DÉDUCTIONS DE CES CONCLUSIONS
1° La contagion inter-humaine admise, il faudra :
a) Isoler le malade;
b) Désinfecter le lit et la chambre à son départ ;
°c) Ne pas oublier que tout chirurgien qui panse, qui soigne un tétanique, est un agent intermédiaire d'infection pour un autre blessé, et que, conséquemment, s’il le peut, il fera bien de s'abstenir, pour l'instant, de toute intervention chirurgicale. À défaut, il est de toute nécessité qu’il prenne d’une façon rigoureuse toutes les précautions au point de vue de l’antisepsie, et, à cet effet, il doit se présenter chez le malade à opérer élant lui-même aseptique, ayant, pour la circonstance, changé de vêtements, pratiqué la désinfection des mains et avoir un matériel antiseptique. Si le télanique est dans un hôpital, il est indiqué de terminer par lui la visite des malades.
Nous serons inexorable pour le chirurgien qui, pansant ou soignant un tétanique, serait appelé chez une accouchée; la nécessité pouvant l'obliger à intervenir, soil pour le tamponnement, soit pour l'extraction artificielle du placenta, etc., elc., nous assierons pour principe qu'il ne peut consciencieuse-
SFAUTESE ment accepter cette mission, et cela en présence de la résistance des spores dn bacille spécifique et en présence aussi de l'action relative des antiseptiques à leur égard. Si une main malheureuse a introduit quelques germes sur la surface placentaire de l’utérus, comment pouvoir les déloger ? La gravité existe d'emblée.
2° La contagion équino-humaine admise, il faudra :
a) Détruire tous les objets à pansement;
b) Mettre profondément l'animal en terre;
c) Désinfecter le local;
d) Se méfier des écuries pour en faire une salle d’ambulance et d'hôpital.
Ainsi sera constituée la prophylaxie du tétanos.
3° Admettant l'intervention d’un microbe pénétrant par la plaie et sécrétant un poison, les indications seront :
a) D’agir localement sur la plaie pour éliminer ou détruire les agents pathogènes ;
b) Chercher à modifier l’état du sang altéré par les toxines;
c) Ou chercher encore à diminuer le pouvoir excito-moteur de la moelle.
Ces deux dernières propositions seront traitées dans l’étude du traitement comparatif par les antitoxines et par la médication chloro-morphinée.
Occupons-nous actuellement du premier principe : agir localement sur la plaie.