LAON
leurs mouvements, dans leur mimique, que dans leur langage.
Ainsi, quelquefois, le malade s’arrête brusquement au cours d’un geste. D’autres fois, après une période d'inertie, le malade est en proie à une impulsion motrice qui lui fait accomplir des gestes à un rythme dont la rapidité est étonnante par rapport à l’état d’abattement antérieur de l’encéphalitique.
Chez le bradyphrénique post-encéphalitique les mouvements grossiers semblent plus aisés que les délicats. On a pensé que cette gêne dans les mouvements délicats était due à l’hypertonie des muscles antagonistes du mouvement.
La tachyphémie s’observe aussi chez l’encéphalitique chronique. Soudain il se met à répéter rapidement et sans arrêt un même mot ou un même fragment de phrase. Le rythme s'accélère et bientôt le malade bredouille de plus en plus sans qu’il puisse y remédier. R... Léon, dont on trouvera l'observation dans les pages d’un chapitre ultérieur, pendant son internement, présentait ce symptôme. Ses mots se précipitaient et se répétaient dans des phrases qui se terminaient en bredouillement : « Qu'on me laisse sortir, sortir, sortir sortir... Je ne suis pas fou..., pas fou, pas fou... Dites-moi, moi, moi, moï..., quelle est ma maladie, maladie, maladie ?.. Si je peux guérir, guérir, gué- Tire |
D'autres fois, le bradyphrénique post-encéphalitique rit et pleure spasmodiquement, malgré lui. Si l’on considère alors ces deux troubles : du langage d’une part, de la mimique d'autre part, l’on peut dire que, de la pensée à son expression, soit par la parole, soit par le visage, il y a une grosse perturbation.
Le professeur Claude à montré aussi qu'il existait des troubles de régulation des manifestations motrices de