LA BRADYPHRENIE DE NAVILLE
Naville, dans son étude sur les complications et les séquelles mentales de l’encéphalite épidémique (Encéphale, juin-juillet 1922), a défini cet état particulier de déchéance mentale.
En cénéral, il s’agit d’un syndrome parkinsonien d’une intensité plus ou moins grande : le faciès peut revêtir le masque parkinsonien, il peut être simplement inexpressif par suite de la déficience psychique. Il peut enfin être en état de contracture cireuse. On remarque l’existence d’un tremblement, d’une hypertonie musculaire souvent prononcée. Parfois, réalisant le syndrome excito-moteur décrit par M° Lévy, on assiste à des mouvements choréiformes, des tics, des myoclonies.
Le malade est dans un état de fatigue tout particulier. Son attention volontaire est notablement diminuée. Il perd sa capacité d’effort et de travail. Et le jeune encéphalitique, d’excellent élève qu’il était avant sa maladie, devient impuissant à continuer ses études, Sa fatigabilité est accrue, sa mémoire légèrement diminuée. Son initiative et l’intérêt qu'il prenait au travail ont beaucoup diminué.
Naville a remarqué aussi que beaucoup de ces malades présentaient des particularités curieuses, aussi bien dans