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Cette affirmalive ne peut pas être admise sans examen.
Évidemment, l'anus est dorsal ou tend à devenir dorsal chez tous les Gastéropodes ; mais devient-il dorsal par l'action de la torsion proprement dite (ce que Persexker admet à priori) ou bien, devient-il dorsal sous l'influence d’une autre cause indépendante de la première ? (1).
C'est là une question qu'on ne s’élait pas encore posée el qui renferme, peut-être, la clef des différences que présentent les Opistobranches et les Prosobranches.
Dans tous les cas, celte soi-disante flexion ventrale, n’est pas identique chez les Gastéropodes et chez les Mollusques cités plus haut, puisque, dans les Gastéropodes, la région anale se déplace vers la droite et vers le dos sous l'influence de deux forces qui ne sont pas dirigées dans le même sens; tandis que dans les autres Mollusques, la région anale se déplace sous l'influence d'une force unique et reste sur la ligne médiane.
Cette soi-disante flexion ventrale n’est donc identique, ni comme mécanisme, ni comme résullat, à la flexion ventrale que nous trouvons dans d’autres Mollusques.
Le nom de ferion ventrale sans épithète peut créer une confusion ; celui de flexion ventrale des Gastéropodes n'est guère admissible, puisque Île résultat final n’est jamais, chez les Gastéropodes, une flexion ventrale.
Je propose de lui substituer : Rotation larvaire de la région anale, qui précise un fait certain et indisculable : le déplacement, chez la jeune larve, de la région anale.
Sans rechercher encore la cause qui détermine la rotation, je propose done de définir la Rotation larvaire de la région anole, qui est un phénomène général chez tous les Gastéropodes (Opistobranches et Prosobranches), de la facon suivante :
La rotation larvaire de la région anale, consiste dans le
(1) C’est en effet, là, le point capilal de mon lravail et, dans les chapitres suivants, j'espère démontrer que le déplacement de l'anus s'effectue en relalion directe avec la rolalion de la coquille larvaire el non, comme conséquence, de la torsion proprement dile, chez la plupart des Opistobranches,.
déplacement vers la droite et vers le dos, de la région anale el, en particulier, de l'anus et de l'intestin en voie de formalion.
Le schéma de la figure 1, n°s 3 et 3 bis (page 13), indique les posilions successives occupées par l'anus au moment où le phénomène s’accomplit. L'anus d’abord ébauché en A7” sur la face ventrale, se déplace vers la droite, en passant par A”, A”, A’ et À où il arrive sur la ligne médiane dorsale.
40 ROTATION DES POINTS CARACTÉRISTIQUES DE LA COQUILLE LAR- VAIRE DES (GASTÉROPODES. |
Ce lérme me servira à caractériser un phénomène mis en évidence par Gurarr (19) et par Pezsexeer (24) dans les stades larvaires de la jeune larve des Gastéropodes.
À un stade très jeune du développement le point caractéristique dorsal de la petite coquille embryonnaire (le tortillon) se déplace, exécutant un mouvement de rotation de droite à gauche, dans un plan oblique à l'axe de l’embryon. Cette rotation du point caractéristique paraît liée à un phénomène de croissance dans le même sens, du manteau qui sécrète la coquille (fig. 2).
Elle représente, comme la rotation larvaire de la région anale, un phénomène général chez tous les (Gastéropodes. Elle est de même sens que celte dernière et parait favoriser le déplacement de la région. anale, elle ne peut, en réalité, en être distinguée que théoriquement.
Il n'y aura pas d’inconvénients à accoupler les deux phénomènes, en les désignant ainsi : Rotation de la région anale et du tortillon de la coquille larvaire.