date de l'apparition du tétanos, Larger donne la blessure antérieure comme porte d'entrée de la maladie infectieuse, établissant son diagnostic sur ce fait que deux cas de tétanos s'étaient produits sur des chevaux, l’un à date éloignée, mais l’autre à date plus récente, en 1881.

Larger n’hésita pas à voir là un cas de tétanos équino-humain.

Nous trouvons dans la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie de l’année 1886 le fait suivant : Wing, chirurgien-vétérinaire, soigne un cheval atteint de tétanos ; il se blesse à la main en faisant l'autopsie de cet animal, contracte le tétanos et meurt : :

Chicoli (de Palerme) publie en 1889, dans une étude expérimentale sur le tétanos, deux observations qui se rattachent à cette contagion indirecte du cheval tétanique à l’homme.

a) Un capitaine d'artillerie tomba dans une écurie et se fit une blessure compliquée au tibia; quelques. jours avant, on avait enlevé de cette écurie un cheval mort tétanique, le blessé contracta cette maladie.

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d) Un fait pareil se reproduisit chez un soldat du train qui, blessé dans une écurie où des chevaux étaient morts du tétanos, succomba victime de cette même affection.

Au sujet de la transmission équino-humaine, nous trouvons, dans le Bulletin de l'Académie, 1890, p. 674, une discussion dont voici le résumé :

Partant du principe que la transmission du tétanos de Panimal à l’homme était une chose rare, on discuta la réalité de cette transmisgen.

Verneuil, répondant aux adversaires de cette théorie, expose que la rareté des faits n’établit pas la puissance d’un argument.

Cette idée de la non-acceptation de transmission avait été soulevée par M. Leblanc, une année auparavant.

Nous bornant, disait-il, à mes observations recueillies en France où il existe 3,000 vétérinaires, je calcule que chacun d'eux doit avoir soigné, dans le cours de leur carrière, dix cas de tétanos ; ce qui porterait à trente mille cas de tétanos soignés par eux en l’espace de quarante ans ; et cependant aucun parmi eux, que l’on connaisse, n’a été victime du tétanos.

Nous ne reviendrons pas sur l'opinion de M. Verneuil, qui a été parfaitement acceptée et à laquelle nous nous rallions.

4° TRANSMISSION DE L'HOMME A L'ANIMAL. — Ce genre de transmission a été observé de deux façons différentes. C’est tantôt un homme tétanique qui transmet le tétanos à un cheval, tantôt nous voyons se succéder en alternant des cas que Verneuil désigne sous le nom de cas d’alternance.

a) Un homme de Noisy-le-Sec succomba au tétanos, à la suite d’une coupure du doigt faite avec un fragment d’assiette; cet homme possédait un cheval qui mourut tétanique un an après son propriétaire. è

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