DE REMONTAGE DES BATEAUX VIDES DE PARIS A AUXERRE
i° Pour monter un bateau vide de Paris à Montereau, il faut cinq jours de travail et un jour de haut-le-pied , ce qui fait six journées à ^4 francs
par jour i44^r- n r-
Un homme que l'on paie pour son
voyage, y compris la nourriture. 55 » Montage du pont de la Bosse-de- Marne i 5o
Montage du pont de Choisy. ... i 5o
Octroi de Choisy 5
Montage du pont de Corbeil , quatre chevaux de renfort 6
Idem du pont de Melun , six idem. 9 » Usure de cordes. i5
Si l'on formait un trait de plusieurs bateaux , toues ou barquettes, il y aurait économie, puisque l'on emploie trois chevaux pour un bateau ,
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et qu'il n'en faut que cinq pour deux , et sept pour trois, et toujours un seul homme, de Paris à Montereau.
Deux toues ou deux barquettes de vingt à vingtsept mètres de longueur ne paient que les mêmes prix perçus pour un grand bateau.
Un trait pour un homme se forme souvent de trois bateaux, toues ou barquettes.
2° De Montereau à Auxerre, il faut, pour monter un bateau, six jours de travail et un jour et demi de haut-le-pied. D'abord, de Montereau à Joigny, il faut quatre jours de travail et un jour de haut-lepied, à quatre chevaux et à 16 francs la courbe , et à 32 fr. par jour, et pour cinq jours. 160 fr. » c. De Joigny à Auxerre , six chevaux pour deux jours de travail et une demi-journée de haut-le-pied, à
48 fr. par jour 120 »
Deux hommes à 55 fr. par homme pour les deux distances, la nourriture comprise 110 »
Octroi de Montereau pour un bateau 6 »
Chablage idem pour idem 5 »
Au gareur du pont Renard. ... 1 5o Chablage du pont de Dou. ... 2 »
Idem de Sens 2 »
Idem de Villeneuve 3 »
cclxxiij Report 4°7 fp- 5o c
Idem de Joigny 2 »
Deux passages de bac , de Montereau à Auxerre , à 28 centimes par courbe de chevaux 2 5o
Usure de cordes s5 »
De Montereau à Auxerre. . . 407 •> D: Pr.ru à M-jnlcreau. . . . 23y »
On obtient une économie sur cette distance en formant un trait de plusieurs bateaux , puisqu'il ne faut que huit chevaux pour deux bateaux, dix pour trois , et toujours deux hommes.
Les mariniers entrepreneurs de remontage ne demandent d'habitude , pour prix dudit remontage, que 5oo à 55o francs par bateau ; mais alors ils se réservent le droit d'en remonter plusieurs , et de les charger de plâtre ou autres marchandises sur lesquelles ils font de grands bénéfices. Ils remontent ordinairement du plâtre qui se paie à Paris 60 à 65 francs la toise , et se vend , rendu à Auxerre, i3o à i4o francs la toise: Différence, 70 francs par toise.