TS DE
Placant le Mollusque la bouche en haut et la face ventrale tournée vers l'observateur, selon la position indiquée par Hexri pe Lacaze Durmers et adoplée, pour raison de clarté, par un grand nombre de naturalistes, je propose la définition suivan{e :
La flexion ventrale est caractérisée par le déplacement progressif de la région anale de la partie inférieure et ventrale du corps de l'embryon vers la partie supérieure et ventrale.
Elle se traduit à nos yeux par une courbure ventrale de l'intestin, qui peut être schématisée par un V, dont la branche ventrale est formée par le rectum et terminée par l'anus.
La flexion ventrale, ainsi définie, s'applique très bien au cas des Céphalopodes et des Scaphopodes, dans lesquels, l'anus se trouve rapproché de la bouche sur la face ventrale.
Elle ne s'applique plus du tout au cas des Gastéropodes (1), ainsi que le montre la figure 1, n° # (page 13).
Chez ces derniers, en effet, sauf dans des cas tératologiques, l'anus chez l'adulte est dorsal ou dorso-latéral.
Je crois, donc, qu'il est nécessaire, pour caractériser ce qui se passe chez les Gastéropodes, de préciser par un terme bien choisi et bien défini la particularité qui les distingue à ce point de vue des autres Mollusques. (Voir 3me alinéä du mème chapitre).
20 FLExION pORSALE (fig. 1, n° 1).
La FLExIoN porsare est l'inverse de la flexion ventrale, ainsi que son nom l'indique. Elle est donc caractérisée par le déplacement progressif de la région anale de la partie inférieure du corps de l'embryon — non plus ventralement vers la bouche — mais, dans une direction opposée, qui peut, progressivement, ramener la région anale sur la face dorsale.
Elle se traduit, comme la précédente, par une courbure de l'intestin qui peut être schématisée par un V ; mais cette fois,
(1) J'entends par Gasléropodes, les Opislobranches et les Prosobranches à l'exclusion des Amphineures, qui, d’ailleurs, n'ont pas davantage de flexion ventrale.
Hicacie __ Flexion dorsale (Pélécypodes). — Z,a, V dorsal (au-dessous). — Flexion ventrale (Céphalopodes). — 2,b, V ventral (à côlé). — Rotation larvaire de la région anale (Gasléropodes).
No 1.
ax ).
No 4. — Rolalion anale.
Leltres communes à toutes les figures :
A, À’, A”, À’”, Anus. — B, Bouche. — Es, Estomac. — Fd, Lobe droit du foie. — Fa, Lobe gauche du foie. — (dE, OEsophage. — A.S, Muscle adduc- VE 5 ) paas )
teur supérieur. — P, Pied.
Tous les animaux sont représentés de profil et du côté droit.
la branche dorsale est formée par le rectum et terminée par l'anus.
La figure 1, n° 1 et n° 2 montre clairement la différence qui existe entre la flexion ventrale et la flexion dorsale.
Ce terme de flexion dorsale s'applique très bien au cas des Pélécypodes, dans lesquels, l'anus se trouve reporté bien loin de la bouche, sur la ligne médio-dorsale.
Il s'applique, aussi mal que le terme de flexion ventrale, aux Gastéropodes ; quoique, chez l'adulte, ainsi que le montre la figure 1, n° 4 (page 13), l'intestin forme schémaliquement un V, dont la branche dorsale est le rectum terminé par l'anus, comme chez les Péléeypodes.
30 ROTATION LARVAIRE DE LA RÉGION ANALE DES (TASTÉROPODES (fig. 1, nos 3, 3 bis et 4).
La Rotation larvaire de la région anale est un terme nouveau que je crois nécessaire d'introduire pour remplacer le terme de flexion ventrale que PeLsexEEer emploie pour les Gastéropodes (1).
D'abord, il ne me paraît pas clairement démontré qu'il y ait une flexion chez les Gastéropodes (2) et ensuite, la définition de la flexion ventrale € développement progressif de la région anale de la partie postérieure du corps de l'embryon vers la parlie antérieure » malgré le vague des termes employés par Pecsexger, s'applique fort mal à leur cas COMparativement à ce qui se passe chez les autres Mollusques.
Quand on à un anus finalement dorsal et une anse intestinale dorsale, comme les Gastéropodes adultes, lépithète de flexion ventrale ne convient pas. |
Pecsexeer a beau dire, c'est tout de même la flexion ventrale, parce que simultanément intervient un autre phéno-. mène, {a torsion proprement dite, qui force l'anus à devenir dorsal et qui masque la flexion ventrale.
(1) Dans l'étude du développement d'Acmæ Virginea (Bouran 40, p. 298). Je l'avais désignée à tort sous le nom de flexion ano-pédieuse. (2) Voir le chapitre VI de ce mémoire.