‹ Considérations générales sur le tétanosChapitre 20 sur 38 · TT · texte numérisé non relu

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De la découverte du bacille de Nicolaier, transcrivent ces auteurs, c'est la prophylaxie qui a le plus profité.

- Relativement aux diverses opérations, telles que névrotomie, polynévrotomie, que l’on pratiquait, il y a à peine une vingtaine d'années, les résultats n’ont jamais été excellents.

À cette époque, l'élongation du nerf était préférée à la névrotomie, car elle laissait la motilité intacte, à l'inverse de cette dernière qui rendait le membre insensible.

Toujours à celte même époque, la question de la valeur de lamputation du membre était discutée ; toutefois on l'avait admise dans les cas de broiement irrégulier avec altérations profondes des parties moiles.

Envisager la question au point de vue de la théorie nerveuse, ces divers modes d'opération, pourraient avec leur raison d'être.

De nos jours, la nature infectieuse du tétanos, dévoilée par la bactériologie, a poussé dans une autre voie.

Il ne pourrait être question de névrotomie et de polynévrotomie,d’élongation du nerf, d'amputation du membre considéré en tant que attrition avec broiement.

D’expériences faites en inoculant à des animaux des cultures de bacilles du tétanos par voie de blessures, Somani conclut que les substances qui ont paru être les plus énergiques, comme agents destructeurs du bacille, sont l’iodoforme, l’iodol et le sublimé (Gazette des hôpitaux, 1889).

En présence de ce fait, il nous paraît utile d’employer comme agent préventif du tétanos le lavage à grande eau des plaies, lorsqu'elles sont compliquées de corps étrangers et surtout de petits fragments de bois, avec une solution de sublimé à 2 pour 1000 ; il nous paraît utile de faire, en outre, d’abondantes pulvérisations d’iodoforme et un pansement d’iodoforme, employer l’iodol dans les plaies ayant une cer-

taine étendue.

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Nous conseillons le. pansement de la plaie ombilicale cûez le nouveau-né avec de l’iodoforme. ,

Nous pourrions continuer ce même pansement alors même que le tétanos soit déclaré; toutelois nous avons hâte de dire que nous nous arrêterions difficilement sur la sécurité de ce traitement, Nous procéderions à un traitement plus actif, et qui consisterait: 1° soit à l’excision d’une zone plus ou moins large et profonde, intéressant toute l'étendue de la plaie et gagnant les tissus sains ; 2 soit en une cautérisation au thermocautère de cette plaie.

Un troisième traitement existait il y a peu d'années, et qui a encore des partisans. C'était l'amputation du membre audessus du point lésé.

Cette opération était un moyen radical pour détruire le foyer, point de départ de Pinfection, et peut-être, disait-on, point d'entretien de cette infection. Elle était pratiquée dans la forme chronique du tétanos, alors que la maladie prenait, en un moment donné, une marche inquiétante.

Dans le Bulletin de l'Académie de médecine, du 17 décembre 1892, nous voyons MM. Verneuil, Larrey, Le Fort, condamner cette opération qui offrirait des dangers chez les tétaniques.

Nous sommes obligé de nous incliner devant leur autorité, tout en admettant que l’amputation ait pu donner quelques cas de guérison.

NN

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