INTRODUCTION
La tâche eût été trop pénible potir moi,s’il m’eût fallu présenter ici des idées, étendues et détaillées sur les passions ; mettant de <!Ôté. toute discussion métaphjsique, ne présentant sur la phjsiologie que les données indispensables à mon sujet, et évitant par conséquent de tracer minutieusement les différentes opinions des auteurs sur le siège et la source des passions, je les ai suivies rapidement dans les quatre: principales périodes de l’âge ; j’ai indiqué sommairement l’influence que devaient j apporter les climats, les lois j les lieux, les sexes, les tenipéramens, réducâtion, le régime , etc., et j’ai abordé de suite la classification qui me paraissait la plus convenable sous le rapport médical, sur lequel seul j’ai fixé mon attention. En conséquence, j’ai décrit avec quelque détail chacune des coupes de la division que j’ai émise; et après avoir indiqué leur mode particulier d’action sur l’économie , j’ai examiné d’une manière générale l’influence qu’elles devaient avoir et sur la production des maladies et sur la marche des maladies , comme complication de ces dernières. J’ai donné ensuite un léger aperçu de la doctrine des anciens sur la médecine morale; j’ai essajé de dire coniment on devait s’opposer à ce que les passions ne vinssent compliquer et entraver la marche des maladies , et comment on devait se diriger dans le trai-
tement des maladies causées et compliquéejs par les passions; mais comme ce dernier article-exigeait de trèslongués considérations morales et pratiques incompatibles avec ma jeunesse qt mon peu d’expérience, je me suis restreint à quelques réflexions sur deux maladies opposées, et par leur caractère et par la plupart de leurs phénomènes ostensibles , rhjpochondrie, et la passion de Famour dans l’un et l’autre sexe. Cette dernière , très-prdiiiairé à la jeunesse , entraîne souvent les plus graves rnconvénrenS , enfante le plus de maux , peut eauser differentes aliénations mentales, la manie enfin, qui, de tous les accidens, serait le plus àreflouter : c’est d’après le vif intérêt qu’elle doit inspirer à l’humanité et au véritable médecin queq’ai cherehé a m’j appesantir un peu : heureux, si , tout en terminant mon faible, mais pénible travail, mes illustres maîtres daignent l’honorer d’un regard d^approbation r
CONSIDÉHÀTIONS
:-GÉNrÉR Ai^E-S .