CONCLUSIONS
De l’étude modeste et succincte que nous venons de faire, des observations des malades, nous tirons les conclusions suivantes :
1° Ces malades ont une conservation à peu près complète de l'intelligence et du sens moral ;
2° Ce ne sont pas des pervers vrais;
3° Les réactions antisociales de ces malades sont dues à un trouble psycho-pathologique particulier de la bradyphrénie post-encéphalitique : la conservation de la qualité et de la rapidité normales des actes psycho-moteurs simples et automatiques avec atteinte élective ou inhibition des opérations intellectuelles complexes nécessitant un effort de ” réflexion, de concentration ou de critique, Il s’ensuit la formations de courts-circuits idéo-moteurs isolés avec impossibilité du contrôle volontaire intellectuel et éthique.
4° Ces réactions antisociales présentent toutes les mêmes caractères :
a) Fond mental et conscience morale conservée au moins au début, regrets sincères ;
b) Minimum de préméditation et d’habileté dans l’exécution ;
SN Er
c) Récidive certaine dans des conditions généralement identiques.
5° Les attitudes des experts sont diverses car ils envisagent la conservation intellectuelle et morale et négligent le trouble fondamental ;
6° Une seule attitude nous paraît devoir être adoptée dans tous les cas où :
a) Il existe une bradyphrénie post-encéphalitique nette, même avec conservation intégrale de l'intelligence ;
b) Le délit présente les caractères du délit bradyphrénique post-encéphalitique, celle qui consiste à considérer que le trouble psychopathique en cause, place le malade dans les conditions du Code : qu'il était soumis à une force à laquelle il ne pouvait résister ;
7° En conséquence, nous concluons
A l'irresponsabilité, À l’internement de ces malades, ce qui évite les récidives fatales et permet d'instituer un traitement qu'ils ne suivent jamais régulièrement en liberté.
Vu : le Président de la thèse,
HENRI CLAUDE Vu : ie Doyen, ROGER
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris,
CHARLÈTY